"Le hasard, c'est Dieu qui se promène incognito". A.Einstein
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Les médecins du Réseau Sentinelles confirment la décrue épidémique sur les fronts de la grippe saisonnière et de la gastro-entérite. En revanche, ils observent toujours une « activité modérée à forte » de la varicelle.
Au total en deux mois et demi, les médecins généralistes ont enregistré 2,8 millions de consultations pour grippe. La semaine dernière, l'incidence de la grippe saisonnière était de 187 cas pour 100.000 habitants, supérieure donc au seuil épidémique (151 cas pour 100.000). « Un retour à la normale se dessine pour cette semaine », soulignent les médecins du Réseau Sentinelles.
Au 22 février, 13 régions avaient dépassé le seuil. L'épidémie est particulièrement forte en Limousin avec une incidence de... 2.420 cas pour 100.000 habitants ! Suivent Poitou-Charentes (499), Paca (334), Nord-Pas-de-Calais (321) et Corse (303). Quant à l'efficacité vaccinale, elle est estimée pour l'heure à 77% chez les moins de 65 ans et à 56% chez les plus de 65 ans.
Marée descendante pour la gastro, étale de haute mer pour la varicelle
La décrue de gastro-entérite est également confirmée. La semaine dernière, le taux d'incidence de la diarrhée aiguë a été de 271 cas pour 100.000, juste au-dessus du seuil épidémique fixé à 247 cas pour 100.000. C'est en Basse-Normandie (675 cas pour 100.000) que l'activité était la plus intense, devant le Poitou-Charentes (475), la Bretagne (413), le Languedoc-Roussillon (380) et la Franche-Comté (307). Au total, il y aurait eu au cours des trois derniers mois, 2,73 millions de consultations de médecine générale pour diarrhée aiguë.
Quant à la varicelle, la semaine dernière, le taux d'incidence était de 39 cas pour 100.000 habitants. Au total, 12 foyers de forte activité ont été relevés, notamment en Limousin (889 cas pour 100.000), Languedoc-Roussillon (121), Pays-de-la-Loire (56), Nord-Pas-de-Calais (55) Centre (51), Basse-Normandie (49), Auvergne (48) et Rhône-Alpes (42).

Publié par trichard à 11:34:34 dans ECOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
Le braconnage augmente de manière catastrophique au Kenya, et plus particulièrement au Tsavo National Park où paissent de nombreux troupeaux d'éléphants, entièrement protégés.
Cinq cadavres d'éléphants braconnés ont été découverts dans le Tsavo au cours des six dernières semaines, défenses découpées à la hache. C'est ce que révèle l'IFAW (International Fund for Animal Welfare, Fonds international pour la protection des Animaux). Par ailleurs, les rangers du Kenya Wildlife Service (KWS) ont arrêté deux braconniers présumés qui se cachaient dans le parc ainsi qu'un intermédiaire qui avait déjà vendu les défenses à d'autres trafiquants du réseau de vente d'ivoire. Ils ont aussi récupéré deux fusils AK-47 (Kalachnikov) et 38 cartouches.
Jonathan Kiroui, directeur du parc qui est aussi une des plus belles réserves naturelles du monde, s'alarme et fait le rapprochement avec les ventes d'ivoire exceptionnelles mais légales organisées l'an dernier. Celles-ci concernaient 102 tonnes d'ivoire provenant de stocks d'Afrique du Sud (où les éléphants prolifèrent), du Botswana, de Namibie et du Zimbabwe et ont rapporté plus de 12 millions d'euros. Ces ventes étaient approuvée par la CITES (Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore menacées d'extinction), soutenue par les Nations-Unies. Selon Kiroui, ces ventes légales auraient pu servir d'écran à l'écoulement des défenses résultant du braconnage, peut-être accompagné de faux documents.
James Isiche, directeur du Bureau régional d'Afrique orientale d'IFAW, s'inquiète de cet incident qui pourrait présager d'un retour à la grande époque du braconnage des années 1970 et 1980.
« La situation est terrible et doit être enrayée avant toute nouvelle escalade, clame James Isiche, de l'IFAW. Nous pensons qu'il existe une forte corrélation entre cette augmentation et les ventes de stocks d'ivoire autorisées par la CITES il y a quelques mois. Nous craignons que la situation empire dans d'autres états de l'aire de répartition des éléphants qui sont confrontés à de plus grandes difficultés d'application de la loi que le Kenya ou certains pays d'Afrique australe. Nous maintenons que le commerce de l'ivoire, quel que soit l'endroit où il est autorisé, demeure une menace omniprésente pour les éléphants. »
Une menace récurrente
Mais le phénomène est loin d'être isolé. La semaine dernière, Cynthia Moss, spécialiste des pachydermes, indiquait dans un rapport qu'un réseau très structuré de braconniers était à l'origine d'une résurgence de l'abattage des éléphants dans le parc national d'Amboseli, toujours au Kenya.
Second parc national d'Afrique par sa superficie après le Parc Kruger, Tsavo abrite le plus grand troupeau d'éléphants du Kenya, constitué d'environ 11.700 individus. Depuis 2005, au sein du Parc, IFAW a entrepris avec le KWS (Kenya Wildlife Service), un projet de collaboration sur cinq ans d'une valeur de 980 000 euros visant à renforcer les opérations de gestion dans le cadre des efforts d'application de la loi et de lutte contre le braconnage, à soutenir les besoins en infrastructures, à atténuer les conflits hommes-animaux, à développer la recherche, et enfin à soutenir des programmes d'éducation environnementale auprès des communautés.
Publié par trichard à 11:33:44 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) | Permaliens
Un squelette d'un dinosaure très particulier a été découvert en 2006 dans la célèbre Vallée de la Lune du Parc naturel d'Ischigualasto en Argentine. Panphagia protos, dont un article de Plos One révèle les caractéristiques, est l'un des chaînons manquants entre les dinosaures carnivores et les dinosaures herbivores.
C'était il y a environ 228 millions d'années... La région de la province de San Juan en Argentine qui porte le nom de formation d'Ischigualasto, ou encore de Valle de la Luna, était une plaine alluviale, proche d'une zone volcaniquement active avec des dépôts de cendres. On y trouve aujourd'hui des sédiments carbonatés et des grès et surtout, c'est le seul endroit au monde où l'on peut voir une coupe complète du Trias, la période géologique qui s'étendait de -251 à -199 millions d'années.
Pour les paléontologues du monde entier, cette région, qui a livré en une quinzaine d'années plus de 1.500 fossiles, est un El Dorado. On peut en effet y étudier aussi bien les premiers dinosaures que les ancêtres directs des mammifères, les reptiles mammaliens. Les squelettes de ces derniers, comme les cynodontes, y sont d'ailleurs très abondants, bien plus que ceux des dinosaures, qui ne constituent que 6% des animaux retrouvés.

Il n'en reste pas moins que c'est surtout par ses dinosaures que la formation d'Ischigualasto est connue, notamment grâce aux découvertes d'Eoraptor lunensis et d'Herrerasaurus. Le premier est l'un des plus anciens dinosaures connus et il est probable que le véritable ancêtre des dinosaures devait lui ressembler beaucoup.
Un carnivore qui aime les légumes, à l'occasion...
On comprend donc que cette région d'Argentine soit l'objets de fouilles régulières et Ricardo Martinez, paléontologue et professeur à l'université de San Juan, y emmène chaque année ses étudiants qui sont parmi les rares à être autorisés à conduire des recherches dans le Parc naturel d'Ischigualasto. On peut se faire une idée de ces campagnes de fouilles en regardant l'extrait vidéo de l'émission télévisée Faut pas rêver qui a été consacrée à ce site.

En 2006, Ricardo Martinez et son collègue Oscar Alcober, le directeur du Musée des Sciences naturelles de San Juan, y ont découvert un squelette étrange. Malgré des caractéristiques de carnivore, ses dents et certains de ses os l'apparentaient clairement aux sauropodes, les dinosaures herbivores géants. C'est pourquoi les deux chercheurs lui ont donné le nom de Panphagia protos, Panphagia signifiant omnivore en grec et protos, le premier.
Il semble en effet que l'explication la plus probable est qu'il s'agissait d'un dinosaure omnivore capable de se nourrir de végétaux en cas de disette. Ce serait donc un des ancêtres directs des sauropodomorphes, un sous-ordre des saurischiens qui comportaient les dinosaures herbivores quadrupèdes et bipèdes comme les diplodocus et les brachiosaures.
Publié par trichard à 21:58:26 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
Une équipe de recherches américaine vient d'identifier un groupe d'anticorps capables de se fixer sur des antigènes présents sur un grand nombre de variantes de virus de la grippe, y compris quatre souches majeures du H5N1, responsable de la grippe aviaire. De quoi augurer de nouveaux traitements, voire, un jour, d'un vaccin à large spectre.
De tous les risques de pandémie guettant l'humanité, celui de la grippe est l'un des plus présents. Rien n'indique que nous soyons aujourd'hui à l'abri d'une attaque virale de type grippe espagnole de 1918, ayant fait 30 millions de morts selon les estimations d'époque ou millions selon des calculs plus récents tenant compte du manque relatif de communication à l'issue de la Première guerre mondiale (laquelle a fait beaucoup moins de victimes...). Un évènement futur que bon nombre de scientifiques considèrent non comme probable, mais inéluctable.
Pour mieux comprendre cette maladie, il faut se rappeler que les sous-types du virus grippal sont caractérisés par deux protéines fixées à leur surface, l'hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). Le premier virus ainsi caractérisé fut justement celui de la grippe espagnole, et de ce fait, a été classé dans la nomenclature sous le nom H1N1. La présence de ces protéines, perçues comme des antigènes par le système immunitaire et donc susceptibles de déclencher la production d'anticorps spécifiques qui s'accrocheraient au virus, permet de mettre au point une vaccination.
Mais la diversification de ces protéines empêche de concevoir un vaccin universel car il existe actuellement 16 variétés d'hémagglutinine et 9 de neuraminidase. Pour cette raison aussi, la conception du vaccin change chaque année, les scientifiques et laboratoires pharmaceutiques devant tenir compte des souches virales en cause. De même, si la maladie provoque bien l'apparition d'anticorps, ceux-ci ne protègent que contre la souche virale d'origine, et ne garantissent pas l'immunité pour les années suivantes.
Jianhua Sui (Department of Cancer Immunology & AIDS, Dana-Farber Cancer Institute, Department of Medicine, Harvard Medical School à Boston) et son équipe ont isolé des anticorps issus d'échantillons de sérum prélevés à différentes périodes sur des personnes infectées par le virus grippal et ont déterminé leur capacité à contrer diverses souches virales, c'est-à-dire de reconnaître un antigène viral spécifique et de s'y lier. L'équipe publie ses résultats dans la revue Nature Structural and Molecular Biology.
Selon cette étude, dix étaient actifs contre les quatre souches majeures du virus H5N1. In vitro, trois d'entre eux étaient également actifs contre d'autres virus de la grippe. Mais surtout, ils ont identifié un anticorps capable de se fixer sur une zone de l'hémagglutinine non connue pour être antigénique. Or, une zone de ce type sert au virus pour fusionner sa propre enveloppe avec celle de la cellule, s'y introduire et s'y répliquer.
Un anticorps utilisable curativement
Testé sur des souris, cet anticorps s'est révélé pleinement efficace contre tous les virus grippaux du groupe neuraminidase 1 (N1), y compris le H1N1 (grippe espagnole) et le H5N1 (grippe aviaire).
Le professeur Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain pour les maladies allergiques et infections, déclare avec enthousiasme que « cette recherche est riche en promesses considérables ». Il ajoute que « en cas d'épidémies, des anticorps humains monoclonaux pourraient constituer un complément important aux antiviraux pour connaître la pandémie, en attendant qu'un vaccin soit disponible ».
L'existence d'un anticorps à large spectre de ce type avait déjà été suspectée en 2008, lorsqu'une autre étude en avait démontré la présence chez des patients ayant été atteints de la grippe. Le défi était alors de les isoler, ce que semble avoir réalisé l'équipe américaine. Le professeur Bruno Lina, directeur du Centre national de référence sur la grippe pour la zone Sud (Lyon, France), estime que cette découverte « ouvre un large champ de recherches. L'anticorps découvert bloque l'entrée du virus dans la cellule sans empêcher la mise en route de la réponse immunitaire de l'organisme ».
Les spécialistes veulent cependant rester prudents, et le professeur Lina insiste sur le fait que les tests effectués sur la souris ne sont pas nécessairement confirmés sur l'Homme. Il signale aussi que selon le rapport, l'anticorps n'a pas présenté de réactivité sur le groupe viral H3, souvent à la source d'épidémies meurtrières, comme en 1962. De plus, cet anticorps est curatif et non préventif. Il ne s'agit pas d'un vaccin. On parle dans ce cas d'immunisation passive. Les anticorps injectés, non produits par le patient, ne protègent de la maladie que pendant une courte durée.
Les chercheurs ont maintenant l'intention de poursuivre cette étude sur des furets, animal beaucoup plus proche de l'Homme en ce qui concerne l'infection grippale, avant de développer une version clinique de l'anticorps, ce qui devrait prendre plusieurs années.

Publié par trichard à 21:55:37 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
242 Polyallélisme et polymorphisme
TP : étude de la phénylcétonurie sur une banque de séquences (manuel p.26, 76)
logiciel SEQAID : http://www.inrp.fr/Acces/Biogeo/genemol/seqaid.htm
Un même gène peut exister sous la forme de nombreux allèles, c'est le polyallélisme. La mutation de l'un seulement de ces allèles peut altérer le phénotype. Pour un même phénotype, plusieurs génotypes sont possibles. Un phénotype donné résulte de processus biologiques gouvernés par l'expression de plusieurs gènes.
243 Phénotype et environnement
phénylcétonurie (manuel p.26, 76)
cancer du sein (manuel p.68-69)
retour sur lapin de sibérie
=> le phénotype macroscopique dépend non seulement des gènes mais aussi de facteurs environnementaux, l'effet des allèles d'un gène va dépendre également de l'environnement.
Publié par trichard à 08:56:42 dans Cours 1S 2008-9 | Commentaires (0) | Permaliens