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Concordia, l'astronomie de l'extrême en Antarctique

Par Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences

Quel est le lieu idéal dont un astronome puisse rêver ? Il faudrait des nuits longues et claires, une humidité faible et une absence de pollution lumineuse. Cet endroit existe. C'est le continent Antarctique. Bien sûr, il y fait un peu froid et tout y est givré, même les astronomes quand ils mettent le nez dehors. Mais ils sont ravis...

En Antarctique, la base scientifique Concordia (qui dépend des instituts polaires français Ipev et italien PNRA), accueille depuis 1995 des équipes de chercheurs dans des domaines aussi variés que la glaciologie, la physique de l'AtmosphèreCouche gazeuse qui enveloppe certaines planètes. Sans notre atmosphère, nous ne pourrions vivre sur Terre. En astronomie, enveloppe gazeuse entourant un corps céleste et pouvant contenir des particules en suspension (poussières, gaz, aérosols...). Les étoiles ont toutes une atmosphère gazeuse dont...');" onmouseout="killlink()">atmosphère, le géomagnétisme, la sismologie, la biologie humaine... C'est plus particulièrement au Dôme C que les astronomes (français et italiens) réalisent leurs expériences. Qu'est-ce qui les pousse à travailler dans un endroit aussi hostile ?

Le Pôle Sud n'a rien d'un lieu de vacances. Tout doit être pensé pour résister aux grands froids : les câbles électriques sont gainés de téflon pour ne pas se briser comme du verre, l'électronique réchauffée pour pouvoir fonctionner... Pourtant, l'endroit attire les astronomes, car c'est peut-être le meilleur site astronomique du monde.

Beau temps assuré

Tout d'abord, la pollution lumineuse y est inexistante et même les aurores polaires s'y font discrètes. Lorsque la nuit s'installe pour trois mois, c'est l'endroit idéal pour suivre des ÉtoileObjet céleste de forme approximativement sphérique constitué de masses gazeuses très denses à haute température émettant un rayonnement de lumière et de particules.
Les étoiles sont des sphères gazeuses auto-gravitantes : les forces de gravitation, qui tendent à faire s\'effondrer sur elles-mêmes...');" onmouseout="killlink()">étoiles
dont la variabilité lumineuse est longue.
Quand le jour revient pour plusieurs semaines, c'est l'observation continue du SoleilEtoile centrale du système solaire.
Le Soleil est l\'étoile la plus proche de la Terre, dont elle est distante d\'environ 150 millions de kilomètres. Le Soleil est situé à 8,5 kparsecs du centre de la Voie lactée. Dans la classification des étoiles, le soleil est une étoile de type G2.
La masse...');" onmouseout="killlink()">Soleil
qui peut prendre le relais, dans un ciel d'une grande pureté.

Deuxième particularité du Dôme C, la stabilité de son atmosphère. Là-bas la couche de turbulence se réduit à une trentaine de mètres, permettant d'exploiter la pleine résolution des TélescopeInstrument d\'observation dont l\'objectif est constitué par un miroir.');" onmouseout="killlink()">télescopes beaucoup plus souvent qu'ailleurs.


Le givre, fléau numéro 1 pour le matériel. Crédit photo Erick Bondoux / DC 4

Dernier avantage du site et pas des moindres, le faible taux d'humidité de l'atmosphère qui permet d'effectuer des observations en infrarouge, un domaine jusqu'à présent réservé aux satellites.

Le travail des astronomes au Dôme C est double. Il y a d'une part une série d'expériences destinées à tester les qualités du site en vue d'obtenir sa qualification en site astronomique, et d'autre part des recherches en AstrophysiqueBranche de l\'astronomie étudiant la physique et la chimie des corps célestes.');" onmouseout="killlink()">astrophysique.

En ce qui concerne la validation du site, plusieurs instruments placés au niveau du sol ou sur des plateformes mesurent en permanence la turbulence atmosphérique, la transparence du ciel, l'évolution de la couverture nuageuse et la vitesse des vents. Des tests sont également menés pour comprendre le comportement des matériaux soumis au froid et développer des méthodes de dégivrage efficaces.


Certains instruments sont placés en hauteur pour étudier les effets de la turbulence. Crédit photo Erick Bondoux / DC 4

Les expériences conduites actuellement en astrophysique sont la photométrie des Étoile variableUne étoile dont la luminosité varie. Il y en a plusieurs types, certaines pouvant changer de luminosité en l\'espace de quelques minutes tandis que d\'autres changent lentement au fil des mois. Les 334 premières étoiles variables découvertes dans une constellation reçoivent une ou deux lettres code...');" onmouseout="killlink()">étoiles variables, ainsi que deux projets concernant les exo-PlanèteL\'Union Astronomique Internationale (UAI) s\'est longuement penchée sur la définition des planètes lors de sa 26ème assemblée générale qui s\'est tenue à Prague du 14 mai au 25 août 2006. Il devenait en effet urgent que la nomenclature des objets reflète l\'ensemble des corps que les performances des...');" onmouseout="killlink()">planètes. A-Stepsud devrait permettre la détection de corps en TransitPassage d\'une planète inférieure à travers le disque solaire. Egalement passage d\'un objet à travers le méridien de l\'observateur.');" onmouseout="killlink()">transit autour d'étoiles et Lucas est destiné à enregistrer la présence de chlorophylle dans les spectres de la Lumière cendréeLa Terre tout comme la Lune présente des phases : premier quartier, dernier quartier, etc. Mais ce phénomène est inversé par rapport à la Lune. Ainsi quand la Lune est proche de la nouvelle Lune, la Terre est proche de la pleine Terre. La Terre renvoie donc une partie de la lumière reçue du Soleil...');" onmouseout="killlink()">lumière cendrée de la Lune, en attendant d'appliquer cette technique aux futures planètes découvertes.

Malgré tous les défis humains et technologiques que représente l'astronomie en Antarctique, c'est là-bas que se prépare l'astronomie de demain !

Concordia, la science au Pôle Sud. Crédit photo Erick Bondoux / DC 4
Concordia, la science au Pôle Sud. Crédit photo Erick Bondoux / DC 4
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/concordia-lastronomie-de-lextreme-en-antarctique_17404/
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