• Vendredi 11 mars, la Terre nous a rappelé qu’elle pouvait être dangereuse ! Le terrible séisme qui vient de frapper le Japon comme celui qui avait frappé l’Italie en 2009 donne la possibilité aux enseignants d'aborder les tremblements de terre et plus globalement la prévention des risques en classe. De nombreuses et diverses ressources sur Internet permettent aux enseignants d'étudier ce phénomène avec leurs élèves et de les informer que la France n'est pas à l'abri des séismes. 

    L’évolution de la situation en direct 

    Google Earth
    http://www.google.com/gadgets/directory?synd=earth[...]
    TV5Monde
    http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Japon-seisme-mars-2011/p-14983-Accident-nucleaire-au-Japon-Suivez-les-evenements.htm
    Un pearltrees sur le séisme du Japon
    Un pearltree est une organisation de pages web. Chaque pearltree fonctionne comme un dossier : vous pouvez l'ouvrir, le fermer, le mettre dans d'autres pearltrees et le partager où et avec qui vous voulez.
    http://www.pearltrees.com/#/N-fa=2637525&N-u=1_70234&N-f=1_[...]

    Carte dynamique des séismes récents

    http://www.japanquakemap.com/

    IRSN et l'actualité

    http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/actualite.aspx

     

    Des informations scientifiques

     InfoSciences

    http://www.infosciences.fr/seisme-accident-nucleaire-au-japon-le-ri[...]

    Wikipédia

    http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9isme_de_2011_de_la_c%C3%B4te_Pa[...]

    La page de Tristan Ferroir

    http://tristan.ferroir.free.fr/index.php/2011/03/11/seisme-de-miyagi-[...]

     

    Scientific American

    http://www.scientificamerican.com/report.cfm?id=japan-earthquake-tsunami

    GéoAzur

    http://geoazur.oca.eu/spip.php?rubrique513

    Site gouvernemental américain USCG
    http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsww/Maps/10/140_40.php
    http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsww/Quakes/[...]  
    http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/eqinthenews/2011/usc0001xgp/

    Planet-Terre (un dossier très complet)

    http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metada/[...]

    Un dossier du CNRS

    http://www.insu.cnrs.fr/coK/terre-solide/catastrophes-et-risques/[...]

     

    Le risque nucléaire

     

     

     

     

     

     

     

    Communiqués de l’ASN

    http://www.asn.fr/index.php/S-informer/Actualites

    Une synthèse sur le risque nucléaire

    http://fr.rian.ru/onlinenews/20110313/188846133.html

    Centrale nucléaire d’Onagawa (Wikipedia)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_d%27Onagawa

    Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Fukushima[...]

    Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire

    http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents[...]

    Préfecture de Fukushima : des relevés de radioactivité (site en japonais)
    http://www.atom-moc.pref.fukushima.jp/dynamic/C0020-PC.html  
    Traduction des menus du site en français :
    http://translate.google.fr/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.atom[...]  

    Carte des radiations au Japon

    http://www.targetmap.com/viewer.aspx?reportId=4870

    Les dossiers de quelques médias


    Libération

    http://www.liberation.fr/japon-seisme-2011,100014

    Radio Suisse Romane

    http://savoirs.rsr.ch/dossier/science/les-risques-naturels/1

    La Provence

    http://www.laprovence.com/article/region/olivier-bellier-geol[...]

    La Libre Belgique

    http://www.lalibre.be/actu/international/article/648109/viole[...]

    Le Monde

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/03/11/alerte-au-tsu[...]

    Sciences et Avenir

    http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/nature-environnement/2[...]

    FuturaSciences

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/en-vid[...]

    TSRinfo

    http://www.tsr.ch/info/dossiers/2011/seisme-au-japon/

    Quel risque sismique en France ? 

     La France, moins soumise au risque sismique que ne peut l’être le Japon ou l’Italie, n’est cependant pas exempte de ce risque. La métropole, éloignée de toute zone de contact entre plaques tectoniques, est affectée par une sismicité moyenne ou modérée, présente essentiellement dans les Pyrénées, les Alpes, la Provence Côte d’Azur, l’Alsace. Des séismes récents de magnitude supérieure à 5 (séisme de magnitude 5,4 près de St Dié le 22 février 2003, séisme de magnitude 5,5 près de Lorient le 30 septembre 2002, 5,2 à Annecy le 15 juillet 1996 qui a causé plus de 61 M€ de dommages) ont été ressentis par la population. Les Antilles, quant à elles, sont situées à l’aplomb d’une zone de subduction et donc connaissent une sismicité importante.
    http://www.developpement-durable.gouv.fr/  

    Un outil pour suivre la radioactivité en France. Cet outil propose  les résultats de la surveillance radiologique effectuée par l’IRSN.

    http://criter.irsn.fr/exercice/acteur/

     

    Des projets d’établissements sur ces phénomènes

     

    Edusismo

    Un site incontournable pour tous les enseignants qui s'intéressent aux séismes, plus particulièrement dans le cadre du programme de 4ème.

    Il met en œuvre un projet éducatif « SISMOS à l’ECOLE » à l’échelle nationale et internationale.

    Le principe global du projet est de mettre en réseau des établissements scolaires équipés de sismomètres à vocation éducative. Des élèves de 13 à 18 ans (du collège au lycée) sont chargés d'installer, dans leur établissement, un capteur sismique. Les signaux dus à l'activité sismique alimentent une base de données en ligne, véritable centre de ressources sismiques, et point de départ d'activités éducatives et scientifiques utilisant les nouvelles technologies de l'information et de la communication.

    Compte tenu des orientations du projet (donnant une grande place aux technologies nouvelles de communication), de sa dimension éducative (sensibilisation au risque sismique), de son contenu scientifique (instrumentation, géophysique, sciences de la terre), et de son importance à l’échelle régionale voire nationale (mise en réseau d’établissements scolaires), de nombreuses pistes peuvent être exploitées par les équipes pédagogiques des établissements scolaires.

    http://www.edusismo.org/

    Un exemple du travail réalisé, au niveau de ce séisme, dans un des collèges associé à ce projet.

    http://www.clg-caillols.ac-aix-marseille.fr/sismo/sage/accueil.htm

     

    Aster azur

    Des élèves de collège et de lycée de l'Académie de Nice enregistrent, dans leur établissement, l'activité sismique régionale voire mondiale et mettent à votre disposition l'ensemble de leurs résultats.

    Ce site vous propose, dans ses diverses rubriques, la sismicité régionale et nationale, les sismogrammes enregistrés dans les stations, des documents relatifs la sismologie, des logiciels éducatifs ainsi que de nombreux exemples d'activités éducatives et pédagogiques.

    http://aster.unice.fr/

     

    Collège des Caillols/sismo

    De nombreuses informations sur les séismes et Sismo des écoles

    http://www.clg-caillols.ac-aix-marseille.fr/sismo/

    Prévention 2000

    http://www.prevention2000.org/cat_nat/risques/seisme/accueil_tt.htm

     

    Des logiciels et des animations pour mieux comprendre ces phénomènes

     

    Deux animations de Claude Perrin : Biologieenflash

    Animation permettant de superposer les cartes des séismes et volcanisme pour mettre en évidence les plaques tectoniques.

      

     http://www.biologieenflash.net/animation.php?ref=geo-0024-1

     

    Animation pour comprendre la subduction et l’expansion océanique

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    http://www.biologieenflash.net/animation.php?ref=geo-0032-1

     

    Trois animations de JP Gallerand : SVT44

    - Simulation de séismes :

     

     http://44.svt.free.fr/jpg/4_1.htm

     

    - La répartition des séismes et des volcans

     

     http://44.svt.free.fr/jpg/4_3.htm

     

    - Prévention dans les régions à séismes

     http://44.svt.free.fr/jpg/4_5.htm

     

    TectoGlob

    Il vous permettra de faire apparaître la localisation des séismes, des volcans, des plaques mais aussi l’âge et la profondeur des fonds océaniques, simuler une terre avec 0, 100, 200m de plus ou de moins d’eau dans les océans…etc.

     

    http://pedagogie.ac-amiens.fr/svt/info/logiciels/Tectoglob/index.html  

     

     

      

     

    Seismic Waves

     

     

     

     

     

     

     

     

    Présentation et utilisation de ce logiciel gratuit

    http://artic.ac-besancon.fr/svt/act_ped/svt_clg/quatrieme/seism[...]

     

    Educarte

    Ce logiciel permet d'afficher, sur un fond de cartes topographiques, différentes données (séismes, volcans, stations sismologiques, données GPS, villes ...).

    http://www.edusismo.org/docs/outils/educarte/index.htm

     

    Ondes P

    Le but du logiciel Ondes P est d'illustrer, de manière simplifiée, une méthode de modélisation de la structure interne du globe terrestre permettant d'expliquer les caractéristiques de la zone d'ombre. La célérité des ondes sismiques à une profondeur donnée dépend de la nature de la roche et des conditions physiques (pression et température) qui règnent à ces niveaux. Les variations lentes et continues de célérité sont dues aux élévations progressives de pression et de température. Les variations brusques sont dues à de brusques changements de composition de la roche (ou à un changement d'état).

    http://pedagogie.ac-amiens.fr/svt/info/logiciels/ondesp/index.htm

     

    Des informations de collègues

    Liliane Arnaud Soubie

    http://lewebpedagogique.com/arnaud/

     

    Maurice Boneff

    http://www.clg-caillols.ac-aix-marseille.fr/sismo/seismes/2011/20110311/

     

    Fabien Crégut

     Vendredi 11 mars, la Terre nous a rappelé qu’elle pouvait être dangereuse ! Le Japon a connu un des plus gros séismes enregistrés par les sismographes, ces appareils qui enregistrent l’onde qui se propage à la surface de la Terre, onde générée au foyer lors de la libération d’énergie. Une partie du Japon a été ensuite recouvert d’une vague haute par endroit de plus de mettre, vague conséquence d’un tsunami résultant de ce séisme, qui reste le plus gros de l’histoire récente du japon. Les géologues s’y attendaient, tant cette partie du monde est « posée » sur une zone d’intense activité sismique. Zone située à la rencontre de 4 plaques, la plaque pacifique, la plaque des philippines, et la plaque eurasiatique et la plaque nord américaine, est sujette à ces phénomènes telluriques.

    http://www.monanneeaucollege.com/plaques.htm
    Mais que s’est-il passé ?

    Il s’agir d’un séisme de subduction, phénomène qui est responsable des plus gros séismes ressentis à travers le monde. Dans le cas de ce séisme, la plaque pacifique se déplace vers le nord-ouest alors que la plaque eurasiatique, elle, se déplace vers le sud-est, de façon schématique !

    De façon inévitable, la plaque pacifique plonge sous la plaque de l’Asie, et régulièrement provoque des séismes, c’est la subduction. La subduction, est l’enfoncement d’une lithosphère océanique dans l’asthénosphère, les fosses océaniques, marquent ces zones de subduction. Le moteur de cette subduction n’est autre que la dorsale du Pacifique-Est, prolongée par la dorsale pacifique-Antarctique qui poussent la plaque pacifique vers le nord ouest.

    http://www.monanneeaucollege.com/tectoglob-svt4-chap7.htm

    http://www.monanneeaucollege.com/4.svt.chap7.htm

    Ce vendredi 11 mars, l’énergie libérée au foyer à 24 km de profondeur, et à 370 Km de Tokyo, fût-elle, qu’elle généra un tsunami. C’est ce même phénomène qui se produisit il y a déjà 7 ans en 2004 sur l’île de Sumatra en Indonésie.

    http://www.monanneeaucollege.com/tsunami261204.htm

    http://www.monanneeaucollege.com/4.svt.chap5.htm

    Autres ressources sur les séismes

     

    Un Thémadoc sur les séismes

    http://crdp.ac-amiens.fr/seismes/002.htm

     

    Sismologie et géochimie - CNRS

    L’exploration et l’étude des affleurements à la surface de la Terre permettent de décrire la structure et la composition chimique de la croûte terrestre. Grâce aux forages, il est possible d’accéder à des zones plus profondes. Mais comment connaître sa structure et sa composition interne ? On utilise pour cela des moyens détournés. En effet, certains affleurements de roches sont représentatifs des zones profondes. Au-delà, on établit des modèles basés sur la formation de la Terre et la composition des météorites.

    http://www.cnrs.fr/cnrs-images/sciencesdelaterreaulycee/contenu/[...]

     

    Réseau SISMALP

    Réseau sismologique des Alpes proposant des données sur les séismes.

    http://sismalp.obs.ujf-grenoble.fr/

     

    Réseau RENASS

    Réseau national de surveillance sismique proposant également des données sur les séismes.

    http://renass.u-strasbg.fr/

     

    Wikipedia

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblement_de_terre

    http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9isme_du_11_mars_2011_au_Japon

     

    Des photographies

    Tsunami et tremblement de terre au Japon : photographies « avant/après » sur le site d'ABC

    http://www.abc.net.au/news/events/japan-quake-2011/beforeafter.htm

    Diaporama du Parisien

    http://www.leparisien.fr/diaporama-photos/index.php?id=1353[...]

    Mail Online

    http://www.dailymail.co.uk/news/article-1365318/Japan-earthquake[...]

    Satellite Photos of Japan, Before and After the Quake and Tsunami

    http://www.nytimes.com/interactive/2011/03/13/world/asia/satellite[...]

     

    Des vidéos

    YouTube

    http://www.youtube.com/results?search_query=seisme+du+japon&aq=f

    Sur France24 :
    http://www.france24.com/fr/20110311-tokyo-nord-est-japon-frappe-[...]

    ParisMatch

    http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Japon[...]

     

    Plus d'informations dans le dossier du Café Pédagogique

    http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/seismeJapon[...]

     

    JP Gallerand - E Jourdan

    http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/sciences/svt/Pages/2011/121_Alaune.aspx


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  • Japan faces up to failure of its earthquake preparations

    Systems for forecasting, early warning and tsunami protection all fell short on 11 March.

     

    TOKYO

    Japan has the world's densest seismometer network, the biggest tsunami barriers and the most extensive earthquake early-warning system. Its population is drilled more rigorously than any other on what to do in case of earthquakes and tsunamis.

    Yet this month's magnitude-9 earthquake surprised the country's forecasters. The grossly underestimated tsunami destroyed the world's deepest tsunami barrier and caught people by surprise. And the early-warning system for earthquakes largely failed. What went wrong?

    The first problem was the earthquake forecast. Japan's seismic hazard map, the latest version of which was released in March 2009, breaks the offshore area of northeastern Japan into five seismic zones and envisages seven different earthquake scenarios. Each is assigned a probability based on the historical record of earthquakes. The southern Sanriku offshore region, which included the origin of this month's earthquake, was given a 30–40% chance of rupturing in the next 10 years and a 60–70% chance in the next 20 years.

    As earthquake forecasting goes, these are very high numbers. "That basically means it could happen any day," says Yoshinori Suzuki of the Earthquake Disaster Reduction Research Division within the science ministry, which coordinates the map-making. But the fault was expected to unleash an earthquake of around magnitude 7.7 — about as large as any in the historical record for the area (see Nature 471, 274; 2011).

    For a separate fault segment offshore from the Fukushima Daiichi nuclear plant, the same forecasting approach postulated only a magnitude-7.4 earthquake, with a less than 2% chance of occurring over the next 10 years and less than 10% over the next 50 years. The government of Fukushima prefecture even refers to the seismic hazard map to boast on its website: "With firm geological foundations and major earthquakes rare, Fukushima is a safe and secure place to do business." What the risk maps didn't allow for, however, was the coupling of segments that allowed the rupture to propagate for some 500 kilometres, unleashing an earthquake of magnitude 9.0 (see 'False comfort').

    Japan's earthquake forecasting has had its successes. In 2003, the magnitude-8.3 Tokachi-oki earthquake occurred right in the middle of a forecasted hotspot. But for the most part, earthquake forecasting, which really took off in Japan in the 1980s and 1990s, has had mixed results, with many devastating quakes hitting outside the expected zones. "We would like to see more hit the marks," says Kyoto University's James Mori.

    Despite the surprisingly powerful earthquake, Japan's earthquake-resistant buildings seemed to hold up well. "There was shaking damage but not much considering how strong the earthquake was," says Mori. It was the tsunami that did most of the damage, overwhelming barriers and years of preparation.

    “The system seems to break down around a magnitude-8 quake.”


    The world's deepest tsunami barrier, a 2-kilo- metre-long edifice at the mouth of Kamaishi Bay on the northeast coast, was completed in 2008 after 30 years, at a cost of more than ¥120 billion (US$ 1.4 billion). Anchored to the sea floor 63 metres down and rising 8 metres above the water, the 20-metre-thick break- water was designed to withstand the impact of a tsunami like the one from the 1896 Sanriku earthquake, which produced waves rising to nearly 40 metres in some areas.

    Koji Fujima, a specialist in tsunami wave propagation at the National Defence Academy in Yokosuka, says that this and other structures along the coast gave people a false sense of security. "The region probably gets 2- or 3-metre tsunamis more than once a decade, and people know that the breakwaters will protect them from those," says Fujima. With the hazard map forecasting earthquakes in the magnitude-7.5 range, people would have anticipated a maximum tsunami of 4–5 metres.

    Tsunami risk underestimated

    Faith in the barriers seems to have undermined Japan's legendary tsunami-preparedness drills. In northeastern Japan as elsewhere, university professors, research institutes, non-governmental organizations and local civic groups carried out several drills each year to train people in how and where to evacuate. "We were working as hard as we could to educate people," says Fujima.

    Yet people apparently became relaxed about tsunami risks, says Yoshiaki Kawata, a disaster-management expert at Kansai University. A tsunami originating in Chile last year triggered an evacuation warning to 1.68 million people in northeastern Japan. Only 62,000 sought shelter, says Kawata.

    "People thought the breakwater was enough," says Fujima. But he adds that "there was no way it could protect them" against the tsunami on 11 March, although it did diminish the wave. Rising an estimated 15–20 metres at sea and 50 metres at some points after hitting the shore, even higher than the 1896 wave, it destroyed the tsunami barriers at Kamaishi and elsewhere and has killed an estimated 20,000 people who had failed to find safe, higher ground. It also swamped emergency generators at the Fukushima Daiichi plant, disabling the cooling system (see page 555). Built in the 1960s, the plant was designed to withstand a tsunami of no more than 5.7 metres.

    The early-warning system operated by the Japan Meteorological Agency, designed to alert people when an earthquake will create shaking at or above level 5 on Japan's energy intensity scale (severe enough to crack walls), fell short as well. Based on a seismic reading taken a few seconds after an earthquake hits, the system provides up to tens of seconds of warning before the major shaking begins. On 11 March it delivered accurate warnings to areas near the epicentre. But the greater Tokyo region, where many areas experienced level-6 shaking, received no warning. Bullet trains and nuclear reactors, which have their own warning systems, shut down promptly, as designed.

    The problem, according to Kyoto University's Masumi Yamada, was that the system assumes a 'point source' for an earthquake. In this case, the point source led to an estimate of a magnitude-7.2 quake. But as the Sanriku rupture ripped hundreds of kilometres of fault line parallel to the coast, unleashing ever more energy and causing slips of 20 metres or more near the Tokyo region, the system didn't correct itself. The frequent aftershocks also confounded the system, which generated several false alarms and missed large aftershocks.

    "The system seems to break down around a magnitude-8 quake," says Yamada. In April, she will start a three-year collaborative project with the Japan Meteorological Agency to convert the point-source warning system to a dynamic one that works in two dimensions.

     

    Japan's disaster defences can certainly be improved, says Fujima, but he thinks that people should recognize that there are limits to what can be done against a "once in a thousand or two thousand years earthquake". Sturdier breakwaters could be built in areas where the tsunamis hit hardest, but they are expensive and could never fully protect against the biggest waves. "People probably should just stop building in the areas where large tsunamis will come," he says.

    Kawata, however, puts his faith in better engineering. He agrees that the most effective way to avoid damage is to have people live out of reach of tsunamis. But he envisages houses (and nuclear plants) built on an artificial coastline supported by 10-metre-high concrete pillars. "There are a lot of things we have to do urgently. If we have a vision and we pool our energies, we can do it."

    http://www.nature.com/news/2011/110329/full/471556a.html


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  • http://www.cnrs.fr/fr/science-direct/video/video.html#haut

    18/03/2011
    Voyage au centre de la terre (extrait)
    Des chercheurs du CNRS et de l'Ecole normale supérieure de Lyon font le point des connaissances sur l'intérieur de la terre et sur les phénomènes liés à l'activité interne de notre globe. Dans cet extrait Paul Tapponnier (IPGP) évoque la tectonique des plaques. Ce film peut être visionné intégralement à partir de la page de la notice du film.
    Réalisation : Jean-Pierre Mirouze - Production : Flight Movie et CNRS Images/média



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  •  

    Quake shakes Japan's science

    Natural disaster leaves researchers struggling with broken equipment and a crippled infrastructure.

    Some buildings at Tohoku University are too damaged to be entered safely.Tohoku Univ.

    The magnitude-9.0 earthquake that struck northeastern Japan on 11 March trashed Koji Tamura's laboratory and office, flinging books, microscopes, sequencers and samples to the floor. The geckos, Xenopus frogs and zebrafish that the Tohoku University researcher uses to study organ development survived the quake but now face a slow death, because disrupted water supplies mean their tanks may run dry. "Without water, I am worried how long our animals can survive," he says. "But I cannot think about research at a time when many suffering people need water to live."

    Like many scientists in Japan, Tamura is both anxious over disrupted research plans and heartbroken at the human toll of the earthquake and the ensuing tsunami, which killed thousands of people and left nearly half a million homeless. No casualties have been reported on campus at universities and research institutes so far. But more than a week after the event, scientists taking stock of the damage foresee a long, difficult recovery, as disrupted infrastructure and power outages in Tokyo and other eastern parts of Japan add to the physical damage at labs and other facilities.

    The earthquake hit hardest at Tohoku University, a materials-science, engineering and biomedicine powerhouse in the city of Sendai, close to the epicentre. At the university, which is expected to remain closed until late April, an emergency team is assessing the damage, but scarce electricity, gas and water, coupled with intermittent aftershocks, are making inspections extremely difficult. The tsunami flooded one building at a field station of the Graduate School of Agricultural Science on the coast north of Sendai, and six buildings on the main campus are too dangerous to enter.

    The university's WPI-Advanced Institute for Materials Research, renowned for its work on metallic glasses, polymers and nanodevices, has lost ¥1 billion (US$12.5 million) of equipment, and the cost is likely to increase when the damage is assessed in detail, says Yoshinori Yamamoto, the institute's director. Broken instruments include some of the world's best electron microscopes and instruments for studying the atomic arrangement of surfaces.

    Farther from the epicentre, the Japan Proton Accelerator Research Complex (J-PARC), south of Sendai on the coastline of Ibaraki prefecture, has been shut down. Its three accelerators seem to be intact, and the facility escaped damage from the tsunami. But the earthquake cut off the water supply, buckled nearby roads and damaged computer servers. This week researchers will begin switching on the facilities for preliminary inspections.

    The High-Energy Accelerator Research Organization in Tsukuba has also seen its Photon Factory synchrotron crippled. "The linear accelerator has seen some substantial damages," Soichi Wakatsuki, director of the Photon Factory, wrote to the international community on 15 March. But he noted that "five protein crystallography beamlines have been spared of major damages".

    Meanwhile, the shutdowns of the Fukushima Daiichi reactor complex and other nuclear plants after the earthquake have led to electricity shortages in Tokyo and neighbouring prefectures, where temporary outages are planned every day. Many institutions in the region, including the University of Tokyo and some RIKEN institutes, have been forced to drastically reduce electricity use and shut down large facilities such as supercomputers.

    Uncertainty resulting from the disrupted infrastructure and the nuclear crisis is prompting foreign nationals to decamp for cities farther south or overseas. "That is the major problem," says Adrian Moore, a unit leader of the Brain Science Institute at RIKEN in Wako. Five out of his six non-Japanese postdocs and students have left and will not return until the situation improves. At J-PARC, all foreign researchers have flown home or are being housed in dormitories in Tsukuba, where the infrastructure held up better. The government is considering emergency funding for rebuilding universities and research institutes.

    Amid the depressing circumstances, there are bright notes. On the day of the earthquake, Japan's research vessel Chikyu, capable of drilling seven kilometres into the sea floor, was docked in Hachinohe, north of Sendai, preparing for a voyage to sample coal beds deep under the sea floor.

     

    Within 30 minutes of the quake, the ship undocked with 200 people aboard, including 48 elementary school pupils on a tour, because a ship at sea is safer than the shore during a tsunami. The tsunami arrived almost immediately afterwards, spinning the 57,000-tonne vessel 2.5 times but causing no injuries. The only damage was to one of the ship's six thrusters. "It was almost a miracle that no life was lost," says Fumio Inagaki, co-chief scientist of the coal-bed expedition at the Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology. The upcoming voyage was cancelled, however.

    Yukihisa Kitamura, executive vice-president of Tohoku University, says students and faculty members are encouraged by support messages from around the world. "We are regaining our enthusiasm rather than giving in," he says.

    http://www.nature.com/news/2011/110321/full/471420a.html


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  • publié par le CNRS en  2005 :

    Déformation lithosphérique et phénomène de subduction

    Un « savoir sphère » séculaire

    Le phénomène d'enfoncement d'une plaque sous une autre est appelé « subduction », littéralement « conduire sous ». Serge Lallemand, directeur du Laboratoire « Dynamique de la lithosphère », nous en explique la mécanique et précise la relation qui peut exister entre zone de subduction et séisme.

    Pouvez-vous décrire le mécanisme de subduction ?
    Serge Lallemand.
    On sait depuis les années 1960 que les fonds océaniques sont en expansion. La croûte océanique qui constitue la partie la plus superficielle des plaques océaniques prend naissance le long des dorsales par extraction de magma depuis le manteau. Une fois formées, les plaques dérivent puis disparaissent sous les continents et archipels, retournant ainsi à leurs origines. Dans plus de 80 % des cas, la plaque qui passe dessous est de type océanique (créée à partir d'une dorsale), on parle de subduction océanique. Il arrive néanmoins (presque 20 % des cas) que des plaques continentales s'enfoncent sous d'autres plaques continentales. On parle alors de subduction continentale. L'Inde passant sous le Tibet au front de l'Himalaya en est un exemple.

    © Jacques Malavieille et Serge Lallemand.

    Convergence « à problèmes » entre la plaque Philippine et la plaque Eurasie dans la région de Taiwan. L'interaction complexe entre les plaques est responsable de la déformation intense et de l'activité sismique au voisinage de l'île de Taiwan.


    Quel est le rapport entre subduction et séisme ?
    S. L. Les séismes naissent du frottement entre les plaques. Dans le cas des zones de subduction, les plaques sont animées d'un mouvement de convergence de quelques centimètres par an en moyenne que l'on peut considérer comme constant et inexorable à l'échelle du million d'années. Le glissement à l'interface entre les deux plaques qui convergent en revanche n'est pas constant. Pour simplifier, on peut dire que de longues phases de collage entre les plaques (de l'ordre de la centaine d'années) alternent avec des phases brèves de glissement (de l'ordre de la minute) générateur de séisme durant lesquelles la quantité de convergence accumulée (de l'ordre du mètre) en déformant le bord des plaques (à la manière d'un caoutchouc) est restituée sous forme d'un glissement (le caoutchouc comprimé se relâche).

    Les séismes sont-ils plus importants dans les zones de subduction ?
    S. L. Contrairement aux zones d'expansion océanique le long desquelles les séismes ne dépassent pas en général des magnitudes de 5, les zones de subduction concentrent l'essentiel de l'activité sismique de la planète (90 % dont 80 % autour du Pacifique). On connaît historiquement des séismes qui ont atteint des magnitudes supérieures à 9 (deux au siècle dernier au large du Chili et de l'Alaska ; et déjà un en ce début de siècle au large de Sumatra). Il faut savoir qu'un séisme de magnitude 9 libère 30 fois plus d'énergie qu'un séisme de magnitude 8, soit 900 fois plus qu'un séisme de magnitude 7 et ainsi de suite. Pour faire bonne mesure, l'activité volcanique est omniprésente le long des zones de subduction et aérienne (contrairement aux dorsales), donc potentiellement dangereuse pour l'homme. Enfin, les zones de subduction sont un lieu d'affrontement entre plaques souvent générateur de chaînes de montagnes en croissance et donc de glissements de terrains.

    Une zone de subduction située entre Taiwan et le Japon pourrait générer de gros séismes. Y a-t-il un projet d'étude dans cette région ?

    village de Feng-Yuan


    © Jacques Malavieille.

    La faille responsable du séisme de Chichi (21 septembre 2001, magnitude 7,6) traverse Feng-Yuan : un village de Taiwan comme l'indiquent les destructions visibles sur cette photo. Le flanc de colline situé à gauche vient chevaucher la partie droite de la photo. Ce séisme a causé près de 2500 victimes à Taiwan.

    S. L. Le Japon a fait l'objet d'études approfondies depuis au moins une vingtaine d'années. Les équipes françaises étaient d'ailleurs très impliquées dans ces projets. On attend en effet un séisme majeur près de l'extrémité nord de la zone de subduction. Les Japonais s'y préparent et tentent d'en comprendre le mécanisme. Cette zone de subduction qui permet à la plaque Philippine de s'enfoncer sous la plaque Eurasiatique s'étend sur plus de 2 000 km et vient buter contre l'île de Taiwan plus au sud. Là aussi, la sismicité est intense et l'on envisage actuellement le risque qu'un séisme de magnitude 8 ou plus survienne. Les caractéristiques de cette subduction rappellent en plusieurs points celles de Sumatra. Des équipes françaises et américaines collaborent depuis des années avec leurs homologues taiwanais pour monter des programmes d'exploration océanique en vue de préciser les modalités d'une rupture éventuelle.

    http://www2.cnrs.fr/presse/thema/751.htm


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