"Craignons que les générations futures regardent la nôtre comme des plus néfastes de l'histoire" (Pierre Gay : Des zoos pourquoi faire ? Delachaux et Niestlé)
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Platynereis dumerili
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Le
Docteur Michael S. Kramer de l'Université McGill et son équipe ont mené
une étude sur l'allaitement maternel avec un échantillon aléatoire de
14.000 enfants suivis pendant six ans et demi. Leur conclusion est
publiée dans le dernier numéro de Archives of General Psychiatry :
l'allaitement maternel prolongé produit une hausse du quotient
intellectuel des enfants. "Notre étude constitue la preuve la plus
flagrante à ce jour qu'un allaitement maternel prolongé et exclusif
rend les enfants plus intelligents", a déclaré le dr Kramer, professeur
de pédiatrie, d'épidémiologie et de biostatistique à la Faculté de
médecine de l'Université McGill.
La moitié des mères participant
à l'étude a effectué un allaitement maternel prolongé et exclusif
tandis que les autres ont reçu les soins et le suivi habituels offert
par la maternité. La capacité cognitive de chaque enfant a ensuite été
déterminée à l'aide de tests d'intelligence et d'évaluations au sujet
du rendement scolaire. L'analyse de ces paramètres a montré que le
groupe qui avait fait la promotion de l'allaitement maternel avait des
résultats nettement meilleurs.
"L'effet de l'allaitement
maternel sur le développement du cerveau et l'intelligence est depuis
longtemps un sujet très débattu, explique le dr Kramer. La majorité des
études étaient associatives ; à présent, grâce à la nature aléatoire de
notre étude, nous pouvons établir une inférence plus causale entre
l'allaitement maternel et l'intelligence."
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5433
Publié par trichard à 18:30:19 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
Une équipe de l'Inserm vient de démontrer que des troubles du sommeil induits chez la très jeune souris persistent toute la vie. Cette découverte pourrait aboutir à des traitements préventifs et une recherche va être effectuée pour évaluer l'effet sur l'enfant des antidépresseurs pris par lui-même ou par sa mère pendant la grossesse.
Publié par trichard à 22:01:03 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
La syphilis repart à la hausse, les blennorragies continuent leur progression et les infections dues aux Chlamydiae se répandent. Le dernier bulletin de l'Institut de veille sanitaire montre des chiffres inquiétants.
Alors qu'elle avait disparu en France, la syphilis a de nouveau fait parler d'elle en 2000 et est depuis sous surveillance. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié par l'Institut de veille sanitaire (InVS) en donne régulièrement des nouvelles. Dans sa dernière édition (mardi 5 février), le BEH établit des statistiques pour les années précédentes, jusqu'en 2006. Après une régression en 2005, le nombre de cas de syphilis a fortement augmenté en 2006 (455 contre 339).
Cette maladie n'est pas seule en cause. Les observations de l'InVS indiquent une hausse globale des infections sexuellement transmissibles (IST). Les blennorragies, maladies à gonocoques, sont elles aussi en augmentation. Dans le réseau de laboratoires travaillant pour l'InVS, les cas de gonocoques ont progressé de 50 % entre 2005 et 2006. Cette extension de la maladie s'observe surtout chez les femmes. Les hommes sont toujours les plus touchés mais les cas de gonocoques repérés chez des femmes dans le réseau de l'InVS ont augmenté de 264 % ! On remarque également une forte progression de cette infection en province (+ 94 % des cas observés).
La troisième IST en progression importante (11 %) est la lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV), dont l'agent est la bactérie Chlamydia trachomatis. D'apparition récente dans les pays européens, elle touche surtout les homosexuels. Toutefois, pour expliquer l'augmentation, l'analyse publiée dans le BEH n'exclut pas l'effet d'un meilleur dépistage.
Interrogée par l'Associated Press, Anne Gallay, médecin de l'InVS, parle d'une « situation inquiétante ». Pour elle, la progression de ces trois maladies constitue « un indicateur d'un relâchement de la prévention au moment des pratiques sexuelles ».
http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/medecine/d/en-bref-les-maladies-sexuellement-transmissibles-en-augmentation_14487/
Publié par trichard à 17:26:52 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
Pour certains, le réveil aux aurores est un calvaire alors qu'il est naturel pour d'autres. On suspectait déjà des différences génétiques d'être à l'origine de cette inégalité mais des chercheurs ont été plus loin, en débusquant des mécanismes à l'œuvre à l'intérieur des cellules humaines en culture.
Comme la plupart des animaux, les humains sont calés sur le rythme circadien, c'est-à-dire de 24 heures... enfin presque. Nos horloges internes ne sont jamais bien à l'heure et, d'ailleurs, circadien est une francisation du latin circa diem, signifiant à peu près un jour... Chez certains, l'horloge avance, chez d'autres, elle retarde et l'organisme remet régulièrement les pendules à l'heure en se référant aux variations de lumière mais aussi, chez l'homme, aux habitudes de vie.
Sur ce plan, l'humain se distingue des autres animaux par des différences individuelles particulièrement marquées. On leur a même donné un nom : chacun de nous est caractérisé par un certain chronotype, qui décrit notre comportement face au rythme circadien, du lève-tôt au couche-tard. Ces variations individuelles sont d'ordre génétique et on pensait jusque-là qu'elles s'expliquaient par le retard ou l'avance de notre horloge, ce que l'on appelle la période, d'un peu plus ou d'un peu moins de 24 heures selon les personnes.
Ce rythme circadien personnel n'est pas qu'une simple question d'habitude. La nature a fait de nous des animaux diurnes et ce cycle modifie considérablement un grand nombre de fonctions biologiques, des capacités intellectuelles à la digestion en passant par l'activité rénale ou les secrétions d'enzymes. Cette variation se lit dans l'utilisation des gènes par les cellules : pour environ 10 % d'entre eux, leur expression (c'est-à-dire leur lecture et la transcription en protéines) varie selon un rythme circadien.
Une horloge complexe
Achim Kramer et son équipe de la faculté de médecine Charité (Berlin) se penchent sur ce sujet depuis plusieurs années et viennent de publier dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences) les résultats d'une étude sur des volontaires. Ces chercheurs ont traqué des différences d'activité biologique dans les cellules de peau, prélevées par biopsie.
Les vingt personnes de l'expérience se répartissent en 11 lève-tôt et 9 couche-tard. Une fois les cellules prélevées (des fibroblastes), l'équipe a suivi l'expression de plusieurs gènes, à l'aide de la luciférase, une enzyme rendant fluorescente la luciférine (une protéine). Le gène de cette enzyme a été introduit par génie génétique à côté de l'un des gènes (Bmal1) connu pour avoir une activité circadienne.
Les cellules des différentes cultures ont été synchronisées à l'aide d'une hormone, la dexaméthasone. L'activité du gène Bmal1 a ensuite pu être suivie par simple mesure de la lumière émise par fluorescence (une astuce de laboratoire très utilisée en génétique et qui a récemment impressionné les journalistes de nombreux médias généralistes, étonnés de voir des cochons fluorescents dans un laboratoire chinois).
L'analyse qui a suivi est assez subtile et fait appel à un modèle mathématique. Mais le résultat est simple à comprendre : les différences entre lève-tôt et couche-tard ne sont pas seulement dues, comme on le pensait, à des différences entre les périodes de l'horloge de chaque personne. Il doit aussi exister d'autres sources de variations individuelles dans l'activité même des cellules. Bref, nous n'avons pas une horloge mais plusieurs et le tableau est bien plus complexe qu'on le l'imaginait. La seule certitude est que notre chronotype est bel et bien inscrit au plus profond de nos cellules. C'est bien, d'ailleurs, le sentiment du couche-tard arraché à ses rêveries par la sonnerie du réveil...
http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/medecine/d/couche-tard-ou-leve-tot-des-causes-biologiques-au-cur-de-nos-cellules_14414/
Publié par trichard à 18:27:12 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
(14/08/06) - Comment les bilingues passent-ils d'une langue à l'autre ? Jusqu'à présent, l'imagerie cérébrale n'a pas éclairci cette question : les mêmes régions du cerveau s'activent, quelle que soit la langue parlée. Mais, une nouvelle étude montre que, lorsqu'on propose à des bilingues des paires de mots qui sont ou non dans la même langue, le noyau caudé gauche s'active seulement quand on change de langue. Cette zone du cortex pourrait donc contrôler le passage d'une langue à l'autre chez les polyglottes. Une hypothèse renforcée par un cas récent : une personne trilingue avec une lésion au noyau caudé gauche change de langue sans s'en rendre compte.
J. Crinion et al., Science, 312, 1537, 2006. / http://www.ruedutexel.net/smlr/index/index.php3?idarticle=383 / image : http://www.espace-sciences.org/jsp/fiche_article.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=1155305753994&LANGUE=0&RH=MAGAZINE
Publié par trichard à 12:48:16 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens