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6 – PROCRÉATION : EVOLUTION MORPHOLOGIQUE DE L’INDIVIDU

61 - Du sexe génétique au sexe phénotypique

611– Déterminisme génétique du sexe

Caryotypes M & F

Mise en évidence gène SRY sur chs Y : ©doc PrLaSce :

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-un-gene-pour-rester-femelle-23983.php

http://www.inrp.fr/Acces/biotic/procreat/determin/html/genesex.htm

Dès la fécondation, le sexe génétique d’un individu est déterminé par ses chromosomes sexuels : XY chez le mâle, XX chez la femelle. Chez le mâle, l’expression du gène Sry (=Sex determining Region of Y chromosome), localisé sur la partie spécifique du chromosome Y, dans les cellules des gonades, entraîne la synthèse de la protéine SRY (=TDF= Testis Determing Factor). Cette protéine déclenche l’expression de nombreux gènes (« gène achitecte ») qui conduisent à la différentiation des gonades en testicules. En absence de protéine SRY, les gonades se transforment en ovaires. C’est à ce moment et à ce moment seulement que la différence ♀/♂ intervient dans l’élaboration du phénotype sexuel.

612- Embryogénèse des gonades

experiences historiques de Jost

Jost a réalisé trois types d'interventions sur le lapin qui sont restées célèbres :

  • Castration d'un fœtus mâle et femelle au stade des gonades indifférenciées, c’est-à-dire avant 19 jours de développement, → l'appareil génital se développe comme chez une femelle

  • Greffe unilatérale d'un testicule chez un embryon femelle à l'âge de 20 jours → dégénérescence du canal de Müller du côté greffé

  • Implantation d'un cristal de testostérone au même emplacement que la greffe de testicule chez un embryon femelle de 20 jours → atrophie de l'ovaire adjacente au cristal

http://www.ac-grenoble.fr/svt/log/t_s/ts_procreation/images/sexpheno-545x263.jpg

http://www.ac-grenoble.fr/svt/log/t_s/ts_procreation/TS_procreation_act1.htm

dia données sur « freemartin » :

http://www.inrp.fr/Acces/biotic/procreat/determin/html/fmevolco.htm

http://www.inrp.fr/Acces/biotic/procreat/determin/html/fmdonobs.htm

Au départ de la vie embryonnaire, le phénotype sexuel est indéterminé : l’embryon possède deux gonades indifférenciées et deux ébauches de voies génitales : les canaux de Müller et canaux de Wolff.

Chez le mâle, dans les testicules, la production d’hormone testostérone par les cellules de Leydig et d’hormone antimullerienne (AMH) par les cellules de Sertoli contrôle la masculinisation de l’appareil génital. La testostérone permet le développement des canaux de Wolff en conduits génitaux mâles, la formation des glandes annexes et le développement du sexe. L’AMH entraîne la disparition des canaux de Müller.

Chez la femelle, l’absence d’hormones testiculaires est responsable de la persistance des canaux de Müller (futurs oviductes et utérus) et de la disparition des canaux de Wolff (féminisation de l’appareil génital).

 

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