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"on fait la science avec des faits comme une maison avec des pierres, mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison" Henri Poincaré

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De la méiose à la mitose : sur la piste de l'apomixie | 19 juin 2009

Des chercheurs français ont réussi pour la première fois à supprimer la réduction du nombre de chromosomes et la recombinaison génétique durant la formation des cellules sexuelles chez une plante.
Jean-Jacques Perrier

Chez les organismes sexués, les cellules sexuelles, ou gamètes, se forment grâce à un mécanisme de deux divisions successives, la méiose, qui réduit le nombre de chromosomes de moitié. La cellule germinale mère comprend deux ensembles de chromosomes homologues d'origine paternelle et maternelle ; elle est dite diploïde (2n). En revanche, chaque gamète, issu de la cellule germinale mère, ne comprend plus qu'un seul ensemble de chromosomes formés par les échanges (recombinaisons ou « crossing-over ») entre chromosomes homologues ; les gamètes sont dits haploïdes (n). À la fécondation, l'union de deux gamètes (n + n) donne un embryon diploïde. 

Le groupe de Raphaël Mercier, de l'Institut Jean-Pierre Bourgin, à l'INRA de Versailles, a identifié chez une plante modèle, l'arabette des Dames (Arabidopsis thaliana), un gène qui contrôle l'entrée dans la seconde division de la méiose. En combinant la mutation de ce gène, nommé OSD1 (omission of the second division), avec deux autres mutations précédemment mises en évidence, ces chercheurs ont créé une arabette mutante dont les gamètes sont produits non par méiose mais par une division simple, une mitose. Nommée MiMe (mitose au lieu de méiose), ce mutant voit le nombre de ses chromosomes doubler à chaque génération puisque des gamètes 2n, puis 4n, fusionnent. Or les plantes 8n sont stériles.

Quel est l'intérêt de cette astuce génétique ? Chez les plantes à fleurs, plus de 400 espèces, tels le pissenlit et l'aubépine, sont capables de produire des graines sans méiose (on parle d'apoméiose) et sans fécondation (parthénogenèse). Cette forme de reproduction asexuée est l'apomixie (soit, étymologiquement, sans mélange). Les plantes de la descendance sont, de ce fait, de parfaits clones de leurs parents. En utilisant ce type de reproduction asexuée, les espèces apomictiques produisent rapidement un grand nombre de graines. En agriculture, cette propriété permet de conserver des caractères avantageux de génération en génération, sans risque de les voir perturbés par la recombinaison génétique.


Depuis plusieurs décennies, des chercheurs tentent de transférer par croisements l'apomixie naturelle de certaines plantes à leurs parentes cultivées. Par exemple, un programme réunissant l'IRD et le Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé (CIMMYT), au Mexique, vise à obtenir un maïs apomictique à partir de croisements avec des plantes sauvages, les Tripsacum. Mais sans succès jusqu'à présent, pour des raisons mal comprises. L'obtention de telles variétés permettrait notamment aux agriculteurs d'utiliser les semences de leur propre récolte, sans avoir à racheter des semences à chaque cycle, tout en conservant la supériorité des hybrides sur les parents d'origine (un caractère nommé vigueur hybride).

Le travail des chercheurs de l'INRA illustre une autre voie d'obtention de l'apomixie, potentiellement plus rapide que les croisements : la mutation dirigée. La première barrière vers l'objectif — obtenir l'apoméiose — est franchie. On sait que le gène OSD1 et les deux autres gènes qu'il faut muter à cette fin existent aussi chez les plantes cultivées, précise Raphaël Mercier. La deuxième étape consiste à obtenir un albumen sans fécondation (chez les plantes à fleurs, l'autre composante de la graine, le tissu nourricier, ou albumen, provient de la double fécondation de l'ovule par le grain de pollen) ; elle est aussi sur le point d'être réalisée car des chercheurs ont identifié de tels mutants. Reste à provoquer génétiquement la parthénogenèse, c'est-à-dire la production de l'embryon sans fécondation. Une longue route encore, qui sera sans doute l'un des axes de travail d'un projet européen sur l'apomixie dont le financement vient d'être accepté.

De la méiose à la mitose : sur la piste de l’apomixie
I. d'Erfurth et al., Inra/PLoS Biology
Chez les mutants MiMe de l'arabette, le stock de chromosomes (ploïdie) double à chaque génération : d'abord égal à 2n (en A, 10 chromosomes), il passe à 4n (en B, 20 chromosomes) et à 8n (en C et en haut, 40 chromosomes). La colonne de gauche montre un stade de la mitose nommé métaphase  (barre d'échelle : 10 micromètres). A droite, les plantes et les fleurs correspondantes, à quatre semaines (barres d'échelle : 2 centimètres et 1 millimètre).

POUR EN SAVOIR PLUS

I. d'Erfurth et al.Turning meiosis into mitosisPLoS Biol., vol. 7, e1000124, 2009.

Publié par trichard à 21:16:30 dans CYTOLOGIE | Commentaires (1) |

Cancer : vers des microARN thérapeutiques ? | 19 juin 2009

Des équipes américaines ont montré, chez la souris, que l'administration de petites molécules nommées microARN inhibe la prolifération de cellules cancéreuses ou la formation de métastases.
Jean-Jacques Perrier

Les microARN sont de petites molécules d'ARN qui régulent l'expression des gènes en interagissant avec les ARN messagers, transcrits à partir des gènes. Ces dernières années, les scientifiques ont observé que beaucoup de tumeurs cancéreuses sont caractérisées par une composition anormale en microARN, certains étant produits en trop, d'autres en moins grande quantité. L'équipe de Joshua Mendell, à l'Université Johns Hopkins de Baltimore, a ainsi montré que les tumeurs hépatiques humaines produisent beaucoup moins de microARN 26a, ou miR-26a, que les cellules de foie normal. Ce microARN est connu pour inhiber l'expression des gènes de cyclines, des protéines qui interviennent dans le cycle et la division cellulaires. De ce fait, in vitro, cette molécule bloque la prolifération de cellules cancéreuses hépatiques.

En est-il de même in vivo ? Pour le savoir, l'équipe américaine a injecté des virus dits adéno-associés (AAV) porteurs de miR-26a ou dépourvus de cette séquence à des souris, les unes normales, les autres agressées par des tumeurs hépatiques. Les vecteurs viraux portaient aussi une séquence d'ADN codant la protéine fluorescente verte (GFP), de façon à visualiser leur intégration dans les cellules cibles.


Trois semaines plus tard, les chercheurs ont comparé l'évolution des tumeurs chez les différents groupes de souris. Six souris sur huit du groupe ayant reçu un vecteur neutre avaient leur foie envahi par les tumeurs. En revanche, huit souris sur dix du groupe traité ne montraient que de petites masses cancéreuses ou un foie débarrassé de tumeurs. 

Les deux cas d'échec correspondaient à une efficacité moindre du transfert du microARN par le vecteur viral, ce qui renforce l'idée d'un effet direct de la petite molécule sur les tumeurs. L'analyse montre effectivement que le microARN inhibe la prolifération des cellules cancéreuses et active leur mort par apoptose, un processus génétiquement programmé, alors qu'il n'exerce aucun effet sur les cellules normales (voir les photos).

Par aileurs, l'équipe de Robert Weinberg, de l'Institut Whitehead de recherche biomédicale, à Cambridge, a observé chez la souris que l'apport d'un autre microARN, miR-31, par l'intermédiaire de cellules injectées au niveau d'une tumeur mammaire primaire, inhibe la formation de métastases. Inversement, l'inhibition de ce microARN par des « éponges à ARN » — des constructions d'ARN qui captent les microARN présents dans la cellule — stimule la formation de métastases. Chez la femme, l'analyse de tumeurs du sein montre que la sous-production du microARN est associée à un risque plus important de métastases.

Ces résultats spectaculaires vont certainement stimuler encore les recherches sur les microARN, dont on découvre chaque jour un peu plus l'importance dans les cellules. La description complète des microARN surexprimés ou sous-exprimés dans différents types de tumeurs permettrait de tester leurs effets thérapeutiques, en vue d'améliorer l'arsenal utilisé pour lutter contre les cancers.


http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-cancer-vers-des-microarn-therapeutiques-22556.php

Cancer : vers des microARN thérapeutiques ?
J. Kota et al./ Johns Hopkins Univ.

Un marqueur fluorescent rouge (dit TUNEL) révèle sur ces images la mort cellulaire par apoptose dans des tumeurs de foie chez la souris ; une coloration bleue des noyaux cellulaires est superposée. Des tumeurs ont reçu un vecteur adéno-viral porteur de microARN 26a (miR-26a, ci-dessus) ou dépourvu de cette petite molécule (ci-dessous). Les tumeurs traitées sont nettement plus touchées par la mort cellulaire (nombreux points rouges)que les tumeurs contrôles.

 

POUR EN SAVOIR PLUS

J. Kota et al.Therapeutic microRNA delivery suppresses tumorigenesis in a murine liver cancer modelCell, vol. 137, pp. 1005-1017, 2009.

S. Valastyan et al.A pleiotropically acting microRNA, miR-31, inhibits breast cancer metastasisCell, vol. 137, pp. 1032-1046, 2009.

Publié par trichard à 21:14:05 dans BIOCHIMIE | Commentaires (0) |

Système solaire : collisions à l'horizon | 16 juin 2009

De nouvelles simulations révèlent un risque faible, mais non négligeable, que des collisions entre les planètes du Système solaire se produisent dans les cinq prochains milliards d'années.
Philippe Ribeau-Gésippe

 

Le problème de la stabilité du Système solaire est l'un des plus vieux problèmes de la physique. Si l'on calcule le mouvement d'une seule planète autour du Soleil, on retrouve bien le mouvement elliptique décrit par Kepler. Mais les planètes du Système solaire exercent les unes sur les autres une attraction gravitationnelle qui vient s'ajouter à celle du Soleil et perturbe leur mouvement elliptique régulier. Ces perturbations peuvent-elles à long terme rendre les orbites imprévisibles et conduire à des collisions entre planètes ? En d'autres termes, le système Solaire est-il stable ? Depuis Newton, de nombreux physiciens ou mathématiciens se sont attaqués à ce problème épineux, qui ne peut être résolu de façon exacte.

 

 

Un ensemble de simulations numériques que viennent de mener Jacques Laskar et Mickael Gastineau, de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, à l'Observatoire de Paris, montre que dans un pour cent des cas environ (c'est-à-dire dans plus d'une vingtaine de simulations sur 2 500), le Système solaire est instable : des collisions entre planètes ou avec le Soleil surviennent en moins de 5 milliards d'années.

 

 

Il y a une vingtaine d'années, J. Laskar avait déjà montré par des simulations sur ordinateur que le mouvement du Système solaire est chaotique. Dès lors, en raison de la sensibilité aux conditions initiales, impossible de prédire les trajectoires des planètes au-delà d'une durée de quelques dizaines de millions d'années. De même, impossible de se contenter d'un seul calcul : seule une vision statistique sur un grand nombre de simulations, menées avec des conditions initiales légèrement différentes, a un sens pour décider si une collision se produira dans le Système solaire d'ici la mort du Soleil, dans cinq milliards d'années.

 

 

En 1994, J. Laskar a montré qu'en raison de la proximité d'une résonance entre l'orbite de Mercure et celle de Jupiter (une résonance est un rapport entier entre les périodes orbitales, qui renforce de façon répétée les perturbations mutuelles), la variabilité de l'excentricité de Mercure (l'élongation de son orbite) est telle qu'une collision avec Vénus est possible d'ici cinq milliards d'années. Pour parvenir à ce résultat, l'astronome avait cependant utilisé des équations moyennées. Or cette approximation, si elle permet de réduire considérablement le temps de calcul, n'est plus valable au voisinage de la collision.

 

 

La dernière étude réalisée par J. Laskar et M. Gastineau lève ces approximations gênantes. Les deux chercheurs ont calculé les trajectoires des planètes du Système solaire pour plus de 2 500  conditions initiales, dans le cadre d'un modèle réaliste qui intègre les effets de la relativité générale et, entre autres, la contribution de la Lune. L'ensemble a demandé pas moins de sept millions d'heures de calcul !

 

 

Dans la majorité des solutions, le Système solaire continue de tourner sans souci : les orbites des planètes s'allongent et se décalent autour du Soleil, mais sans risque de collisions ou d'éjection. Dans un pour cent des cas, cependant, l'excentricité de Mercure augmente de façon considérable, au point de conduire à une collision avec Vénus ou le Soleil d'ici cinq milliards d'années, tandis que l'orbite de la Terre reste stable.

 

En revanche, pour l'une de ces solutions critiques, l'augmentation de l'excentricité de Mercure provoque une cascade d'effets, qui aboutit d'ici 3,4 milliards d'années à une déstabilisation complète des planètes internes (Mercure, Vénus, la Terre et Mars). Pour préciser leur devenir, les chercheurs ont relancé 200 calculs à partir de cette déstabilisation. Résultat : Mars est éjectée dans cinq cas, et tous les autres conduisent en moins de 100 millions d'années à une collision entre deux planètes ou entre une planète et le Soleil, dont 48 impliquent la Terre. L'équilibre du Système solaire est plus fragile qu'il n'y paraît…


http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-systeme-solaire-collisions-a-l-horizon-22552.php

Système solaire : collisions à l'horizon
J Vidal-Madjar / NASA / IMCCE-CNRS
En raison de l’évolution chaotique des orbites planétaires dans le Système solaire, une rencontre proche ou une collision entre la Terre et Mars d’ici 5 milliards d’années (comme sur cette vue d'artiste) n’est pas impossible, bien que le risque soit faible. 

À VOIR AUSSI


Cette figure montre l'état actuel des orbites de la Terre (en bleu), de Mercure (en blanc), Vénus (en vert) et Mars (en rouge).

Après 3,3 milliards d'années, l'excentricité de la trajectoire de Mercure (en blanc) est devenue assez grande pour qu'une collision avec Vénus (en vert) soit possible.
© IMCCE (Observatoire de Paris/UPMC/CNRS)
La déformation des orbites est telle que la Terre est, par moments, plus proche du Soleil que Vénus. Une collision entre Vénus (en vert) et la Terre (en bleu) est alors possible.
© IMCCE (Observatoire de Paris/UPMC/CNRS)
L’évolution de l’excentricité de Mercure sur 5 milliards d’années illustre bien le caractère chaotique du Système solaire : les 2500 solutions calculées ne diffèrent au départ les unes des autres que par un écart de 0,38 millimètre sur le demi-grand axe de l’orbite de Mercure, soit 95 centimètres de différence entre les deux conditions initiales les plus extrêmes.

POUR EN SAVOIR PLUS

J. Laskar et M. Gastineau, Existence of collisional trajectories of Mercury, Mars and Venus with the Earth , Nature, vol. 459, pp. 817 – 819, 11 juin 2009.

L'AUTEUR

Philippe Ribeau-Gésippe est rédacteur àPour la Science.

Publié par trichard à 20:24:32 dans PLANETOLOGIE | Commentaires (0) |

Division des cellules souches : le rôle d'une « superprotéine » identifié | 16 juin 2009

Pour la première fois, des chercheurs ont réussi à filmer la division de cellules souches de la reproduction dans leur environnement cellulaire, chez un animal, la drosophile. Ils ont ainsi mis en évidence un mécanisme possible de la division asymétrique caractéristique de ces cellules.

Jean-Jacques Perrier
Les cellules souches germinales sont responsables de la production des cellules sexuelles, ou gamètes : les spermatozoïdes et les ovocytes. Elles se situent dans les organes reproducteurs. Chez les vertébrés, les cellules souches germinales sont difficiles à caractériser et à isoler. En revanche, elles peuvent l'être chez la drosophile, où elles se divisent de façon asymétrique : une cellule souche germinale donne deux cellules filles, dont l'une produira un gamète, tandis que l'autre reformera une cellule souche.


L'équipe de Jean-René Huynh, du Laboratoire Génétique du développement et cancer de l'Institut Curie et de l'Institut Jacques Monod (CNRS/Inserm/Université Paris Diderot et Université Pierre et Marie Curie), a voulu comprendre les mécanismes de cette division asymétrique. Les chercheurs ont mis au point des techniques de maintien fonctionnel, ex vivo, des ovarioles, les structures de l'ovaire qui, chez les insectes, produisent les ovocytes.


Ayant identifié une lignée de drosophiles mutantes où la production d'ovocytes est diminuée, ils ont montré qu'une mutation altère un gène de cette lignée, le gène wicked (« super » ou « génial » en anglais). Les biologistes ont montré que la protéine Wicked correspondante contribue à l'élaboration des ribosomes, la « machinerie » moléculaire qui synthétise les protéines. Ce mécanisme est général dans toutes les cellules, mais il est adapté par les cellules souches germinales. En effet, en marquant la protéine par des marqueurs fluorescents, les chercheurs ont révélé que la protéine Wicked se répartit de façon asymétrique lors de la division d'une cellule souche germinale, au moment où l'enveloppe du noyau cellulaire se rompt : la cellule fille destinée à être une nouvelle cellule souche contient plus de protéine Wicked que la cellule qui se différenciera en gamète. Il semble donc que l'accumulation de la protéine Wicked du côté de la cellule fille souche couvre, via une synthèse des protéines plus importante, les besoins de croissance qui sont ceux de ce type de cellule.


Par ailleurs, l'équipe a prouvé que la localisation préférentielle de Wicked se produit aussi dans les cellules souches neurales, qui donneront les neurones du cerveau adulte. En l'absence de Wicked, ces cellules souches sont plus petites et produisent un petit nombre de neurones.


Le mécanisme de formation des ribosomes impliquant la protéine Wicked pourrait servir à mieux comprendre le rôle, supposé, de certaines cellules souches dans la formation ou le développement de tumeurs cancéreuses. On sait que des inhibiteurs de la protéine Myc, activateur de la construction des ribosomes, sont altérés dans certains cancers. Il est donc possible que la dérégulation de la production de ribosomes augmente la prolifération de cellules souches et soit à l'origine de tumeurs.

Division des cellules souches : le rôle d'une « superprotéine » identifié
Jean-René Huynh
Cellule souche de la lignée germinale ovarienne. Son ADN est coloré en rouge. Trois particules contenant la protéine Wicked sont fluorescentes (les points en vert à gauche). Elles se localisent du côté du spectrosome (en bleu), une structure qui, dans les cellules germinales, organise la division et marque la future cellule souche. A droite, en vert, des cellules différenciées.

À VOIR AUSSI

Jean-René Huynh
Chez la drosophile, l'ovaire est constitué de 16 à 20 ovarioles, où se forment les gamètes femelles. On voit ici, de gauche à droite, les stades de différenciation menant des cellules souches germinales à un ovocyte, dans une même ovariole. Les cellules souches germinales sont rassemblées dans le germarium, la chambre ovale la plus à gauche de l'image. Le rectangle jaune correspond approximativement à la zone de la première photographie. Dans les autres chambres ovariennes, au milieu et à droite, l'ovocyte en cours de différenciation est situé à droite (coloration en orange). L'ADN des noyaux cellulaires est coloré en bleu.

EN VIDÉO

POUR EN SAVOIR PLUS

L'AUTEUR

Jean-Jacques Perrier est journaliste à Pour la Science.

Publié par trichard à 20:20:46 dans CYTOLOGIE | Commentaires (0) |

Manteau terrestre : une structure à une couche | 16 juin 2009

 

Nature 459, 560-563 (28 May 2009) | doi:10.1038/nature08018; Received 8 December 2008; Accepted 24 March 2009

 

Preserving noble gases in a convecting mantle

Helge M. Gonnermann1 & Sujoy Mukhopadhyay2

  1.  Department of Earth Science, Rice University, Houston, Texas 77005, USA
  2.  Department of Earth and Planetary Sciences, Harvard University, Cambridge, Massachusetts 02138, USA

Correspondence to: Helge M. Gonnermann1Sujoy Mukhopadhyay2 Correspondence and requests for materials should be addressed to H.M.G.or S.M.

 

High 3He/4He ratios sampled at many ocean islands are usually attributed to an essentially undegassed lower-mantle reservoir with high 3He concentrations1, 2, 3, 4. A large and mostly undegassed mantle reservoir is also required to balance the Earth's 40Ar budget, because only half of the40Ar produced from the radioactive decay of 40K is accounted for by the atmosphere and upper mantle5. However, geophysical6, 7 and geochemical observations8 suggest slab subduction into the lower mantle, implying that most or all of Earth's mantle should have been processed by partial melting beneath mid-ocean ridges and hotspot volcanoes. This should have left noble gases in both the upper and the lower mantle extensively outgassed, contrary to expectations from 3He/4He ratios and the Earth's 40Ar budget. Here we suggest a simple solution: recycling and mixing of noble-gas-depleted slabs dilutes the concentrations of noble gases in the mantle, thereby decreasing the rate of mantle degassing and leaving significant amounts of noble gases in the processed mantle. As a result, even when the mass flux across the 660-km seismic discontinuity is equivalent to approximately one lower-mantle mass over the Earth's history, high 3He contents, high 3He/4He ratios and 40Ar concentrations high enough to satisfy the 40Ar mass balance of the Earth can be preserved in the lower mantle. The differences in 3He/4He ratios between mid-ocean-ridge basalts and ocean island basalts, as well as high concentrations of 3He and40Ar in the mantle source of ocean island basalts4, can be explained within the framework of different processing rates for the upper and the lower mantle. Hence, to preserve primitive noble gas signatures, we find no need for hidden reservoirs or convective isolation of the lower mantle for any length of time.

http://www.nature.com/nature/journal/v459/n7246/abs/nature08018.html

 

Publié par trichard à 20:15:10 dans PLANETOLOGIE | Commentaires (0) |

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