"Craignons que les générations futures regardent la nôtre comme des plus néfastes de l'histoire" (Pierre Gay : Des zoos pourquoi faire ? Delachaux et Niestlé)
Platynereis dumerili
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New Horizons a réalisé sa première vue de Pluton en mode haute résolution grâce à son instrument LORRI (Long Range Reconnaissance Imager) lors de trois séries d'observations en octobre 2007.
... New Horizons était encore trop loin de Pluton (3,6 milliards de kilomètres) pour que l'instrument résolve les détails de sa surface (ce qui n'arrivera pas avant l'été 2014, soit environ un an avant le survol au plus près de la planète naine). Pour l'instant, le système plutonien est un point lumineux pour la caméra de la sonde spatiale, mais il est prévu que LORRI commence à résoudre Charon et Pluton (en les voyant comme deux objets distincts) dès l'été 2010...
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5008
Source: New Horizons WebSite
Publié par trichard à 18:55:06 dans PLANETOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52803.htm
Le
collège Hungerhill à Doncaster a mis en place, à titre expérimental, un
système de surveillance utilisant des puces RFID, Radio Frequency
Identification, intégrées aux badges des élèves. Dix élèves se sont
portés volontaires pour en tester l'efficacité.
Avec ce système
de surveillance par RFID, les élèves de Hungerhill ont une carte à puce
intégrée à leur badge, qui peut émettre des signaux radio. L'élève peut
ainsi être identifié lorsqu'il rentre dans une classe. La puce est
connectée à un système central, ce qui permet d'avoir de nombreuses
informations sur l'élève comme par exemple sa photo ou ses résultats
scolaires. De plus, le système permet aussi de restreindre l'accès à
certaines zones de l'établissement pour les élèves qui ne sont pas
autorisés à y accéder.
Trevor Darnborough, l'inventeur de ce système
explique que cette puce a de nombreux avantages : "Le gouvernement
souhaite promouvoir l'enregistrement électronique à l'école car cela
permet d'assurer une surveillance plus efficace des élèves et une
récupération et un traitement rapide des données les concernant. Ce
système permettra de gagner un temps précieux au moment de
l'enregistrement et du suivi des élèves".
Si cette
expérimentation est concluante, ce système pourra être étendu et les
puces seront intégrées aux uniformes des élèves. "Nous pensons que ce
système fonctionnera d'une manière identique dans les collèges publics
et privés et nous cherchons les financements pour nous aider à faire
face à un énorme marché potentiel, incluant notamment celui des
uniformes, qui représente 300 millions de livres (environ 420 millions
d'euros) chaque année" précise Trevor Darnborough.
Les parents
et les défenseurs des droits civiques ont vivement critiqué ce projet
qui est le premier de ce type au Royaume-Uni. En effet ils pensent que
ce type de système de "traçage" doit être réservé aux criminels et non
pas aux élèves. David Clouter, un parent qui a créé l'association
"Laissez nos enfants tranquilles" explique que "la mise en place de ces
puces dans les badges des élèves fait basculer les systèmes vers une
surveillance totale. Le traçage est utilisé pour les criminels en
surveillance. Avec le système des empreintes digitales, et maintenant
ce nouveau système, il semble que nous traquons de plus en plus les
élèves comme des criminels. C'est la première fois que j'entends parler
de ce type de surveillance et je pense que c'est inacceptable. Je ne
sais pas comment la surveillance totale des élèves va leur permettre
d'améliorer leur apprentissage. Il faut connaître les élèves
individuellement et développer une complicité pour savoir ce dont ils
ont vraiment besoin".
Publié par trichard à 18:41:25 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) | Permaliens
Oui, les stromatolites, ces roches dont les plus anciennes datent de plusieurs milliards d'années, ont bien été formées par des micro-organismes. La preuve vient d'en être apportée par une équipe française, après une campagne de forage en Australie.

Des stromatolites actuelles, dans le lac Thetis, en Australie. © Claire König
...stromatolites (tapis de pierre, en grec) ... Différents micro-organismes vivent à la surface de la pierre et provoquent la précipitation du bicarbonate (dissous dans l'eau) en carbonate de calcium (insoluble). Le mécanisme ressemble à celui découvert récemment pour les travertins. Parmi ces micro-organismes, on trouve des cyanobactéries, qui secrètent une substance gélatineuse recouvrant la roche. La pierre se forme ainsi petit à petit, les organismes vivants restant à sa surface. Au bout de quelques millions d'années, on obtient d'énormes massifs rocheux qui ont de quoi déconcerter un géologue...
Une équipe de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP, CNRS/Université Paris 7) et de la Stanford University s'est attaquée au problème en étudiant de près des stromatolites récoltées lors du Pilbara Drilling Project, une campagne de forage menée par l'Institut national des sciences de l'Univers (INSU), l'IPGP et le Geological Survey of Western Australia. Les roches, extraites de la formation géologique Tumbiana, au nord-ouest de l'Australie, ont été datées à 2,724 milliards d'années.
...
Leur travail a consisté à analyser des globules de matière organique à l'aide d'un ensemble de techniques associant microscopie électronique et spectroscopie. Ce cocktail a permis d'effectuer à la fois une analyse fine des composants chimiques et d'en situer la position dans la roche avec une remarquable précision d'environ dix nanomètres. L'équipe (Pascal Philippot, Kevin Lepot, Karim Benzerara et Gordon E. Brown Jr) a déniché des nanocristaux d'aragonite à l'intérieur de ces globules. Or, cette forme de carbonate de calcium est très instable. Aujourd'hui, elle est fabriquée par des bactéries mais dès qu'elle est exposée à l'eau après la mort du micro-organisme, l'aragonite se transforme en calcite.
Pour les auteurs, dont les résultats sont publiés dans le numéro de février de la revue Nature Geoscience, il n'y a plus de doute. La minéralisation de ces stromatolites de 2,7 milliards d'années a bien été réalisée par des micro-organismes, ce qui repousse d'autant la date prouvée des premières manifestations de la vie. On peut donc regarder d'un autre œil les plus anciens stromatolites, formées il y a 3,5 milliards d'années...
Publié par trichard à 18:37:29 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
Dix années d'observations spatiales du satellite SeaWifs ont montré l'extension des zones à très faible production planctonique. Selon les auteurs de l'étude, la cause est le réchauffement des eaux de surface, qui ralentit les échanges verticaux.
Depuis 1997, le satellite SeaWifs (Sea-viewing Wide Field-of-view Sensor, que l'on pourrait traduire par capteur océanique à large champ de vision) scrute la production de chlorophylle de l'océan mondial. En orbite polaire à faible altitude, il tourne 14 fois par jour autour du globe et survole à un moment ou à un autre tout point de la surface....
Au fait, qu'appelle-t-on un désert océanique ? L'expression peut sembler étrange mais c'est bien ainsi que l'on désigne de grandes zones de l'océan où la densité d'organismes vivants est très faible. On les rencontre au milieu des océans. Autour des grands bassins (Atlantique, Pacifique, océan Indien) se forment de vastes courants circulaires, appelés tourbillons, ou gyres en anglais, venant lécher les continents. Au niveau de la côte, la diminution de profondeur et les variations de températures plus importantes entre l'été et l'hiver génèrent des mouvements verticaux, vers le haut (upwellings) ou vers le bas (downwellings). Les premiers ont un effet bénéfique pour la vie car ils remontent depuis les profondeurs des sels nutritifs accumulés dans les profondeurs de l'océan. Le phytoplancton (végétal) se développe davantage, le plancton animal, qui s'en nourrit, prospère à son tour et toute la chaîne alimentaire suit le mouvement. Les pêcheurs le savent depuis toujours, eux qui réalisent le plus gros de leurs prises près des côtes. Loin au large, au centre du grand tourbillon, l'apport de nutriments est faible et la vie bien plus rare.

...Les mouvements verticaux s'amenuisent et la production végétale s'en ressent. Tous les modèles climatiques prévoyaient cet effet, à un facteur quantitatif prêt, et de taille : d'après les données de SeaWifs, l'extension de ces déserts océaniques durant les neuf dernières années est 10 à 25 fois plus rapide que ce que prédisaient les différents modèles ! ...
A l'ouest du Chili, on remarque la chute rapide de la production
chlorophyllienne entre la côte (en vert) et le large (en violet),
véritable désert océanique. © Nasa/Goddard Earth Science
Publié par trichard à 18:31:58 dans PLANETOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
Pour certains, le réveil aux aurores est un calvaire alors qu'il est naturel pour d'autres. On suspectait déjà des différences génétiques d'être à l'origine de cette inégalité mais des chercheurs ont été plus loin, en débusquant des mécanismes à l'œuvre à l'intérieur des cellules humaines en culture.
Comme la plupart des animaux, les humains sont calés sur le rythme circadien, c'est-à-dire de 24 heures... enfin presque. Nos horloges internes ne sont jamais bien à l'heure et, d'ailleurs, circadien est une francisation du latin circa diem, signifiant à peu près un jour... Chez certains, l'horloge avance, chez d'autres, elle retarde et l'organisme remet régulièrement les pendules à l'heure en se référant aux variations de lumière mais aussi, chez l'homme, aux habitudes de vie.
Sur ce plan, l'humain se distingue des autres animaux par des différences individuelles particulièrement marquées. On leur a même donné un nom : chacun de nous est caractérisé par un certain chronotype, qui décrit notre comportement face au rythme circadien, du lève-tôt au couche-tard. Ces variations individuelles sont d'ordre génétique et on pensait jusque-là qu'elles s'expliquaient par le retard ou l'avance de notre horloge, ce que l'on appelle la période, d'un peu plus ou d'un peu moins de 24 heures selon les personnes.
Ce rythme circadien personnel n'est pas qu'une simple question d'habitude. La nature a fait de nous des animaux diurnes et ce cycle modifie considérablement un grand nombre de fonctions biologiques, des capacités intellectuelles à la digestion en passant par l'activité rénale ou les secrétions d'enzymes. Cette variation se lit dans l'utilisation des gènes par les cellules : pour environ 10 % d'entre eux, leur expression (c'est-à-dire leur lecture et la transcription en protéines) varie selon un rythme circadien.
Une horloge complexe
Achim Kramer et son équipe de la faculté de médecine Charité (Berlin) se penchent sur ce sujet depuis plusieurs années et viennent de publier dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences) les résultats d'une étude sur des volontaires. Ces chercheurs ont traqué des différences d'activité biologique dans les cellules de peau, prélevées par biopsie.
Les vingt personnes de l'expérience se répartissent en 11 lève-tôt et 9 couche-tard. Une fois les cellules prélevées (des fibroblastes), l'équipe a suivi l'expression de plusieurs gènes, à l'aide de la luciférase, une enzyme rendant fluorescente la luciférine (une protéine). Le gène de cette enzyme a été introduit par génie génétique à côté de l'un des gènes (Bmal1) connu pour avoir une activité circadienne.
Les cellules des différentes cultures ont été synchronisées à l'aide d'une hormone, la dexaméthasone. L'activité du gène Bmal1 a ensuite pu être suivie par simple mesure de la lumière émise par fluorescence (une astuce de laboratoire très utilisée en génétique et qui a récemment impressionné les journalistes de nombreux médias généralistes, étonnés de voir des cochons fluorescents dans un laboratoire chinois).
L'analyse qui a suivi est assez subtile et fait appel à un modèle mathématique. Mais le résultat est simple à comprendre : les différences entre lève-tôt et couche-tard ne sont pas seulement dues, comme on le pensait, à des différences entre les périodes de l'horloge de chaque personne. Il doit aussi exister d'autres sources de variations individuelles dans l'activité même des cellules. Bref, nous n'avons pas une horloge mais plusieurs et le tableau est bien plus complexe qu'on le l'imaginait. La seule certitude est que notre chronotype est bel et bien inscrit au plus profond de nos cellules. C'est bien, d'ailleurs, le sentiment du couche-tard arraché à ses rêveries par la sonnerie du réveil...
http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/medecine/d/couche-tard-ou-leve-tot-des-causes-biologiques-au-cur-de-nos-cellules_14414/
Publié par trichard à 18:27:12 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens