Parmi les différentes espèces connues de virus Ebola, l'espèce Zaïre (ZEBOV) reste la plus virulente. A elle seule, elle est en effet responsable de 88 % des décès humains par fièvre hémorragique répertoriés depuis la découverte d'Ebola en 1976. C'est cette même espèce qui est d'ailleurs impliquée dans l'épidémie qui sévit depuis deux mois en République démocratique du Congo (RDC). Malgré les nombreuses données scientifiques recueillies lors des épidémies précédentes, la communauté scientifique internationale n'est toujours pas parvenue à déterminer le cheminement évolutif du virus Ebola et plus particulièrement de l'espèce ZEBOV...
les souches sauvages du virus Ebola ont la capacité d'échanger du
matériel génétique via des phénomènes de recombinaison. Alors que ce
processus est aujourd'hui bien connu pour les virus à ARN positif : Le génome des virus à ARN peut être codé dans deux directions
différentes. Soit les gènes sont stockés dans la direction 5'- >3'
(polarité positive ou +), comme cela est la cas avec l'ARN messager
contenu dans nos cellules, soit ils sont stockés dans la direction
opposée (polarité négative ou -...