"on fait la science avec des faits comme une maison avec des pierres, mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison" Henri Poincaré
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Platynereis dumerili
Des scientifiques canadiens viennent de publier (8 août 2005) dans la revue Science la découverte exceptionnelle d'oeufs de dinosaures contenant des embryons et qu'ils ont pu étudier. Les embryons appartiennent à l'espèce Massospondylus carinatus, un dinosaure prosauropode.
Ces oeufs fossiles sont datés de 190 millions d'années, donc du Jurassique inférieur. C'est à la fin de cette célèbre période que leurs descendants apparaissent: les Sauropodes, ces bonnes grosses bêtes herbivores au long cou et à la longue queue, dont le Diplodocus fait partie.

© Robert Reisz, University of Toronto at Mississauga
L'importance de la découverte provient donc d'une part qu'il s'agit des plus anciens embryons de dinosaures découverts, les autres embryons connus appartiennent en général au Crétacé (il y a environ 135 à 65 millions d'années). D'autre part, la préservation de ces fossiles est exceptionnelle, permettant une étude poussée du développement de jeunes dinosaures.
Ce sont en tout 6 oeufs de la taille de ceux d'une
poule qui ont été analysés, contenant des embryons de 15cm de long
(contre 5mètres pour les adultes de cette espèce).
L'état des embryons suggère qu'ils étaient sur le point d'éclore; d'ailleurs, des fragments de coquilles ont été retrouvés tout autour du site de collecte, ce qui laisse à penser qu'au moins un oeuf était déjà éclos.
La morphologie des embryons était bien différente de celle des adultes: la tête des embryons est assez large, leur ceinture pelvienne (là où s'insèrent les muscles liés à la locomotion) assez petite; les paléontologues de l'étude en déduisent que ces jeunes herbivores devaient être exclusivement quadrupèdes, alors que les adultes prosauropodes ont une tendance à la bipédie et sont nettement plus minces en proportion.
Si l'on reconstitue le développement de ces jeunes Massospondylus, on peut donc dire que les différentes parties de leur corps n'avaient pas un développement similaire, par exemple les membres arrières devaient se développer 2 fois plus vite que les membres antérieurs.
Ainsi, ce type de développement semble plus proche de celui des mammifères et des oiseaux que des reptiles, chez qui les jeunes sont des copies miniatures des adultes.

Reconstitution de la position de l'embryon de Massospondylus dans son oeuf... © Kevin Dupuis, courtesy University of Toronto at Mississauga
Les petits Massospondylus étaient en tout cas parfaitement formés et capables de marcher tout seul. Mais étaient-ils pour autant capables de se débrouiller de manière autonome dès leur naissance comme les poussins de la poule aujourd'hui?
Rien n'est moins sûr en effet, leur démarche devait être assez maladroite étant donné leurs proportions. De plus, il semblerait que ces embryons sortaient de l'oeuf sans avoir de dents, donc sans être capables de se nourrir. Leurs mâchoires ne présentent en effet aucune trace de dents (ou elles étaient trop fragiles pour être conservées), mise à part une seul qui était en train de percer.
C'est pour ces raisons que les scientifiques de cet article pensent que ces jeunes dinosaures devaient être aidés par leurs parents pour se nourrir, le temps qu'ils deviennent autonomes. Il s'agirait donc de l'une des rares preuves fossiles des soins parentaux aux enfants chez les dinosaures.
Etant donné la petitesse des os contenus dans les oeufs, leurs manipulations demandent une précision chirurgicale et des outils miniatures, le tout sous microscope ou loupe pouissante. Même le plan de travail a dû être pensé pour empêcher toute vibration... C'est ce qui explique que bien que ces oeufs ont été découverts en Afrique du Sud en 1978, il a fallu attendre tout ce temps pour que les scientifiques soient en mesure de pouvoir ouvrir ces oeufs et de les étudier sans les détruire ou perdre de précieux éléments importants pour leur analyse.

Comparaison de la taille du crâne du plus grand Massospondylus connu et de l'un de ses embryons...© Robert Reisz, University of Toronto at Mississauga
Depuis quelques années, une course à l'étude des embryons de dinosaures est lancée, puisqu'ils permettent une nouvelle approche de l'évolution des dinos en apportant de nouveaux et précieux renseignements autrefois inaccessibles. Les embryons sont très fragiles et il est très rare d'en retrouver intacts dans leurs oeufs. Cette étude est une nouvelle fois la preuve de leur intérêt et va certainement accélérer cette mode. Partout dans le monde, tout bon paléontologue qui se respecte se doit d'annoncer une découverte exceptionnelle à ce sujet; la chasse aux oeufs a commencé...
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/paleontologie/d/decouverte-des-plus-anciens-embryons-de-dinosaures_6843/
Publié par trichard à 10:19:00 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
Avec plus de 300 cas pour 100.000 habitants, l'incidence de la « gastro » a dépassé le seuil officiel de l'épidémie. L'Inserm publie une carte montrant une grande disparité géographique. Que faire devant cette progression, observée chaque année ? Se laver les mains...
La Bretagne, le Nord, les Alpes, le sud-ouest et la Corse figurent parmi les régions les plus touchées par l'épidémie hivernale de gastro-entérite. Pour l'ensemble de la France, le réseau Sentinelle, piloté par l'Inserm, a dénombré la semaine dernière un taux de 301.000 cas pour 100.000 habitants. Le seuil épidémique, fixé à 271.000, est dépassé depuis maintenant deux semaines. En tout, 350.000 personnes ont consulté un médecin durant cette période.
La maladie est due à une infection du tube digestif par une bactérie (le plus souvent une salmonelle) ou à un virus (rotavirus). Elle conduit à une forte déshydratation, qui peut être dangereuse, surtout chez le jeune enfant et la personne âgée. La gastro-entérite est transmissible et susceptible de s'étendre en épidémie. En France, on observe classiquement un pic hivernal dont l'ampleur est variable. Durant l'hiver 2005-2006, près de deux millions de personnes avaient été touchées.
Gare aux bactéries
La prévention passe d'abord par l'hygiène. La meilleure précaution est simple : se laver les mains souvent, en particulier avant de préparer un repas et en sortant des toilettes. Il faut aussi se méfier des aliments crus ou peu cuits, notamment la viande et les œufs. La viande hachée congelée doit être placée directement dans la casserole, une décongélation lente sur un coin de table favorisant la prolifération des salmonelles (qui se reproduisent vite).
Les symptômes (nausées, diarrhée, vomissements, crampes abdominales, fièvre, céphalées) peuvent être confondus avec ceux d'une intoxication alimentaire (aux fruits de mer ou aux champignons par exemple). Mais le médecin devrait faire la différence...
Les généralistes sont d'ailleurs aux premières loges pour détecter une augmentation brutale des cas. Grâce à eux, le réseau Sentinelle de l'Inserm, créé en 1984, surveille l'apparition précoce de différentes épidémies, grippe, rougeole, varicelle, asthme...
Publié par trichard à 21:42:47 dans ECOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
Les araignées ont appris à tisser des toiles plus tôt qu'on ne le pensait auparavant, comme en témoigne le fragment découvert emprisonné dans l'ambre et daté de 140 millions d'années.
Du plancton aux insectes, l'ambre, cette résine fossilisée a fait traverser des millions d'années à de multiples petits organismes animaux et végétaux. Parfois les paléobiologistes ont la chance de trouver des restes bien plus délicats. Identifié par Martin Brasier, de l'université d'Oxford, le fin réseau de soie emprisonné dans un bloc d'ambre démontre non seulement que les araignées étaient déjà capables de tisser des pièges circulaires, mais que les proies étaient suffisamment nombreuses pour justifier l'opération il y a 140 millions d'années.
L'époque se situe au Crétacé, alors que la Terre était peuplée de dinosaures. Quelques-uns s'étaient déjà envolés en devenant oiseaux, mais les plantes à fleurs restaient rares, et ne se répandront en abondance que quarante millions d'années plus tard en entraînant dans leur prolifération celle des insectes. Pourtant, le piège de soie était déjà prêt...
Le fragment d'ambre a été découvert par hasard il y a deux ans par un collectionneur de fossiles sur une plage de la côte sud de la Grande-Bretagne, puis examiné par Martin Brasier qui y a identifié la présence de fils minuscules d'environ 1 mm de long, parsemés au milieu de débris divers dont certains pourraient être de la soie brûlée.
« Ce que nous avons découvert ne peut être qu'une toile d'araignée circulaire fossilisée, rapporte Martin Brasier. Nous avons aussi trouvé des enchevêtrements de soie préservés dans l'ambre. C'est vraiment surprenant de trouver quelque chose d'aussi fragile conservé depuis tant de millions d'années ».
Des tisseuses au temps des dinosaures
Simon Braddy, de l'université d'Oxford, estime que la configuration des minuscules fragments démontre sans ambiguïté que les araignées tissaient déjà des toiles de forme circulaire au Crétacé antérieur, comme nos contemporaines. Soit une époque couvrant la période de -145,5 à -65,5 millions d'années, où dinosaures et petits mammifères se partageaient notre sol. Jusqu'à cette découverte, le plus ancien reste de toile connu, mis au jour au Liban, datait de 130 millions d'années.
Pourtant les araignées sont bien plus vieilles. Cousines des scorpions, elles sont comme eux des arachnides, un groupe d'arthropodes qui a arpenté les terres du globe il y a très longtemps. Le plus ancien scorpion connu devait être la terreur des terres émergées au Silurien inférieur il y a 435 millions d'années et seulement quelques millions d'années plus tard des araignées couraient sur leurs huit pattes.
En combien de temps ont-elles appris à tendre des pièges ? On ne le sait pas. Il est vrai que la recherche dans ce domaine avance lentement. La France ne compte actuellement qu'une dizaine de spécialistes des araignées, alias aranéides. Pourtant, dans ce pays, le poids de toutes les araignées (1.600 espèces) est du même ordre de grandeur que celui de la population humaine...
Publié par trichard à 21:42:10 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
Le squelette d'un dinosaure carnivore n'appartenant à aucune espèce connue a été exhumé de la roche en Patagonie et officiellement présenté au Musée des sciences naturelles Bernardino Rivadavia à Buenos Aires.
La zone explorée par les paléontologues était déjà connue, puisqu'elle nous avait livré divers spécimens de dinosaures herbivores. Mais le nouveau venu, si on peut parler ainsi d'un animal ayant vécu il y a 70 millions d'années, est apparenté au groupe des dromaeosauridés (dinosaures carnivores) et présente plusieurs caractéristiques inédites.
Avec une longueur totale de 5 à 6,50 mètres (selon la longueur de la queue, actuellement incomplète) et un poids de 360 à 400 kg, Austroraptor cabazai ferait pâle figure auprès des 40 mètres du Supersaurus ou des 100 tonnes de l'Argentinosaurus... Mais il intimiderait n'importe quel membre de son groupe, tous beaucoup plus petits que lui, et dont les descendants ont pris leur envol quelques dizaines de millions d'années plus tard pour devenir les oiseaux.
Dirigées par le paléontologue argentin Fernando Novas et financées par la National Geographic Society, les fouilles ont mis au jour un squelette presque complet comprenant la tête, le cou, le dos ainsi que les pieds, enfermés dans une couche rocheuse datée de 70 millions d'années dans la rédion argentine du sud de la Patagonie. L'ensemble du squelette a pu être reconstitué sur la base d'autres spécimens apparentés, fournissant une vue d'ensemble de ce que devait être Austroraptor cabazai.
Ce nouveau prédateur appartient à un groupe sud-américain connu sous l'appellation de unenlagiines (ce qui signifie demi-oiseau dans un mélange de latin et de chilien), d'où sont issus les archéoptéryx. Contrairement à leurs cousins de l'hémisphère nord, comme le Velociraptor rendu célèbre par Jurassic Park, les unenlagiines avaient une tête beaucoup plus longue, plus effilée, et de petites dents coniques. Ils vivaient dans un environnement parsemé de nombreuses rivières peuplées de poissons et de tortues, dont les restes fossilisés foisonnent.

Lorsque l'évolution va à l'envers...
Ce prédateur devait se trouver à l'aise dans cette terre fertile, côtoyant sans réellement les concurrencer diverses espèces herbivores telles les énormes titanosaures (25 mètres) ou les Hhadrosaures (dinosaures à bec de canard).
La découverte de ce nouveau dromaeosauridé amène les scientifiques à revoir l'évolution du groupe, dont il état communément admis que ses représentants étaient à la base de l'apparition des oiseaux. Non seulement Austroraptor cabazai était beaucoup plus gros que ses cousins, mais la taille réduite de ses bras, les os lourds et massifs entourés d'une imposante masse musculaire de ses postérieurs en faisaient un puissant et rapide prédateur, écartant toute possibilité d'adaptation au vol. « Comparé à ce monstre, le Velociraptor ressemblait à un jouet d'enfant, résume Sereno, du National Geographic Explorer. Avec ses cinq mètres de long, équipé d'une puissante griffe falciforme aux antérieurs, c'était un prédateur étonnant. »
Cet Austroraptor cabazai « démontre aussi que l'Amérique du sud était l'emplacement d'une lignée très prolifique de dromaeosauridés carnivores, dont l'histoire évolutionnaire commence seulement à être révélée », conclut Fernando Novas.
Publié par trichard à 21:41:02 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
3,3 : Les hormones, réponse cellulaire aux facteurs de l'environnement
résultats d'expérience de culture in vitro avec différentes proportions auxine / cytokinine
http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/1170596101234/0/fiche___ressourcepedagogique/&RH=1160730965625
=> Les proportions des différentes hormones (rapport des concentrations d'auxine et de cytokinine) contrôlent l'organogénèse (tige, racines).
Les ramifications naturelles ou provoquées sont sous la dépendance d'un changement de répartition des hormones dans le végétal qui conduit à un changement de morphologie.
p 226-227 : culture in vitro et clonage
http://pagesperso-orange.fr/technivit/index.htm
=> La totipotence des cellules végétales permet le clonage.
Publié par trichard à 21:39:34 dans Cours 1S 2008-9 | Commentaires (0) | Permaliens