« considérez votre nature d'hommes : vous n'avez pas été créés pour vivre comme des brutes, mais pour chercher à acquérir vertu et connaissances » Dantes. La Divine Comédie. L'enfer. Chant XXVI
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Platynereis dumerili
Publié par trichard à 10:02:56 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
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Les traces de l'atterrissage d'un ptérosaure attestent que ce reptile volant se posait comme les oiseaux, avant de se déplacer à quatre pattes.
François SavatierIl y a quelque 150 millions d'années, à Crayssac dans le Lot, une plage de sédiments fins a enregistré l'atterrissage d'un ptérosaure. Jean-Michel Mazin, de l'Université de Lyon et des collègues, ont montré que l'animal a rebondi sur ses deux pieds avant de poser ses mains pour marcher. Chez le ptérosaure, les phalanges du petit doigt, hypertrophiées, servaient à tendre une membrane alaire, que l'animal devait replier vers l'arrière afin de marcher en s'appuyant sur les trois doigts non disproportionnés de sa main. L'encombrement des ailes l'obligeait à poser ses mains plus loin de l'axe du corps que ses pieds. Unique chez les quadrupèdes, cette caractéristique permet d'identifier au premier coup d'œil une piste créée par la marche d'un ptérosaure. La marche n'explique toutefois qu'en partie la piste étudiée par l'équipe de J.-M. Mazin. Elle commence brusquement par une paire d'empreintes de pieds non accompagnées d'empreintes de mains. Le reptile aurait-il, pour reculer, projeté ses pieds vers l'arrière ? La faible profondeur du trou du talon dans ces premières empreintes et les traces allongées laissées par les griffes suggèrent au contraire que les pieds ont été immédiatement projetés vers l'avant. Viennent ensuite des empreintes de pieds accompagnées de celles de mains, avant que les motifs habituels de la marche ptérosaurienne ne se reproduisent, à ceci près que le ptérosaure semble avoir amorcé peu après un virage à gauche. Peut-il s'agir là des traces d'une arrivée à la nage ? Non, car le sol marin aurait alors été griffé avant que n'apparaissent des empreintes. Pour les chercheurs, l'atterrissage d'un petit ptérosaure est l'explication la plus plausible. Ils ne peuvent savoir si l'animal volant s'est approché par un vol plané rasant (comme les goélands) ou par un vol battu descendant (comme les canards), mais il est certain qu'il a posé l'avant de ses pieds, puis ses talons, avant de rebondir pour aller incruster ses pieds puis ses mains dans le sol. Cette constatation suggère que les ptérosaures atterrissaient comme la plupart des oiseaux : en descendant vers le sol suivant un angle important, ils accentuent au dernier moment l'angle d'attaque de leur aile afin d'induire une brève augmentation de portance qui, faisant pivoter leur corps, les aide à présenter leurs pieds en avant. Pareil «savoir-faire» suggère une fois de plus que les ptérosaures étaient des animaux forts et habiles, à l'aise en vol comme à l'atterrissage. L'étaient-ils à l'envol ? Crayssac, qui a déjà livré plus de 30 pistes de ptérosaures, nous le confirmera peut-être un jour. http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-l-atterrissage-des-pterosaures-elucide-23416.php |
(image extraite du film La plage aux ptérosaures réalisé par Pierre Saunier / CNRS
On savait qu'au sol, les ptérosaures étaient de bons quadrupèdes ; on sait aujourd'hui qu'ils atterrissaient comme le oiseaux. à voir aussi
J.-M. Mazin, Université de Lyon
Ces traces de ptérosaure sont inhabituelles, car elles surgissent de nulle part et commencent par une paire d'empreintes de pieds (grosses taches rouges en bas). Sur la plage fossile de Crayssac (Lot), la sédimentation a été si fine que les traces sont difficiles à distinguer à l'œil nu, même en éclairage rasant. L'une des traces de main a disparu (en pointillés) à cause des mouvements de la boue dus à sa dessication. Les écailles de boue résultant de ce processus de dessèchement sont délimitées par des traits marrons. Il semble que juste après avoir atterri, le ptérosaure a entamé un virage vers la gauche (flèche), mais le reste des traces qu'il a laissées n'a pas été dégagé. L'auteurFrançois Savatier est rédacteur à Pour la Science.
Pour en savoir plusJ.-M. Mazin et al., First record of a pterosaur landing trackway ,
Proc. R. Soc. B, en ligne, 19 août 2009. |
Publié par trichard à 10:19:51 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
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Les animaux peuvent ressentir du plaisir, mais aussi en avoir conscience Un perroquet du nom d'Aristote, élevé à l'Université Laval de Québec, a réussi récemment à exprimer son plaisir de goûter une cuillerée de yaourt. Cette prouesse est le fruit d'un long entraînement. D'abord, le maître d'Aristote lui a appris la signification de certains mots, tels que « gratte » ou « cacahuète ». Le perroquet a ensuite appris à associer le verbe donner à ces mots, pour obtenir les gratifications correspondantes en disant : « Donne gratte » ou « Donne cacahuète ». Puis un jour, le maître, pendant qu'il le grattait, lui dit : « Bon ». Dès lors, Aristote associa le fait d'être gratté au mot bon, et déclara : « Gratte bon. » Mais on pouvait toujours penser qu'il avait appris cette expression par simple association, du fait que son maître avait prononcé le mot bon au moment où il le grattait. Mais vint le jour où Aristote, goûtant pour la première fois une cuillerée de yaourt, annonça de lui-même : « Yaourt bon. » Il avait associé le qualificatif bon à un nouvel aliment qui lui procurait du plaisir. C'était la preuve qu'il avait compris que le terme bon sert à exprimer le plaisir, indépendamment de sa cause. http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-aristote-le-perroquet-epicurien-23364.php |
L'auteurSébastien Bohler est journaliste à Cerveau@Psycho.
Pour en savoir plusM. Cabanac, Do birds experience sensory pleasure ?, in Evol. Psy., vol. 7, p. 40, 2009
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Publié par trichard à 09:51:46 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
Les os fossilisés de dinosaure renferment-ils, oui ou non, des fragments de protéines intacts ?
En 2007, Mary Schweitzer, de l’université de Caroline du Nord, à Raleigh, annonçait avoir retrouvé des fragments de protéines, du collagène, dans un os de Tyrannosaurus rex vieux de 68 millions d’années [1]. Une pluie de critiques s’abattit alors. Du collagène dans un fossile si ancien ? Comment expliquer qu’il ait résisté à l’usure du temps ? Jusque-là, le plus ancien collagène jamais retrouvé avait seulement quelques centaines de milliers d’années ! Pour la plupart des commentateurs, ce collagène résultait d’une contamination des échantillons. Mais, dans un nouvel article, Mary Schweitzer et ses collaborateurs annoncent avoir à nouveau identifié des fragments de protéines, cette fois dans les os d’un hadrosaure de 80 mil- Sur la piste des protéines de dinosaure lions d’années [2]. Que penser de ces résultats ?
Pour Eva-Maria Geigl, de l’institut Jacques-Monod, à Paris : « L’équipe de Mary Schweitzer a fait beaucoup d’efforts pour réfuter un à un les contre-arguments. » D’abord, des précautions particulières ont été prises lors des fouilles pour préserver le plus possible les os de toute contamination. Ensuite, ceux-ci ont été répartis entre le laboratoire de Mary Schweitzer et celui de Raghu Kallauri, à l’université Harvard. Et chaque équipe a utilisé sa propre méthode pour préparer et analyser les échantillons. Or, ces deux analyses ont conclu à la présence de collagène. Pour Eva-Maria Geigl : « On peut considérer ce résultat comme plausible, tant qu’une objection imparable n’est pas présentée. »
Mais tout le monde n’est pas convaincu. Ainsi Ludovic Orlando, de l’institut de génomique fonctionnelle de Lyon, reconnaît que cette nouvelle étude est plus probante que la précédente. Cela dit, il s’interroge sur deux points. D’abord, ce collagène ne porte pas certaines marques de dégradation qu’il serait normal de trouver, ce qui laisse planer un doute sur son ancienneté. En outre, les analyses menées ne permettent pas d’exclure l’hypothèse avancée en 2008 par une équipe du muséum de Seattle : ce qui apparaît comme du tissu osseux pourrait être du biofi lm bactérien [3]. Pour ces deux raisons, et « en dépit d’un très fort désir que Mary Schweitzer ait raison », il reste réservé. En attendant un prochain article, qui lèverait ces ultimes doutes.
Frédéric Woirgard
http://www.larecherche.fr/content/actualite/article?id=25990
Publié par trichard à 09:38:45 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
Edited by David B. Wake, University of California, Berkeley, CA, and approved April 16, 2009 (received for review October 28, 2008)
The predatory ecology of Varanus komodoensis (Komodo Dragon) has been a subject of long-standing interest and considerable conjecture. Here, we investigate the roles and potential interplay between cranial mechanics, toxic bacteria, and venom. Our analyses point to the presence of a sophisticated combined-arsenal killing apparatus. We find that the lightweight skull is relatively poorly adapted to generate high bite forces but better adapted to resist high pulling loads. We reject the popular notion regarding toxic bacteria utilization. Instead, we demonstrate that the effects of deep wounds inflicted are potentiated through venom with toxic activities including anticoagulation and shock induction. Anatomical comparisons of V. komodoensis with V. (Megalania) priscus fossils suggest that the closely related extinct giant was the largest venomous animal to have ever lived.
http://www.pnas.org/content/early/2009/05/15/0810883106.abstract
Publié par trichard à 12:21:14 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
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