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Avec Google Earth 5, visitez les océans !

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Une nouvelle mise à jour de Google EarthGoogle Earth est une mappemonde virtuelle qui vous permet de visualiser les images, enregistrées par satellite, de la plupart des endroits de la Planète. Que le lieu visité soit aperçu depuis l\'espace ou à quelques mètres du sol, la précision des photos est surprenante. Au programme : images...');" onmouseout="killlink()">Google Earth ouvre un nouveau monde à explorer : l'océan mondial, grâce à une cartographie élaborée en deux années de travail par 80 partenaires, privés et publics.

Depuis son lancement en 2005, GoogleGoogle est une société fondée en 1998 par Lawrence E. Page et Serguei Brin dans la Silicon Valley en Californie, auteurs du moteur de recherche du même nom.
Google édite aujourd\'hui autour de son moteur de recherche une multitude de services. Quelques exemples :GMail : messagerie électronique en...');" onmouseout="killlink()">Google
Earth n'a cessé de s'étendre. Ajout de nouvelles fonctions, évasion vers le ciel, la LuneUne lune avec un "L" minuscule est le satellite d\'une planète. Par exemple, pour Titan, le plus gros satellite de Saturne, on peut dire que "Titan est une lune de Saturne".
La Lune avec un "L" majuscule est le satellite naturel de la Terre.');" onmouseout="killlink()">Lune
, Mars... La nouvelle version 5, qui vient d'être libérée sur nos écrans, revient sur TerreParmi les huit planètes du Système solaire, la Terre est une des quatre planètes telluriques, solides, de composition (roches silicatées et fer) et de densité moyenne voisines (entre 3,9 pour Mars et 6,1 pour Mercure), la densité moyenne de notre planète étant de 5,52.
Structure du globe...');" onmouseout="killlink()">Terre
pour en explorer, cette fois, les profondeurs océaniques.

Vous ne trouverez pas cette fonction dans votre version actuelle. Pour cela, il faudra vous rendre sur la page de Google Earth et charger la mise à niveau vers la version 5, disponible en quarante langues.


Des détails complémentaires sont ajoutés, provenant de différentes institutions, comme, ici, le National Geographic. (Copie d'écran Google Earth Ocean)

Intégration aux menus

Google Earth 5 démarre comme la précédente et ne déroute pas les utilisateurs. Mais de nouvelles fonctions apparaissent dans le menu d'infos pratiques, dont la plus spectaculaire est Océan. Celle-ci permet de plonger sous la mer, et même de s'aventurer dans les abysses tout en profitant des nombreuses informations disposées par Google ou les internautes. Il est ainsi possible d'évoluer entre les montagnes ou les VolcanOrifice de la croûte terrestre d\'où s\'échappent, lors des éruptions, de la lave (constituée de magma), des gaz (dioxyde de soufre, gaz carbonique, azote, par exemple), des cendres.
L\'étude des volcans est la volcanologie ou vulcanologie. L\'activité volcanique est l\'une des manifestations de...');" onmouseout="killlink()">volcans
sous-marins, de suivre les routes marines... ou de visionner les nombreuses vidéos disponibles (plus d'un millier !), comme les expéditions du commandant Cousteau, dont certaines étaient jusqu'ici inédites.


Partez à la découverte de montagnes sous-marines. (Copie d'écran Google Earth Ocean)

Le coût de cette nouvelle version n'a pas été révélé, cependant Florence Diss, responsable des partenariats géographiques du groupe, révèle qu'Océan est d'abord une opération marketing pour le groupe américain, qui dit vouloir « sensibiliser nos contemporains aux dangers qui menacent nos océans », et qu'elle n'a pas pour vocation de faire de l'argent.

Et ce n'est pas là la seule nouveauté de la nouvelle version de l'explorateur virtuel, puisque sont aussi ajoutées la possibilité d'enregistrer des voyages et de les faire partager avec ses amis, ainsi qu'une fonction permettant de remonter le TempsGrandeur physique continue permettant de situer la succession des événements dans un référentiel donné. L\'Unité S.I. est la seconde.');" onmouseout="killlink()">temps en visionnant des images historiques dont certaines, jusqu'à présent, datent de 1940. Il devient ainsi possible d'assister à la transformation de certains paysages au fil du temps, comme par exemple observer la progression de la DésertificationProcessus progressif de dégradation d\'un sol et de sa végétation, la région affectée en venant peu à peu à présenter les caractéristiques d\'aridité d\'un vrai désert. On distingue la désertification due à des causes climatiques et celle due aux activités humaines (notamment le surpâturage et le...');" onmouseout="killlink()">désertification de la forêt amazonienne ou de la fonte des GlaceLa glace est la phase solide de l\'eau. Comme les expériences à hautes pressions l\'ont montré, il existe différentes formes de glace.
On peut le voir sur le diagramme de phase ci-dessous.');" onmouseout="killlink()">glaces
polaires.

Une prouesse technologique

Le dernier avatar de Google Earth est peut-être le plus complexe jamais mis en œuvre. En recouvrant plus de 70% de la surface de notre PlanèteL\'Union Astronomique Internationale (UAI) s\'est longuement penchée sur la définition des planètes lors de sa 26ème assemblée générale qui s\'est tenue à Prague du 14 mai au 25 août 2006. Il devenait en effet urgent que la nomenclature des objets reflète l\'ensemble des corps que les performances des...');" onmouseout="killlink()">planète, l'océan en constitue véritablement la « face cachée », d'autant que celui-ci reste très largement inexploré.

Pour mener à bien ce travail, le géant du référencement fait collaborer 80 partenaires durant deux années, parmi lesquels on compte l'US Navy ainsi que d'autres organismes de l'administration américaine, The Cousteau Society ou encore la National Geographic Society. Al Gore, ardent défenseur du climat, s'est aussi associé au projet.

Voyage au fond des mers avec Google ! Copie d'écran Google Earth Ocean

Andrew Hurd, responsable du programme marin au sein de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), se réjouit du résultat. Lors de la conférence de présentation réalisée en DuplexTransmission des informations dans les deux sens simultanément.');" onmouseout="killlink()">duplex de San Francisco et de Paris lundi 2 février dernier, il déclarait avec satisfaction : « lorsque Google vient vers vous avec un tel projet, vous ne pouvez pas dire non. Il n'existe que 4.500 zones protégées sur la surface des océans, soit 0,8% de la surface totale. C'est nettement insuffisant. Google nous permet de mieux faire connaître notre travail aux gouvernements, d'améliorer la collaboration entre nos membres et de sensibiliser le public ».

Nouveaux développements en vue

A Paris, la présentation était placée sous le signe du commandant Cousteau dont la veuve, Francine Cousteau, déclarait : « pendant 50 ans, grâce à la télévision, le commandant Cousteau a permis au monde d'accéder à des endroits inexplorés. Aujourd'hui, le partenariat avec Google est une décision aussi importante pour l'information, l'éducation et la sensibilisation du public ».

Déjà, de nouvelles améliorations sont annoncées pour les prochaines versions de Google Earth, dont l'exploration du fond des lacs ou même des rivières. Le remplacement des images satellites par d'autres, présentant une meilleure résolution, se poursuit ainsi que l'ajout de vidéos et de WebcamPetite caméra numérique, branchée sur l\'ordinateur, qui permet de diffuser régulièrement et en temps réel sur le Web des images vidéo en provenance de différents endroits sur la planète et de réaliser des visioconférences par Internet, entre amis ou professionnellement.');" onmouseout="killlink()">webcams.


Copie d'écran Google Earth Ocean. Crédit Google
Copie d'écran Google Earth Ocean. Crédit Google
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