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Les animaux peuvent ressentir du plaisir, mais aussi en avoir conscience Un perroquet du nom d'Aristote, élevé à l'Université Laval de Québec, a réussi récemment à exprimer son plaisir de goûter une cuillerée de yaourt. Cette prouesse est le fruit d'un long entraînement. D'abord, le maître d'Aristote lui a appris la signification de certains mots, tels que « gratte » ou « cacahuète ». Le perroquet a ensuite appris à associer le verbe donner à ces mots, pour obtenir les gratifications correspondantes en disant : « Donne gratte » ou « Donne cacahuète ». Puis un jour, le maître, pendant qu'il le grattait, lui dit : « Bon ». Dès lors, Aristote associa le fait d'être gratté au mot bon, et déclara : « Gratte bon. » Mais on pouvait toujours penser qu'il avait appris cette expression par simple association, du fait que son maître avait prononcé le mot bon au moment où il le grattait. Mais vint le jour où Aristote, goûtant pour la première fois une cuillerée de yaourt, annonça de lui-même : « Yaourt bon. » Il avait associé le qualificatif bon à un nouvel aliment qui lui procurait du plaisir. C'était la preuve qu'il avait compris que le terme bon sert à exprimer le plaisir, indépendamment de sa cause. http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-aristote-le-perroquet-epicurien-23364.php |
L'auteurSébastien Bohler est journaliste à Cerveau@Psycho.
Pour en savoir plusM. Cabanac, Do birds experience sensory pleasure ?, in Evol. Psy., vol. 7, p. 40, 2009
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