"on fait la science avec des faits comme une maison avec des pierres, mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison" Henri Poincaré
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Platynereis dumerili
Une équipe dirigée par le docteur Cheng Ya-Wei de
l'hôpital de la ville de Taipei a réussi, à l'aide d'une
magnéto-encéphalographie, à démontrer l'existence d'une activité
empathique dans le cerveau humain. L'aire qui contrôle l'empathie
serait proche de celle qui contrôle le langage. Cette découverte
pourrait aider à la création de traitements pour les patients autistes.
Les
recherches ont été effectuées sur les neurones miroirs qui, lorsque
l'on voit une action, réfléchissent une action identique dans notre
cerveau afin de comprendre son comportement ou son état. L'expérience
consistait à montrer deux images différentes, une personne agressée au
couteau et une personne épluchant des légumes, à plusieurs patients. A
la vue de la première image, leurs cerveaux réagissaient plus fortement
qu'à la vue de la seconde. Cette activité a permis de localiser la zone
empathique dans le cerveau. Dans le même temps, la même expérience avec
des patients autistes a généré des réactions du cerveau beaucoup moins
importantes.
Les résultats de ces recherches ont été
sélectionnés parmi les dix meilleures publications par l'Organization
for Human Brain Mapping en 2007.
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=4498
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50805.htm
Publié par trichard à 23:32:01 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
L'étude des bactéries Streptococcus pneumoniae et Bacillus subtilis par des chercheurs du Laboratoire de microbiologie et génétique moléculaires (CNRS, Université
Paul Sabatier, Toulouse), en collaboration avec le Laboratoire de
génétique microbienne (INRA, Jouy-en-Josas) et le Laboratoire
interactions moléculaires et cancer (CNRS, Institut de cancérologie
Gustave Roussy, Université Paris-Sud) a permis de caractériser le rôle
de la protéine DprA dans la transformation génétique par intégration
d'ADN. En effet, les bactéries ont la capacité de modifier leur
patrimoine génétique par l'intégration d'ADN issu d'un milieu
extérieur. Cette transformation naturelle est un mécanisme d'échange
génétique largement répandu chez les bactéries. Ces travaux sont
publiés dans la revue Cell du 7 septembre 2007.
Découverte chez S. pneumoniae (le pneumocoque), pathogène humain majeur, vecteur
de méningites, otites et pneumonies, la transformation naturelle
bactérienne consiste en l'intégration d'ADN d'origine externe dans le
génome de la bactérie receveuse. La transformation est considérée comme une forme de parasexualité (1)
réduite à sa forme la plus simple, l'un des partenaires étant la
bactérie, et l'autre de l'ADN présent dans le milieu extérieur.
Cette modification génétique nécessite la mise en place d'une
machinerie multiprotéique permettant à l'ADN exogène de pénétrer dans
la bactérie et d'être pris en charge
jusqu'à son intégration dans son génome. Cette intégration est possible
si l'ADN entrant et celui de la bactérie receveuse sont similaires
(même espèce ou espèces voisines). Les conséquences de cette
intégration peuvent se traduire par la modification d'un caractère de
la bactérie receveuse (d'où le terme de transformation), notamment l'acquisition d'une résistance aux antibiotiques.
Ces équipes ont montré que la protéine DprA facilite la fixation sur le
brin d'ADN entrant de la recombinase RecA, une enzyme indispensable à
l'intégration de cet ADN dans le génome. Par ailleurs, ces équipes ont
détecté la présence du gène codant pour la protéine DprA dans près de
85% des génomes complets bactériens séquencés à ce jour.
Cette présence traduit-elle une capacité à transformer naturellement
beaucoup plus répandue dans le règne bactérien que l'on ne le supposait
jusqu'à présent ?
Note:
(1) Tout mécanisme de reproduction n'impliquant ni fécondation, ni méiose.
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=4502
Source: CNRS
Publié par trichard à 23:25:14 dans BIOCHIMIE | Commentaires (0) | Permaliens
Lorsqu'un
antigène est introduit pour la première fois dans l'organisme, la
réponse immunitaire se développe après un temps de latence. Si
l'exposition au même antigène se reproduit, la réponse immunitaire dite
secondaire est rapide et considérablement amplifiée, et est bien plus
efficace pour neutraliser et éliminer le pathogène.
Lorsque des
cellules B naïves, c'est à dire des lymphocytes B qui n'ont jamais
rencontré d'antigène, sont exposées pour la première fois à l'antigène
pour lequel leur récepteur est spécifique, elles se multiplent en
cellules dont certaines se différencient en lymphocytes B "mémoire".
Ces cellules qui stockent les informations relatives aux antigènes qui
les ont activées, se multiplient beaucoup plus rapidement que les
cellules naïves, permettant ainsi une réponse plus rapide et plus
efficace lors d'une seconde infection.
Des biologistes de
l'Université de Sydney et de l'Institut de recherche médicale Garvan
ont mis en évidence des gènes impliqués dans les mécanismes de la
prolifération des cellules mémoires.
Une étude par micropuces à
ADN a démontré une intensité d'expression des gènes KLF (Krüppel-like
factor) 4, KLF9 et PLZF (Promyelocytic Leukemia Zinc Finger) plus
élevée dans les cellules naïves que dans les cellules mémoires. Ces
gènes sont des acteurs majeurs de la quiescence cellulaire. On observe
une diminution de l'expression de ces gènes induite par l'activation de
CD40 (antigène de différentiation). En outre, l'expression forcée de la
KLF4, KLF9, et PLZF par les cellules B mémoires retarde la division
cellulaire et diminue leur prolifération, leur conférant ainsi un
comportement proche de celui des cellules B naïves.
Lorsque
l'organisme est exposé pour la première fois à une infection, ces gènes
régulateurs freinent la prolifération des cellules B; lorsque
l'infection se repète, ces gènes sont désactivés.
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=4504
Publié par trichard à 23:24:05 dans CYTOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
Au final, les publicités qui fleurissent sur les pourtours des circuits de courses ou dans les rues des villes virtuelles sont complètement ignorées. "Pourtant, quand le joueur est dans cet état de transe, il devrait être réceptif aux messages publicitaires. La question est de comprendre comment faire passer ce type de suggestion-là", s'interroge Robert Stevens de Bunnyfoot, un cabinet d'analyse des comportements.
Mich Davis, le fondateur de Massive, a eu l'idée d'envoyer des publicités dans les jeux via l'Internet, ce qui lui permet de programmer des campagnes réactives et d'observer précisément leurs impacts (démographique, localisation...). Reste que pour l'instant, les publicités 3D que propose Massive pour les jeux restent au pourtour du jeu et leur impact demeure limité. D'où l'idée de les intégrer à des objets interactifs, comme des voitures dans les jeux de circuits, mais la technologie n'est pas encore prête. L'autre solution consisterait à développer des campagnes totalement différentes: la série télé FutureWeapons (sur les armes du futur) de la chaîne Discovery a ainsi développé deux niveaux supplémentaires pour le jeu Gears of War et les a offerts gratuitement sur XBoxLive. Résultat: les téléchargements ont largement dépassé les prévisions et les fans ont remercié la chaîne de télé.
"Les joueurs ne veulent pas être démarchés d'une manière traditionnelle", observe Chris Schembri de Discovery. "Ils veulent jouer au jeu. Si vous savez améliorer leur loisir, c'est la chose la plus intelligente que vous pouvez faire."
Source: internetactu.net sous Licence Creative Commons by-nc
Publié par trichard à 23:11:45 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) | Permaliens
Il est connu depuis 2002 que la poussière cancérigène d'acrylamide
se trouve dans certains biscuits et certaines chips. L'acrylamide
(NH2-CO-CH=CH2) se forme lors de la cuisson ou la friture des aliments,
par la réaction de l'asparagine, un acide aminé.
L'entreprise néerlandaise DSM a découvert une enzyme, PreventASe,
capable de réduire la teneur en acrylamide de certains aliments. Cette
enzyme transforme le précurseur asparagine en un autre acide aminé,
l'aspartate, et permet ainsi de réduire de 90% la formation
d'acrylamide. Ajoutée pendant la préparation de la pâte, l'enzyme reste
stable lors des étapes de la réaction et ne nécessite pas d'eau. Pendant la cuisson, à haute température, l'enzyme est inactive. De plus, elle ne modifie pas les caractéristiques du produit comme le goût.
DSM lance actuellement la production à grande échelle de cette enzyme. Mais la fabrication de biscuits à faible teneur en acrylamide n'est pas encore envisagée.
Source: BE Pays-Bas numéro 26 (4/09/2007) - Ambassade de France aux Pays-Bas / ADIT
Publié par trichard à 23:08:12 dans BIOCHIMIE | Commentaires (0) | Permaliens