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"on fait la science avec des faits comme une maison avec des pierres, mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison" Henri Poincaré

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Prix Nobel : prestigieux dès sa naissance | 06 octobre 2009

Depuis 1901, date de sa création, le Nobel est l’étalon-or de la science. Comment est-il devenu à ce point renommé et incontestable ? (© Nobel Foundation)

 

Pourquoi le prix Nobel jouit-il d’un tel prestige ? Certes, les lauréats sont dans l’ensemble talentueux et méritent notre admiration. Mais leur élévation au statut d’élite se distinguant qualitativement des autres peut intriguer. Recevoir un prix Nobel a été - et reste sans doute - une référence discutable. Et s’il n’y a pas de mal à avoir des « héros » en science, nous devons comprendre sur quels critères ceux que nous sommes prêts à vénérer ont été sélectionnés.

L’explication du culte voué au Prix ne se trouve pas dans la liste des lauréats mais dans l’histoire de la science et de la culture du XXe siècle. Au début du siècle dernier, en effet, les Européens étaient disposés à croire en des olympiades impartiales de la culture. À cette époque où le darwinisme social dominait la pensée occidentale, la culture était conçue comme une résultante biologique. Les nations et les « races supérieures » s’affrontaient pacifiquement pour trouver leur place dans la hiérarchie de « l’aptitude » la plus évoluée. Et la compétition stimulait le progrès. C’est cette conception de la culture qui explique l’engouement suscité par le prix Nobel. Dès sa création en 1901, ce dernier a été considéré comme la première compétition internationale car elle se déroulait sur un terrain présumé équitable, où les nations pouvaient faire la preuve de leur droit à être honorées pour leur contribution au progrès collectif de la civilisation.

L’enthousiasme était réel, avant même l’annonce des premiers Prix. Naturellement, l’énorme somme d’argent en jeu fascinait, et si l’on veut comprendre en partie pourquoi le Prix a été rapidement élevé au rang de référence proche du mythe, il faut se rappeler le commentaire narquois de Gustaf Mittag Leffler, membre de l’Académie royale des sciences de Suède, en 1903 : « La mentalité bourgeoise convertit les plus grosses sommes d’argent en prestige [1] . » Sur un même plan, l’extravagante cérémonie et la présence des souverains suédois flattaient les sensibilités « fin de siècle ». Le faste définissait l’événement, et le Prix devint une sorte d’étalon-or, bien avant la constitution de la liste des lauréats.

Fierté nationale

Le président du Comité du prix de chimie, Olof Hammarsten, ne fut pas le seul surpris par cette notoriété si vite acquise. En privé, il reconnaissait pourtant que le prix Nobel était probablement une forme de reconnaissance moins prestigieuse que de nombreuses autres récompenses [2] . Il déplorait aussi certaines restrictions dictées par les statuts du Prix, telles que l’obligation de ne récompenser que des découvertes. Ainsi, un scientifique ayant une carrière marquée par l’excellence et ponctuée par des contributions ayant aidé à définir le front de recherche pouvait être éclipsé par un scientifique de moindre envergure mais auteur d’une découverte opportune et spectaculaire, ayant frappé l’esprit d’un membre influent du Comité.

Dès le début, les médias de l’époque contribuèrent à l’engouement pour le Prix et à sa transformation en un événement public : les prix Nobel comptaient parmi les honneurs affichés et reconnus sur la scène internationale, au même titre que les médailles olympiques, les possessions coloniales et les expéditions audacieuses. Ils témoignaient de « l’aptitude » d’un pays et nourrissaient la fierté nationale. Même après que la Première Guerre mondiale eut affaibli la croyance en l’efficacité d’une compétition pacifique entre nations et que les sciences eurent récusé la notion d’origine biologique de la culture, la quête de l’honneur national perdura.

Avec le temps, le prix Nobel vint aussi alimenter un nombre croissant de discussions visant à asseoir son prestige et attirer des financements. Les chercheurs et la presse d’Allemagne saluèrent ainsi les nombreux prix scientifiques remportés par leur pays en 1919 comme une manifestation de la supériorité culturelle allemande, malgré le traumatisme de la défaite militaire de 1918. Même chose aux États-Unis où le Prix attribué à Robert Millikan en 1923 fut interprété au niveau local comme la démonstration que Cal Tech et l’université de Californie du Sud étaient devenus des bastions du génie anglo-saxon, par opposition aux universités de la côte Est, « contaminées » par les immigrants. Et quand Berkeley commença aussi à se distinguer, certains y virent la preuve que les établissements publics américains étaient capables de rivaliser avec l’élite traditionnelle des universités privées.

Même les personnes chargées de proposer des candidats - qui étaient conscientes des actions parfois peu honorables se déroulant en coulisses, ou qui reconnaissaient les limites scientifiques de certains membres des comités - continuaient à soumettre des noms. Remporter le Nobel pouvait se transformer en atout important pour le chercheur, l’institution locale, la spécialité étudiée et la communauté scientifique d’un pays. La foi en l’existence d’un prix international impartial était trop exaltante pour être abjurée. Et cette récompense représentait un outil trop précieux pour être abandonné, même en proie aux plus gros doutes.

Lauréats omniscients

Avec le temps, le nombre d’institutions ayant intérêt à conforter la foi dans le Nobel augmenta. Les interactions entre les médias, les chefs de file du monde scientifique et les responsables politiques et universitaires contribuèrent à créer et à entretenir le culte. Dans les années 1940, Theodor Svedberg, membre du Comité du prix de chimie, visita les États-Unis et fut surpris de constater que les lauréats du prix Nobel, élevés au rang de génies, étaient consultés pour tout, des problèmes sociaux à la stratégie militaire [3] .

Et pourtant rien ne laisse supposer que ces lauréats forment une population à part, rassemblant les meilleurs d’entre les meilleurs. Certains des plus grands triomphes intellectuels du siècle, dont de nombreuses découvertes en physique, chimie et médecine, n’ont pas été célébrés à Stockholm. Il est inutile de jongler avec les statistiques des nominations pour expliquer les attributions du Prix.

Des critères fluctuants

Il faut par ailleurs reconnaître que les personnes chargées de proposer des candidats ont rarement donné des instructions claires. Et le cas échéant, les comités ont souvent dédaigné ces candidats consensuels. Certains lauréats n’ont été nominés qu’une fois, comme les chimistes Arthur Harden et Harold Urey. De même, le succès ou l’échec ne peuvent s’expliquer par des critères d’excellence intemporels et figés. Au contraire, les changements dans les priorités et les intentions des membres des comités, ainsi que leur conception de la réussite scientifique, ont joué un rôle crucial.

Les comités Nobel ressemblent à tous les autres comités : ils ne fonctionnent pas en vase clos, et les questions relatives au Prix peuvent subir des influences locales. Pendant les premières décennies, par exemple, le comité Nobel de physique était dominé par les physiciens suédois, qui avaient un parti pris pour la physique expérimentale. Si cette orientation a pu avantager certains candidats, elle a aussi porté tort à d’autres.

En 1911, Vilhelm Carlheim-Gyllensköld, nouveau venu dans ce Comité, fit remarquer que la physique théorique avait été négligée alors que d’éminents représentants de la discipline avaient été proposés, comme Ludwig Blotzmann, Oliver Heaviside, Max Planck ou Henri Poincaré [4] . Malgré cela, le Comité persista à ignorer les nominations de plus en plus fréquentes de Planck et de la théorie quantique, ou d’autres spécialistes de la physique théorique. Le Prix finalement accordé à Planck en 1919 représentait plus le souhait de récompenser le chef de file de la science allemande à une époque où le pays était plongé en pleine tragédie qu’une reconnaissance de la théorie quantique encore balbutiante, suspecte aux yeux du Comité.

De temps à autre, des factions au sein de l’Académie des sciences suédoise se rebellaient contre les priorités des comités, en particulier quand les propositions de ceux-ci ne recueillaient pas l’unanimité. Il arrivait aux comités de choisir et d’éliminer des candidats plus dans le but d’aboutir à un consensus que sur la base du seul mérite.

L’exemple du prix Nobel de physique attribué à Jean Perrin montre la part d’imprévu qui peut s’immiscer dans les délibérations. Alors qu’ils avaient terminé leur travail pour 1926, les cinq membres suédois du comité Nobel de physique étaient inquiets car ils avaient recommandé à l’Académie des sciences de ne décerner aucun Prix cette année-là, faute de candidat méritant. À l’approche du vote des cent membres de l’Académie des sciences sur les propositions du Comité, il y avait de la rébellion dans l’air : plusieurs membres, dont Carl Benedicks, n’étaient pas d’accord avec l’option choisie par le Comité [5] . Certes, la physique atomique traversait une période de confusion à cause de la physique quantique, mais plusieurs candidats « méritants », tels que James Franck, Arthur Compton et Arnold Sommerfeld, avaient bel et bien été désignés par des membres extérieurs. Benedicks et les autres accusaient le Comité d’appliquer les statuts de manière fantaisiste en fonction de leurs propres priorités, et ils estimaient que la célébration du 25e anniversaire du prix Nobel serait gâchée si aucun Prix n’était remis en physique.

Le Comité chahuté

Benedicks entretenait de bonnes relations avec certains scientifiques français et souhaitait aussi faire reconnaître des travaux qui ne portaient pas sur la nouvelle physique quantique. Pour lui, le Comité avait plusieurs fois négligé la candidature du Français Jean Perrin, qui, vingt ans plus tôt, avait apporté une preuve de l’existence des atomes par son travail sur le mouvement brownien. Il entreprit donc de braver la proposition du Comité et soumit son propre candidat, d’abord devant les dix membres de la section Physique de l’Académie chargés de se prononcer sur la proposition du Comité, et ensuite devant l’ensemble de l’Académie des sciences.

Des rumeurs selon lesquelles leur jugement était remis en question arrivèrent aux oreilles des membres du Comité. L’Académie pouvait-elle passer outre la compétence du Comité du prix de physique, comme elle l’avait déjà fait ? Les membres du Comité se mirent d’accord qu’en aucun cas Perrin ne devait recevoir le Prix puisqu’ils l’avaient déjà écarté à plusieurs reprises. À la dernière minute, le Comité proposa de remettre le Prix de 1925, qui n’avait pas été attribué, à Franck et Hertz, mais il resta inflexible sur la non-attribution du Prix de 1926. Ainsi, le Comité pensait avoir contenté l’Académie et écarté la menace de rébellion [6] .

Qu’à cela ne tienne, Benedicks proposa Perrin pour le Prix de 1926 sans tenir compte de l’avis du Comité. De longues discussions s’ensuivirent, et l’Académie des sciences finit par permettre à Perrin d’obtenir le Prix. Il fallait toutefois maintenir l’illusion que le choix avait été évident et unanime, et on ne pouvait envisager rien de moins qu’une réception somptueuse pour tous les lauréats. Ainsi, même les membres du Comité de physique qui s’étaient prononcés contre Perrin lui envoyèrent des télégrammes, l’invitant à dîner chez eux lors de sa venue à Stockholm !

L’histoire des Prix pendant l’entre-deux-guerres montre en outre comment une personne influente peut orienter le résultat. En 1922, après avoir désamorcé la crise concernant Einstein, Carl Oseen, spécialiste de la physique théorique, apparut comme l’homme fort du Comité de physique. En effet, malgré l’extraordinaire soutien international dont bénéficiaient Einstein et ses travaux sur la théorie de la relativité, le Comité avait refusé à plusieurs reprises de reconnaître son travail digne d’un Prix (lire l’article p. 42). Pour sa part, Oseen voulait récompenser Einstein, mais pour d’autres travaux.

Oseen fut le seul à proposer Einstein pour la découverte de la loi de l’effet photoélectrique. En 1922, il expliqua au Comité que la loi avait été reconnue comme une loi fondamentale de la nature, indépendamment du problème posé par la dérivation théorique d’Einstein, d’où il avait tiré sa notion de photon. Il récusa ensuite l’argument du Comité selon lequel le modèle atomique de Bohr était contradictoire avec la réalité physique en argumentant qu’il était fondé sur la loi de l’effet photoélectrique [7] .

Plus tard, les capacités d’analyse affûtées d’Oseen, complétées par une dose d’arrogance, l’amenèrent à jouer le rôle d’avocat général, de juré, de juge et de bourreau pour les candidats qu’il évaluait. Son exigence pour la rigueur conduisit le Comité à faire volte-face et à exclure l’astrophysique et la géophysique.

Dans le même temps, le Comité de chimie avait depuis près de trois décennies des difficultés à trouver des candidats et des résultats qui se distinguaient des autres. Il aboutissait rarement à un accord sur un nom et, à plusieurs reprises, les candidats avaient été choisis uniquement pour calmer les esprits.

Frontières repoussées

Quand, en 1930, Theodor Svedberg et Hans von Euler, deux scientifiques motivés et doués, rejoignirent le Comité de chimie en proie à ses querelles intestines, ils apportèrent leurs qualités de meneurs, mais ils entendirent aussi défendre leurs propres priorités de recherche. Ainsi, ils poussèrent les frontières de la chimie jusqu’à la recherche biomédicale. Ceux qui souhaitaient récompenser les travaux sur les principes fondamentaux de la chimie - avec des candidats comme G. N. Lewis, Niels Bjerrum, ou J. N. Brönsted - avaient peu de chances d’y parvenir.

Après la Seconde Guerre mondiale, le développement du nombre de scientifiques et de spécialités au sein de chaque discipline, ainsi que l’augmentation des budgets de recherche vinrent compliquer la désignation des sommités des communautés scientifiques nationales et internationales. Le prestige et l’autorité accordés à certains scientifiques peuvent expliquer pourquoi Otto Hahn reçut un Prix seul ; ou pourquoi des candidats écartés comme E. V. Appleton, P. M. S. Blackett et John Cockcroft, reçurent finalement un Prix, en dépit d’une découverte nouvelle.

Par ailleurs, certains membres du Comité rejoignirent des réseaux de recherche transnationaux, et la fidélité à ces sous-spécialités posait de nouveaux problèmes d’impartialité. Même si les comités sont désormais disposés à déléguer à des étrangers la responsabilité d’évaluer des candidats pour des domaines que les Suédois maîtrisent mal, il n’existe pas de ligne de démarcation magique, dans le cas du prix Nobel, entre un passé subjectif et un présent prétendument impartial et parfait.

 

Robert M. Friedman

Publié par trichard à 15:21:34 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) |

When is a pandemic not a pandemic? | 27 mai 2009

 

Arguments about the pandemic status of swine flu are a distraction from tackling the outbreak, warns Declan Butler.

As the influenza A (H1N1) swine flu virus fans out across the globe, there can be little doubt that we are already in the early stages of a flu pandemic. Nonetheless, there is considerable resistance to calling it a pandemic.

On 29 April, the World Health Organization (WHO) moved its assessment of the pandemic threat to phase 5 on its six-point scale, indicating that the new virus had caused "sustained community level outbreaks in two or more countries in one WHO region".

And that is where the threat level has sat ever since — one point short of official global pandemic status. The current definition of phase 6 requires that there are "sustained community level outbreaks in at least one other country in a different WHO region". That criterion will almost certainly be met sooner or later.

Yet this week Margaret Chan, director-general of the WHO, came under pressure from member states — including the United Kingdom and Japan — to move the goalposts to delay or prevent a move to phase 6, by redefining it to include an assessment of the severity of the disease, and not only its geographical spread.

Adding that requirement of severity may sound like common sense. But it is not, because the severity of a pandemic is unpredictable. The flu might fizzle out; or it could go away for months only to come back with a vengeance, creating as much devastation as the 1918 flu outbreak, which caused an estimated 50 to 100 million deaths worldwide.

Moreover, the WHO has pointed out that adding that criterion at a global level would be largely meaningless — what might be deemed a mild disease in a rich country with many doctors, drugs and intensive-care units might be more severe and cause considerable mortality in a poor country with little health infrastructure, and where underlying diseases may worsen outcomes of a flu infection.

So what's the big hang-up with calling a pandemic a pandemic? Those fretting over the term include news pundits in denial about the scale of the threat, along with politicians and scientists who fear that using the word may induce public panic.

Action, not phases

The importance of the phase 6 designation is overrated. It is not some alert threshold that, when passed, triggers an automatic and unstoppable series of draconian measures. As Chan says, "Level 6 does not mean that we are facing the end of the world."

ChanThe World Health Organization's Margaret Chan is under pressure over the pandemic status of swine flu.WHO

The WHO revised its pandemic preparationguidelines in April to make it clear that the organization's role is limited to the following: defining the extent of the virus's spread; coordinating the international public-health response; selecting the pandemic vaccine strains and recommending when large-scale vaccine production should start; and coordinating the gathering of scientific data on the outbreak.

Individual nations then take responsibility for deciding an appropriate course of action. The United States, for example, plans different responses depending on where a pandemic falls on its hurricane-like scale of severity, ranging from category 1 (denoting case-fatality rates of less than 0.1%) to category 5 (denoting case-fatality rates of 2% or above).

Richard Besser, acting head of the US Centers for Disease Control and Prevention (CDC), said in a media briefing on 28 April that from a US perspective, the WHO phases have very little meaning. "What we do means a lot more than what it is called," he told reporters. That involves "looking at what's going on at the community level and adjusting and adapting our guidance and our actions based on what's taking place on the ground". Besser is essentially saying that for practical purposes the US is acting as if it faces a pandemic threat, and other governments should be displaying similar candour.

Indeed, the WHO's expectations of national response are the same for phases 5 and 6. Both call for "each country to implement actions as called for in their national plans", and to be ready for an "imminent response".

Period of grace

Yet the debate over moving to phase 6 goes on. Chan was obliged to meekly acknowledge concerns about moving too quickly to phase 6 in her address on 18 May to the annual meeting in Geneva, Switzerland, of the World Health Assembly — the WHO's supreme decision-making body.

But she reminded delegates that the move to phase 5 had already activated several preparedness measures, and had helped to put public-health services, labs and industry on alert. She reiterated the definition of a pandemic: "A defining characteristic of a pandemic is the almost-universal vulnerability of the world's population to infection. Not all people become infected, but nearly all people are at risk."

The truth is that this defining characteristic has largely been met. As of 21 May, the WHO had reported some 11,034 lab-confirmed cases and 85 deaths in 41 countries. Moreover, although the official tally of lab-confirmed cases in the United States is 5,710, the CDC points out that the true number is probably well over 100,000.

Now that swine flu is everywhere in the United States, the CDC says that counting confirmed cases has become largely irrelevant. It has switched instead to its traditional surveillance systems for monitoring flu-like symptoms by looking for patterns, clusters and changes in flu activity nationwide. Other countries will surely follow suit as their outbreaks progress. Heavy surveillance teamed with rapid isolation and treatment of individual cases only makes sense at the very earliest stage of an outbreak in a region, when there is a possibility of slowing the initial spread. It becomes irrelevant once the virus is spreading widely within the community, as it is in the United States.

As Chan implied in her address, there are more pressing issues at hand than quibbling over phase definitions, such as helping poorer countries to prepare for the pandemic.

"This virus may have given us a grace period, but we do not know how long this will last," says Chan. "I strongly urge the international community to use this grace period wisely. I strongly urge you to look closely at anything and everything we can do, collectively, to protect developing countries from, once again, bearing the brunt of a global contagion."

This morning, Chan told the World Health Assembly that despite pressure to hold off from phase 6, she would not hesitate to raise the level if needs be. Chan is right - it is time to call a pandemic a pandemic.

http://www.nature.com/news/2009/090521/full/news.2009.501.html

 

Publié par trichard à 09:18:00 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) |

Alzheimer : vers un dépistage précoce ? | 21 avril 2009

Des modifications cérébrales apparaissent avant les premiers symptômes chez les malades d'Alzheimer.
Sébastien Bohler

Plus tôt on détecte une maladie d'Alzheimer, plus on a de chances de mettre en place une prise en charge efficace. À ce jour, on dispose de bilans neuropsychologiques (tests) permettant de faire la distinction entre des pertes de mémoire normales, liées à l'âge, et celles qui reflètent les prémices de la maladie. Mais une étude de l'Université de Floride révèle que chez certaines personnes ne présentant aucun trouble de mémoire, le cerveau peut présenter des altérations qui préfigurent le déclenchement des symptômes un ou deux ans plus tard.

L'équipe de Floride a suivi 260 personnes présentant divers degrés de pathologie, allant de l'absence de trouble de mémoire jusqu'à la maladie d'Alzheimer, en passant par des troubles légers souvent annonciateurs de la maladie. D'une part, elle a constaté que le rétrécissement d'une zone du cerveau, le lobe temporal médian, est proportionnel à l'intensité des troubles mnésiques. D'autre part, elle a observé un début de réduction de cette zone chez des personnes ne présentant aucun trouble apparent, mais chez qui le suivi sur un ou deux ans a révélé l'apparition ultérieure des symptômes.

Les observations cérébrales ne suffisent pas pour poser un diagnostic, mais, combinées aux mesures neuropsychologiques, elles en améliorent la précision et la fiabilité. En outre, si ces résultats étaient confirmés auprès d'un plus grand nombre de patients, ce type de dépistage pourrait améliorer la prise en charge précoce des individus vulnérables. Mais surtout, l'imagerie cérébrale semble particulièrement précieuse pour éliminer un diagnostic de maladie d'Alzheimer si la zone cérébrale « à risque » ne présente pas d'altération morphologique.

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-alzheimer-vers-un-depistage-precoce-20941.php

Publié par trichard à 15:51:06 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) |

La Chine menace les grands singes africains, affirme Jane Goodall | 12 mars 2009

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Les exploitations de forêts africaines téléguidées depuis la Chine mettent en danger les populations de gorilles et de chimpanzés, selon la primatologue Jane Goodall qui lance un cri d'alarme.

Les avertissements de ce genre sont légion, mais leur mise en valeur par une sommité mondiale telle que Jane Goodall ne peut passer inaperçue. Messagère des Nations Unies pour la paix, primatologue, éthologue et anthropologiste, Jane Goodall fut la première à remarquer, en octobre 1960, qu'un chimpanzé était capable d'utiliser des outils pour s'alimenter.

Selon la scientifique, les Chinois, qui ont pratiquement épuisé leurs propres ressources forestières et minières, tentent par tous les moyens d'obtenir de nouvelles concessions forestières en Afrique ou d'y obtenir des droits sur l'exploitation des minerais ou du pétrole. Pour cela, ils y construisent des routes ou des barrages, sans aucun respect pour un environnement qui leur est étranger.


La primatologue Jane Goodall. Crédit Commons

Grands singes contre ressources minières

Il s'agit là de régions forestières non exploitées jusqu'à présent, particulièrement tentantes pour la Chine. La primatologue juge que ce pays accomplit des efforts désespérés pour assurer sa croissance économique. Elle signale que la Chine possède déjà de nombreuses entreprises au Congo-Brazzaville et est aussi certainement présente en République démocratique du Congo, deux pays dont les populations de primates ont déjà été littéralement décimées par les activités humaines.

Jane Goodall a dénoncé ces actions lors d'une audition à la Chambre des Représentants des Etats-Unis, mettant en garde le monde politique contre les pressions exercées par Pékin auprès des gouvernements africains, et plus particulièrement du bassin du Congo, pour qu'ils accordent à la Chine toujours plus de concessions minières et forestières en échange d'infrastructures diverses et d'aide médicale.

Aujourd'hui âgée de 74 ans, Jane Goodall, dont les travaux ont profondément transformé les rapports homme-animal, s'est toujours impliquée dans les causes de protection des primates, visant notamment à agrandir les zones d'habitat naturel protégé des chimpanzés en Tanzanie. Elle a fondé l'Institut Jane Goodall, où elle dénonce aussi les causes principales de la disparition des primates comme la consommation de la viande de brousse, dont le commerce est facilité par la construction de routes dans des régions restées vierges durant des millénaires, et aujourd'hui récupérées par une exploitation forestière galopante.

Chimpanzé dans son habitat naturel. Source : Help Congo
Chimpanzé dans son habitat naturel. Source : Help Congo
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/la-chine-menace-les-grands-singes-africains-affirme-jane-goodall_18555/#xtor=RSS-8

Publié par trichard à 16:24:45 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) |

Le braconnage des éléphants sévit à nouveau au Kenya | 27 février 2009

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Le braconnage augmente de manière catastrophique au Kenya, et plus particulièrement au Tsavo National Park où paissent de nombreux troupeaux d'éléphants, entièrement protégés.

Cinq cadavres d'éléphants braconnés ont été découverts dans le Tsavo au cours des six dernières semaines, défenses découpées à la hache. C'est ce que révèle l'IFAW (International Fund for Animal Welfare, Fonds international pour la protection des Animaux). Par ailleurs, les rangers du Kenya Wildlife Service (KWS) ont arrêté deux braconniers présumés qui se cachaient dans le parc ainsi qu'un intermédiaire qui avait déjà vendu les défenses à d'autres trafiquants du réseau de vente d'ivoire. Ils ont aussi récupéré deux fusils AK-47 (Kalachnikov) et 38 cartouches.

Jonathan Kiroui, directeur du parc qui est aussi une des plus belles réserves naturelles du monde, s'alarme et fait le rapprochement avec les ventes d'ivoire exceptionnelles mais légales organisées l'an dernier. Celles-ci concernaient 102 tonnes d'ivoire provenant de stocks d'Afrique du Sud (où les éléphants prolifèrent), du Botswana, de Namibie et du Zimbabwe et ont rapporté plus de 12 millions d'euros. Ces ventes étaient approuvée par la CITES (Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore menacées d'extinction), soutenue par les Nations-Unies. Selon Kiroui, ces ventes légales auraient pu servir d'écran à l'écoulement des défenses résultant du braconnage, peut-être accompagné de faux documents.

James Isiche, directeur du Bureau régional d'Afrique orientale d'IFAW, s'inquiète de cet incident qui pourrait présager d'un retour à la grande époque du braconnage des années 1970 et 1980.

« La situation est terrible et doit être enrayée avant toute nouvelle escalade, clame James Isiche, de l'IFAW. Nous pensons qu'il existe une forte corrélation entre cette augmentation et les ventes de stocks d'ivoire autorisées par la CITES il y a quelques mois. Nous craignons que la situation empire dans d'autres états de l'aire de répartition des éléphants qui sont confrontés à de plus grandes difficultés d'application de la loi que le Kenya ou certains pays d'Afrique australe. Nous maintenons que le commerce de l'ivoire, quel que soit l'endroit où il est autorisé, demeure une menace omniprésente pour les éléphants. »

Une menace récurrente

Mais le phénomène est loin d'être isolé. La semaine dernière, Cynthia Moss, spécialiste des pachydermes, indiquait dans un rapport qu'un réseau très structuré de braconniers était à l'origine d'une résurgence de l'abattage des éléphants dans le parc national d'Amboseli, toujours au Kenya.

Second parc national d'Afrique par sa superficie après le Parc Kruger, Tsavo abrite le plus grand troupeau d'éléphants du Kenya, constitué d'environ 11.700 individus. Depuis 2005, au sein du Parc, IFAW a entrepris avec le KWS (Kenya Wildlife Service), un projet de collaboration sur cinq ans d'une valeur de 980 000 euros visant à renforcer les opérations de gestion dans le cadre des efforts d'application de la loi et de lutte contre le braconnage, à soutenir les besoins en infrastructures, à atténuer les conflits hommes-animaux, à développer la recherche, et enfin à soutenir des programmes d'éducation environnementale auprès des communautés.

Scène de braconnage au Tsavo National Park. Crédit : IFAW
Scène de braconnage au Tsavo National Park. Crédit : IFAW
 http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/le-braconnage-des-elephants-sevit-a-nouveau-au-kenya_18401/#xtor=RSS-8

Publié par trichard à 11:33:44 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) |

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