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Mon petit cahier de sciences naturelles

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« considérez votre nature d'hommes : vous n'avez pas été créés pour vivre comme des brutes, mais pour chercher à acquérir vertu et connaissances » Dantes. La Divine Comédie. L'enfer. Chant XXVI

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Quand l'eau déborde les frontières | 24 mars 2009

PROSPECTIVE | 19.03.2009 | 17h00

 

La question stratégique des eaux transfrontalières fait partie des principaux thèmes abordés au 5e Forum mondial de l’eau

Plus de 20000 personnes doivent se rendre du 16 au 22 mars à Istanbul, où se tient le 5e Forum mondial de l’eau. Scientifiques, ministres, institutions et entreprises s’interrogeront sur les défis posés par la gestion de l’eau, soumise à l’influence du changement climatique et de la pression démographique. L’objectif de cette réunion est, entre autres, de faire avancer le débat sur la problématique de la coopération transfrontalière.

L’eau se déplace en effet sans respecter les frontières. D’où l’apparition de tensions dans les régions soumises à des pénuries d’eau conjoncturelles ou structurelles. Convoité depuis plusieurs années par Israël, la Syrie, le Liban et la Jordanie, le fleuve Jourdain est source de conflits. Non loin de là, la Turquie, la Syrie et l’Irak se disputent le partage des eaux du Tigre et de l’Euphrate. Certains observateurs expliquent le conflit au Darfour en partie par le manque d’eau. Chine, États-Unis…, la liste est longue. Dans ce contexte, les guerres de l’eau sont-elles inéluctables ?

«Je n’y crois pas», a estimé dans nos colonnes Bernard Barraqué, économiste et directeur de recherche CNRS au Centre international sur l’environnement et le développement. Dans notre numéro spécial consacré à l’eau de l’été 2008, il a expliqué que l’on se bat avec l’eau, mais pas pour l’eau, en précisant que « l’Histoire nous montre qu’on arrive souvent à un partage pacifique de la ressource en eau ».

Jean-Marie Fritsch, hydrologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), précise dans ce même numéro que « la crise de l’eau relève moins de la disponibilité de la ressource que de la manière de l’utiliser ». D’un point de vie agronomique, une approche serait de réduire notre consommation de viande, grande consommatrice d’eau. Ou de faire pousser davantage de céréales : avec l’appui de la génétique, des sélectionneurs tentent de mettre au point des cultures adaptées aux conditions climatiques extrêmes.

Il s’agirait aussi d’améliorer la performance des systèmes irrigués, ou encore d’accroître l’utilisation des eaux recyclées. L’exploitation de ressources fossiles est également envisagée. Quant aux technologies, elles permettent déjà de dessaler l’eau de mer. Des supers aqueducs, capables d’acheminer l’eau sur des milliers de kilomètres sont aussi en cours de réalisation.

Reste que ces tensions frontalières devraient accroître le mouvement vers une marchandisation accrue de la ressource. Si la majeure partie de l’eau nécessaire à l’être humain est aujourd’hui destinée à l’agriculture, exporter des aliments revient à exporter virtuellement de l’eau. Autant dire que le problème de l’eau est un défi pour les gouvernements et les institutions internationales. Défi régional, comme le sont les sécheresses, mais aussi mondial, comme l’est le marché.

 

Cédric Duval

http://www.larecherche.fr/content/actualite/article?id=25068

Publié par trichard à 17:27:37 dans GEOSOPHIE | Commentaires (0) |

Pollution et mortalité : un lien prouvé à l'échelle de la France entière | 04 février 2009

Source : Destination Santé

Une étude démarrée il y a douze ans dans neuf grandes villes françaises vient de fournir une réponse à laquelle on s'attendait : oui, la pollution urbaine augmente les risques d'hospitalisation et de décès « à court terme ». C'est la première fois qu'une étude nationale est publiée en France.

La pollution augmente-t-elle les risques d'hospitalisation et de décès ? Pour répondre à cette question, l'Institut de Veille sanitaire (InVS) a lancé dès 1997 un Programme de surveillance air et santé dans neuf agglomérations, dont Paris. Cette couverture quasi-nationale est une première. Les résultats viennent d'être publiés dans le Bulletin épidémiologique Hebdomadaire (BEH).
Les auteurs se sont intéressés à trois indicateurs de pollution : le dioxyde d'azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et l'ozone (O3). Leurs niveaux respectifs ont été régulièrement relevés entre 2000 et 2004. Les résultats ont ensuite été comparés aux registres de mortalité de neuf villes : Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse.

Lien de cause à effet

Il en ressort que plus les taux de pollution sont élevés, plus les risques d'hospitalisation et de mortalité « à court terme » sont importants. « Le risque de décès toutes causes ou pour causes cardiovasculaire et cardiaque est significativement associé à l'ensemble des indicateurs de pollution étudiés » concluent en effet les rédacteurs du BEH.

Même si cette relation de cause à effet entre pollution et mortalité est prouvée depuis bien longtemps, c'est en revanche la première fois que la France publie des résultats d'envergure nationale.

La pollution urbaine n'est pas sans conséquence sur la santé... © Jérôme Romanens/Fotolia
La pollution urbaine n'est pas sans conséquence sur la santé... © Jérôme Romanens/Fotolia
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/pollution-et-mortalite-un-lien-prouve-a-lechelle-de-la-france-entiere_18165/#xtor=RSS-8

Publié par trichard à 14:30:29 dans GEOSOPHIE | Commentaires (0) |

Pesticides : le Parlement européen interdit les plus dangereux | 15 janvier 2009

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Une directive vient d'être votée par le Parlement européen, qui réduit le nombre de produits phytopharmaceutiques autorisés et bannit les plus toxiques d'entre eux.

Votée mardi 13 janvier 2009, cette directive, qui s'appliquera dès cette année, se substitue à celle datant de 1991, qui impose certaines limites à l'utilisation de pesticides dangereux. Elle permet l'utilisation de quelque 800 substances actives, dont certaines se sont révélées dangereuses pour la santé humaine, celle des agriculteurs, directement exposés lors de l'épandage, celle des consommateurs et, finalement, celle de tout le monde, puisque les molécules se diffusent dans les eaux de ruissellement.

La nouvelle réglementation, qui s'aligne notamment sur un rapport rédigé par la députée européenne allemande Hiltrud Breyer (groupe des Verts), réduirait ce nombre de moitié. Elle établit une liste de molécules qui servira à délivrer les futures autorisations de mises sur le marché. Parmi les produits utilisés aujourd'hui, elle conduira à interdire l'utilisation de 22 d'entre eux, reconnus comme étant cancérigènes, mutagènes ou toxiques.

Réduction progressive

En fait, l'interdiction sera étudiée au cas par cas et pourra être différée s'il est démontré qu'il n'existe aucune alternative. De plus, leur disparition sera progressive, jusqu'à l'expiration des dernières autorisations accordées. Deux produits (les fongicides Carbendazim et Dinocap) seront interdits dès cette année mais certains, autorisés en 2008, resteront utilisables jusqu'en 2018.

Un second volet de la nouvelle réglementation durcit les limitations sur l'utilisation des pesticides autorisés. L'épandage aérien, ne sera possible que sur dérogation. Les cours de récréation, les terrains de jeux, les jardins publics, les parcs et les terrains de sports seront désormais exempts de pesticides.

Beaucoup d'agriculteurs européens s'inquiètent de ces mesures, les plus restrictives au monde. Selon eux, elles réduiront considérablement la compétitivité de leurs productions. De son côté, Greenpeace juge que les mesures ne vont pas assez loin, estimant qu'une centaine de produits actifs auraient dus être retirés.

L'épandage aérien de pesticides sera bientôt interdit en Europe, sauf dérogation. © lschoen / Flickr - Licence <em>Creative Common (by-nc-sa 2.0)</em>
L'épandage aérien de pesticides sera bientôt interdit en Europe, sauf dérogation. © lschoen / Flickr - Licence Creative Common (by-nc-sa 2.0)
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/pesticides-le-parlement-europeen-interdit-les-plus-dangereux_17940/

Publié par trichard à 17:19:22 dans GEOSOPHIE | Commentaires (0) |

Extinction : triplement du nombre d’espèces menacées au Brésil | 06 novembre 2008

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

627 espèces animales sont en voie de disparition au Brésil, soit trois fois plus qu'il y a quinze ans, selon une étude publiée dans le Livre rouge et présentée par Carlos Minc, le ministre de l'environnement.

Le nombre fait frémir. « Notre faune est tellement menacée que les chiffres ont triplé », s'alarme le ministre brésilien de l'environnement Carlos Minc, tout en présentant le Livre Rouge de la faune brésilienne menacée de disparition, un document officiel qui détaille les espèces désormais menacées sur le territoire de ce vaste pays d'Amérique du Sud.

Le ministre dénonce aussi les causes de cette catastrophe écologique, qu'il attribue à la déforestation, dues aux incendies, à la transformation des forêts natives en culture de soja ou en pâturages, mais aussi aux invasions sauvages de terre dans les parcs, au trafic d'animaux sauvages, aux pesticides qui affectent toute la chaîne alimentaire et à la pêche excessive.


Déforestation en Amazonie, le long des routes principales, puis secondaires comme l'indique la structure caractéristique en arêtes de poisson. Crédit Nasa/Landsat 7

« Aucun arbre de la forêt ne sera coupé dans le but de produire du biocarburant durant mon mandat », promet le ministre, ciblant la déforestation, une des principales causes du désastre.

60% de ces espèces menaçant de disparaître complètement proviennent de la forêt atlantique, qui jadis recouvrait la totalité du littoral du pays et dont il ne reste, aujourd'hui que 27%. 57 espèces sont en voie de disparition en Amazonie, soit 9,1%, et 30 (4,7%) dans la région marécageuse du Pantanal.

Parmi toutes ces 627 espèces, on dénombre 69 mammifères, 160 oiseaux, 20 reptiles, 16 amphibiens, 154 poissons et 208 invertébrés.


Progression de la déforestation au Brésil, vue par la caméra Modis à bord du satellite Aqua de la Nasa, entre 2002 et 2008. Crédit Nasa

Le précédent recensement, en 1989, dénombrait 218 espèces menacées. Si, de 1989 à 2004 79 animaux ont pu être sauvegardés et cesser d'être en danger, comme l'épervier royal, 418 autres ont fait leur apparition dans la liste.

Pour mieux appréhender l'ampleur de ces chiffres, il suffit de se dire que le Brésil, avec ses 8,2 millions de km², possède avec l'Indonésie la plus grande biodiversité du monde et abrite, à lui seul, 10% des mammifères et 13% des amphibiens. On y dénombre au total 530 espèces de mammifères, 1.800 d'oiseaux, 680 de reptiles, 800 d'amphibiens et 3.000 de poissons.

Vue composite perspective de la déforestation en Amazonie. Crédit Nasa/Landsat 7
Vue composite perspective de la déforestation en Amazonie. Crédit Nasa/Landsat 7
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/extinction-triplement-du-nombre-despeces-menacees-au-bresil_17256/

Publié par trichard à 17:27:42 dans GEOSOPHIE | Commentaires (0) |

Nos éco-gestes pour vos e-cards | 21 octobre 2008

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Une bonne idée d'ecards : notre collection d'éco-gestes, ou comment diffuser des idées simples et utiles...

Mettre un couvercle sur la casserole, faire ses courses avec un panier, éviter de laisser trop d'appareils électriques en veille ou opter pour des ampoules à basse consommation : les petits gestes qui font les grandes différences pour l'environnement sont connus. Mais il est bon de se les rappeler de temps à autres.

Notre dernière livraison de cartes virtuelles est consacrée aux éco-gestes. Vous y trouverez une liste de bonnes habitudes, faciles, gratuites et utiles...  Il n'est d'ailleurs pas inutile d'y jeter un œil pour soi-même.

Nos ecards sont aussi une bonne occasion de saluer les amis. C'est bien plus sympathique qu'un mail ! Régulièrement, nous enrichissons notre collection. Alors pensez donc à les consulter.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-du-site/d/nos-eco-gestes-pour-vos-ecards_17085/

Publié par trichard à 18:40:55 dans GEOSOPHIE | Commentaires (0) |

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