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Bases génétiques de la détermination du sexe

http://www.snv.jussieu.fr/vie/bib/dos-doc/1documents.htm

anomalies hétérosomales :

stériles :  

  • fem XO: absence d'un chromosome X. Le syndrôme
    de Türner touche environ une naissance sur 2500 avec un avortement
    précoce dans 99% des cas.
  • mâle YO: absence du chromosome X. Cette anomalie est
    létale.
  • mâle XXY: présence d'un chromosome X surnuméraire.
    Le syndôme de Klinefeter représente environ une naissance
    sur 700.
  • mâle XXYY,XXXY, XXXXY ou XXX/XY: présence de chromosomes surnuméraires.
    Ce pseudo-Klinefelter est une anomalie très rare.

Fertiles :

  • fem XXX: présence d'un chromosome X surnuméraire.
    1/500 naissances. Sujet normal
  • mâle XYY: présence d'un chr.Y surnuméraire.
    1/500 naissances. Sujet normal.

Ces observations montrent que le sexe phénotypique de l'individu ne
semble pas lié au nombre de X mais plutôt à la présence
ou l'absence du Y :

  • absence de Y : phénotype féminin
  • présence de Y : phénotype masculin

inversions sexuelles

On observe quelques rares cas de naissances d'individus intersexués,
c'est-à-dire présentant une inversion sexuelle. Leur phénotype
sexuel ne correspond pas aux chromosomes sexuels observables dans leurs caryotypes
:

 

  • XX: mâle XX stérile; 1/20 000 naissances;
  • XY: femelle XY stérile; 1/10 000 naissances.

 

On explique ce phénomène par des évènements de
mutation ou de translocations. En effet, les chromosomes X et Y présentent,
aux extrémités de leur bras, des régions homologues: régions
pseudo-autosomiques PAR 1 sur le bras court et PAR 2 sur le bras long. Les inversions
sexuelles proviendraient donc, en fait, d'une translocalisation d'un facteur
au niveau de la région PAR 1, lors de la méiose, par crossing-over
entre les chromosomes X et Y. Ce facteur a été nommé "facteur
de détermination testiculaire" (TDF/ Testis Determining Factor),
localisé juste en-dessous de PAR1.

 

Par las suite, il a été possible de démontrer que le TDF
était en réalité un seul gène, appelé SRY
(Sex Determining Region). Ce gène s'exprime lors du développement
sexuel des gonades chez l'homme. Dans les cas de translocations, il serait délété
sur le chromosome Y ou rajouté sur le chromosome X. De même, des
mutations dans le gène Sry (le rendant non fonctionnel) conduisent à
l'obtention d'individus XY mais de phénotype féminin.

Le gène SRY & son domaine HMG

La protéine Sry possède un domaine HMG (High Mobility
Group), permettant à cette protéine de se fixer sur l'ADN.  La protéine Sry est composée de 204 acides aminés. Sa
fixation sur l'ADN bicaténaire induit une courbure de celui-ci de 70°
à 80°. Cette courbure de l'ADN, suite à la fixation de Sry, aurait pour conséquence
de permettre le rapprochement et l'intéraction des facteurs de transcription
contrôlant la différenciation des gonades. Ceci permettrait donc
de déclencher l'expression de gènes menant à la formation
du testicule, et des autres structures génitales masculines.


Le gène Sry est retrouvé chez tous les Mammifères, où
il semble toujours jouer ce rôle de déterminant masculin. Malgré les nombreuses différences entre les trois séquences
de l'homme, du gorille et de la souris, une partie présente le plus d'homologie
entre les trois espèces.Elle correspond en fait à la séquence
de la boîte HMG. Même s'il prend différentes formes en terme
de longueur, tous les mammifères possèdent ce gène.

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