Une étude démarrée il y a douze ans dans neuf grandes villes françaises vient de fournir une réponse à laquelle on s'attendait : oui, la pollution urbaine augmente les risques d'hospitalisation et de décès « à court terme ». C'est la première fois qu'une étude nationale est publiée en France.
La pollution augmente-t-elle les risques d'hospitalisation et de décès ? Pour répondre à cette question, l'InVSInstitut de veille sanitaire : créé en juillet 1998, il succède au Réseau national de santé publique (RNSP), avec pour mission de surveiller en permanence l\'état de santé de la population et son évolution. Il est chargé, en particulier, de détecter toute menace pour la santé publique et d\'en...');" onmouseout="killlink()">Institut de Veille sanitaire (InVS) a lancé dès 1997 un Programme de surveillance AirMélange de gaz contenant 78% d\'azote, 21% d\'oxygène, environ 1% d\'argon et des traces de néon, de krypton, de xénon et d\'hélium.');" onmouseout="killlink()">air et santé
dans neuf agglomérations, dont Paris. Cette couverture quasi-nationale
est une première. Les résultats viennent d'être publiés dans le Bulletin épidémiologique Hebdomadaire (BEH).
Les auteurs se sont intéressés à trois indicateurs de pollution : le dioxyde d'azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et l'OzoneGaz contenant trois atomes d\'oxygène dans chaque molécule. Présent dans la haute atmosphère, il protège la Terre de la majorité du rayonnement ultraviolet du soleil.');" onmouseout="killlink()">ozone (O3).
Leurs niveaux respectifs ont été régulièrement relevés entre 2000 et
2004. Les résultats ont ensuite été comparés aux registres de mortalité
de neuf villes : Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris,
Rouen, Strasbourg et Toulouse.
Lien de cause à effet
Il en ressort que plus les taux de pollution sont élevés, plus les risques d'hospitalisation et de mortalité « à court terme » sont importants. « Le risque de décès toutes causes ou pour causes cardiovasculaire et cardiaque est significativement associé à l'ensemble des indicateurs de pollution étudiés » concluent en effet les rédacteurs du BEH.
Même si cette relation de cause à effet entre pollution et mortalité est prouvée depuis bien longtemps, c'est en revanche la première fois que la France publie des résultats d'envergure nationale.