Une étude américaine suggère un rôle possible de la nicotine, donc du tabac, dans les TumeurExcroissance de tissus provoquée par la prolifération anormale de certaines cellules proliférant plus rapidement que les cellules voisines.
Amas de cellules. Une tumeur peut être bénigne ou maligne.');" onmouseout="killlink()">tumeurs mammaires.
Déjà mise en cause dans la croissance des tumeurs pulmonaires, la nicotine serait également impliquée dans le développement des tumeurs mammaires et la prolifération des MétastaseFoyer infectieux secondaire, formé à la suite de la dissémination de cellules cancéreuses par voie sanguine ou lymphatique à partir du premier foyer (tumeur primaire ou primitive).');" onmouseout="killlink()">métastases. Cette nouvelle ligne sur le CV de cet AlcaloïdeMolécule organique azotée d\'origine naturelle.');" onmouseout="killlink()">alcaloïde, nous la devons à une équipe américaine du Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston (Etats-Unis).
Le Pr Chang Yan Chen et ses collègues ont analysé plusieurs échantillons de cellules mammaires cancéreuses. Ils y ont recherché des RécepteurProtéine, généralement située à la surface des cellules, capable de fixer une molécule informative (médiateurs chimiques, neurotransmetteurs, hormones...) et de convertir ce message extracellulaire en signal intracellulaire, entraînant une réponse de la part de la cellule.');" onmouseout="killlink()">récepteurs spécifiques de la nicotine. Ces nAChR (nicotinic acetylcholine receptors) ont récemment été mis au jour dans les cellules pulmonaires cancéreuses. On connaît le rôle de ces récepteurs dans les cellules nerveuses (ils interviennent dans les liaisons entre NeuroneCellule du système nerveux spécialisée dans la communication et le traitement d\'informations. Chaque neurone est composé d\'un corps cellulaire comportant un noyau, ainsi que deux types de ramifications : les dendrites (entrées) et un axone (sortie des informations). Axones et dendrites de neurones...');" onmouseout="killlink()">neurones ou entre neurones et cellules musculaires) mais il en existe dans d'autres tissus où on en ignore la fonction.
Un cancérigène qui travaille en équipe
L'intuition de l'équipe américaine était bonne. Des « Sous-unitéMonomère. Protéine constituant une partie d\'une protéine multimérique. Elle peut être isolée après dissociation de la protéine multimérique.');" onmouseout="killlink()">sous-unités de nAChR sont bel et bien présentes dans les cellules mammaires cancéreuses » confirment les auteurs. Résultat, la nicotine viendrait se fixer sur ces récepteurs et par un mécanisme biologique complexe, accélérerait la prolifération des tumeurs mammaires.
Chang Yan Chen souligne que « les tests In vivoQualifie un processus biologique observé/étudié dans un organisme vivant, par opposition à in vitro.');" onmouseout="killlink()">in vivo et In vitroQualifie un processus biologique observé/étudié en éprouvette ou en laboratoire, dans des conditions artificielles, par opposition à in vivo.');" onmouseout="killlink()">in vitro montrent qu'aucune métastase n'apparaît après administration de nicotine ». Cette MoléculeEnsemble d\'atomes unis les uns aux autres par des liaisons chimiques.');" onmouseout="killlink()">molécule agirait donc en combinaison avec d'autres pour en renforcer l'effet cancérigène. En guise de conclusion pratique, on peut en déduire que le tabac, il faut vraiment l'oublier !
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/la-nicotine-suspectee-dans-le-cancer-du-sein_17078/