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Les antirides, produits à risque et mort cellulaire | 18 avril 2007

Les antirides, produits à risque et mort cellulaire
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 17/04/2007 à 09h14

Selon des chercheurs canadiens, plusieurs cosmétiques, et spécialement des antirides, déclencheraient dans la peau des réactions pathologiques qui mériteraient beaucoup plus d'attention.

Pas vraiment rassurants, les tests in vitro effectués par trois chercheurs de l'université de Laval, au Québec, montrent que certains produits cosmétiques génèrent dans la peau des effets plutôt dévastateurs. Dans un récent article publié dans la revue British Journal of Dermatology, ils mettent en cause le DMAE (2-diméthylaminoéthanol), un cousin de la choline, une molécule fabriquée par l'organisme. Depuis des années, l'industrie cosmétique l'utilise comme antiride mais aussi dans des crèmes, des rouges à lèvres, des shampoings, des savons et des lotions pour bébés. Pourtant, personne ne savait jusqu'à présent comment il agissait.

François Marceau, Guillaume Morissette et Lucie Germain pensent avoir trouvé comment : par une réaction qu'ils qualifient de pathologique. Sur des cultures cellulaires, les chercheurs ont observé que le DMAE provoque un gonflement immédiat des fibroblastes, une famille de cellules que l'on trouve dans la peau. Ce sont les vacuoles, petites vésicules intracellulaires, qui augmentent brusquement de taille. L'équipe pense qu'elles absorbent massivement le DMAE et de l'eau. Sur la peau, ce gonflement provoque une tension plus grande qui réduit effectivement les rides.

Mort cellulaire

Pourquoi cette réaction serait-elle pathologique ? Parce que, rapportent les trois scientifiques, les fibroblastes ainsi gonflés se divisent beaucoup moins et subissent une perturbation de leur métabolisme tandis que leur taux de mortalité augmente. Or celui-ci est proportionnel à la quantité de DMAE introduite dans la culture. Avec des doses qui correspondent à une application normale d'une crème antiride, 25 % des cellules meurent après 24 heures.

L'équipe n'affirme pas pour autant que les produits à base de DMAE sont dangereux pour la santé. Mais leur avis est qu'il faudrait mieux étudier les effets de cette molécule, s'étonnant de ce que ce genre de produits, qui agissent au sein du corps humain, sont soumis à une réglementation légère. « Même si le DMAE est un produit quasiment médicamenteux et que d'autres produits de la même famille sont des médicaments, il existe très peu de documentation scientifique sur ses effets pharmacologiques et toxicologiques », commente François Marceau dans le journal de l'université de Laval. Et d'enfoncer le clou : « Plusieurs composés qui se retrouvent dans les cosmétiques sont aussi complexes que les médicaments, ils sont absorbés par la peau, ils sont concentrés dans les cellules, ils circulent dans le sang, ils sont éliminés par les reins ou peut-être même stockés dans le foie. Pourtant, le cadre réglementaire qui régit leur usage est beaucoup moins strict que celui des médicaments ».

http://www.futura-sciences.com/news-antirides-produits-risque-mort-cellulaire_10666.php

Publié par trichard à 23:00:58 dans CYTOLOGIE | Commentaires (0) |

La Cour suprême des Etats-Unis valide l'interdiction d'une méthode d'avortement | 18 avril 2007

Pour la première fois depuis l'autorisation de l'interruption volontaire de grossesse en 1973, la Cour suprême des Etats-Unis effectue, mercredi 18 avril, un premier revirement sur la question de l'avortement. Par 5 voix contre 4, la Cour a validé une loi fédérale de 2003, interdisant une méthode chirurgicale d'interruption tardive de grossesse. La méthode incriminée est d'après le texte de loi "terrifiante, inhumaine et jamais indispensable d'un point de vue médical, pour préserver la santé de la mère".

"La décision d'aujourd'hui est alarmante", réplique la juge Ruth Bader Ginsburg, rejointe par les trois autres juges progressistes de la Cour. "Elle tolère et même applaudit une intervention fédérale pour interdire au niveau national une procédure que l'ordre des gynécologues-obstétriciens américains considère nécessaire et appropriée dans certain cas." Le président des Etats-Unis, George W. Bush, s'est quant à lui dit "heureux" de la plus haute instance judiciaire américaine.  "L'interdiction de l'avortement par naissance partielle, qu'une majorité écrasante de membres des deux partis a adoptée au Congrès et que j'ai promulguée, représente l'engagement à établir une culture de la vie en Amérique", affirme-t-il dans un communiqué.

QUELQUES MILLIERS DE CAS

Qualifiée d'"avortement par naissance partielle" par ses opposants, la méthode désormais interdite se pratique alors que le fœtus est encore vivant au début de la procédure. Réalisée entre le troisième et le sixième mois de grossesse, elle consiste à faire sortir les jambes et le torse du fœtus, puis aspirer le contenu de la boîte crânienne pour faciliter l'extraction de la tête. Environ 10 % des quelque 1,2 million d'IVG pratiquées chaque année aux Etats-Unis ont lieu après le troisième mois de grossesse. La technique contestée représente probablement quelques milliers d'entre elles.

Toutes les juridictions inférieures saisies par les partisans de l'avortement ont jusqu'à présent invalidé cette loi, car elle ne comporte pas d'exception si la santé de la femme est menacée. En 2000, la Cour suprême elle-même a invalidé pour ce motif une loi similaire du Nebraska. Mais la juge centriste Sandra Day O'Connor, qui a alors fait pencher la balance, a depuis été remplacée par le conservateur Samuel Alito.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3210,36-898129,0.html?xtor=RSS-3208 

Publié par trichard à 22:41:42 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) |

Des cellules souches encore expérimentales | 18 avril 2007

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2300603&rubId=5547

17/04/2007 20:45 Des cellules souches encore expérimentales

La recherche avance. Mais les mécanismes biologiques de nombreuses maladies restent à comprendre avant de parler de thérapie cellulaire ou de « clonage thérapeutique »

Alors qu'on vient de fêter les trente ans de la première autogreffe mondiale de cellules souches hématopoïétiques et que l'on prépare la révision de la loi de bioéthique, on n'a jamais tant parlé de cellules souches en France. Pour des raisons éthiques, mais aussi pour mesurer précisément les applications en matière de thérapie cellulaire et de « clonage thérapeutique »

En 1977 en effet, à l'hôpital Saint-Antoine, les professeurs Gorin et Duhamel ont pour la première fois greffé des cellules souches hématopoïétiques (précurseurs des globules blancs ou lymphocytes notamment) de la moelle osseuse à un patient souffrant d'une leucémie aiguë. Affinée, la méthode a ensuite été étendue au traitement des myélomes et des lymphomes. Des essais cliniques récents ont permis d'induire la rémission de maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques.
Depuis peu en effet, les chercheurs portent leurs efforts sur les cellules souches mésenchymateuses, situées elles aussi dans la moelle osseuse et dotées de propriétés immunosuppressives. Ces récentes découvertes, qui portent sur des cellules souches adultes, démontrent, s'il le faut encore, l'intérêt de ces cellules dans l'immense domaine de la « médecine régénératrice », ainsi que dans celui de la mise au point de nouveaux médicaments et de l'étude de leur toxicité (« toxicologie prédictive »).

Quels sont les différents types de cellules souches et quel usage peut-on en espérer ?

Existant probablement depuis que les premiers organismes pluricellulaires sont apparus sur terre, les cellules souches sont habituellement classées en quatre types selon leur « potentiel » de différenciation en telle ou telle cellule.

On distingue donc les cellules souches totipotentes de l'œuf, jusqu'à quatre jours après la fécondation (J4) : très précieuses, elles sont indifférenciées et immortelles. Une seule d'entre elles, réimplantée dans un utérus, peut engendrer un être complet.

Viennent ensuite les cellules pluripotentes du préembryon (stade blastocyste à J5-J6), présentes dans le bouton embryonnaire : immortelles, elles peuvent engendrer l'un des 235 types différents de cellules spécialisées qui constituent l'organisme humain. Mesurant un sixième de millimètre de diamètre, l'embryon renferme alors une centaine de cellules souches. C'est généralement à elles que l'on fait référence quand on parle de « cellules souches embryonnaires humaines ».

Les cellules multipotentes, quant à elles, apparaissent dans l'embryon une fois qu'il est implanté dans l'utérus et chez le fœtus. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce sont déjà des « cellules souches adultes humaines ». Car l'embryon, et a fortiori le fœtus, étant déjà subdivisé en trois feuillets embryologiques aux destinées divergentes, les cellules qui les constituent ont elles aussi une palette d'évolution restreinte. Une cellule multipotente ne peut donc donner naissance qu'à un seul organe mais, au sein même de cet organe, à plusieurs types de cellules différenciées. Par exemple, une cellule souche hématopoïétique peut engendrer des globules rouges, des globules blancs ou des plaquettes sanguines.

Restent enfin les cellules unipotentes des organismes adultes qui, par définition, ne peuvent donner qu'un type cellulaire, comme par exemple un myocyte du muscle.

Toutefois, un individu adulte conserve quelques réserves de cellules souches multipotentes. Existant en grande quantité chez des animaux "primitifs" aptes à régénérer leurs tissus ou reconstituer un membre (comme l'hydre ou la salamandre), ces cellules sont minoritaires chez l'homme adulte mais lui permettent cependant de cicatriser une plaie.

En outre, tout au long de la vie, de nombreuses cellules du corps comme les kératinocytes, les globules rouges ou les hépatocytes se renouvellent régulièrement. Mieux encore, c'est parce qu'un foie amputé des deux tiers se régénère que l'on peut faire des greffes de foie à partir de donneurs vivants. Enfin, on trouve des cellules souches adultes dans le sang du cordon ombilical - pour lesquelles des banques privées viennent de se mettre en place (lire La Croix du 5 septembre 2006) - et dans le liquide amniotique (lire La Croix du 9 janvier 2007).

Quels sont les avantages et les inconvénients des différentes cellules souches ?

L'avantage des cellules souches embryonnaires est qu'elles sont toti - ou pluripotentes, et immortelles. In vitro, elles se multiplient rapidement. Toutefois, on maîtrise encore mal leur différenciation, leur immunogénicité (normalement, elles ne sont pas rejetées) et leur capacité à se multiplier anarchiquement (elles peuvent engendrer des tumeurs cancéreuses).

De leur côté, les cellules souches adultes ne sont pas immortelles ; elles sont également peu nombreuses (une pour 10 millions de cellules différenciées), souvent dispersées et fragiles.

En revanche, les cellules souches hématopoïétiques du sang de cordon ombilical étant encore immunologiquement immatures, elles peuvent être utilisées pour des hétérogreffes (transplantation d'un organisme à un autre) car elles sont mieux tolérées par l'hôte que les cellules adultes.

Comment obtient-on des cellules souches humaines ?

Il existe trois voies. Pour les cellules adultes, on peut en extraire chez l'homme dans les quelques tissus qui en possèdent « naturellement » : moelle osseuse, peau, graisse (tissu adipeux), épithélium olfactif. On peut aussi prélever des cellules adultes de fœtus issus d'IVG (interruption volontaire de grossesse).

Pour les cellules embryonnaires, les chercheurs peuvent isoler des lignées cellulaires à partir d'embryons surnuméraires, issus de FIV (fécondation in vitro) et cédés à la science après l'accord des parents.

La troisième voie est ce qu'on appelle le « clonage thérapeutique » et qu'il vaudrait mieux nommer transfert nucléaire. Cette technique consiste à remplacer le noyau d'un ovule par le noyau d'une cellule adulte : plongé dans la substance de l'ovule, ce dernier se « reprogramme » et peut théoriquement donner naissance aux 230 types de cellules différenciées. L'ovule peut être celui d'une femme - ce qui pose le problème éthique du don d'ovules - ou celui d'un mammifère. Si l'on fusionne un noyau de cellule adulte humaine avec un ovule animal, on obtient un « cybride » (lire  La Croix du 2 avril 2007).

En choisissant le noyau d'une cellule adulte issue d'une personne atteinte d'une maladie incurable, cette technique permettrait d'étudier les mécanismes biologiques de la pathologie sans avoir recours à des dons d'ovocytes humains. Au Royaume-Uni, les chercheurs sont en attente d'autorisation pour se lancer dans cette étude.

Où en est-on dans les essais cliniques ?

À ce jour, il n'y a aucun essai clinique humain portant sur des cellules souches embryonnaires humaines.

En France, il y a cinq pôles publics d'excellence en thérapie cellulaire et une dizaine de biotechs, dont une ayant un produit en essais de phase III. La plupart travaillent sur des cellules adultes et des cellules embryonnaires dérivées appelées progéniteurs. Beaucoup visent le traitement de l'infarctus du myocarde, des maladies du sang, des déficits immunologiques, du diabète ou des affections neurodégénératives.

Toutefois, la biotech californienne Geron devrait lancer des essais cliniques en 2007 avec des cellules souches embryonnaires neurales destinées à reconstruire la moelle épinière de personnes paralysées.

Denis SERGENT

 

Publié par trichard à 22:34:07 dans CYTOLOGIE | Commentaires (0) |

déplacement Ourang outang | 18 avril 2007

Published online: 18 April 2007; Corrected online: 18 April 2007 | doi:10.1038/news070416-7

Orangutans have it easy

Swaying from tree to tree is done with the greatest of ease.

Katharine Sanderson



King of the swingers: Orangutans know the best way to get around.

Corbis
Red apes have an easy life : their preferred method of getting from one tree to the next in the jungle not only keeps them safe from harm, but also saves them a lot of hard work. A detailed investigation into how orangutans use the sway of branches to propel themselves from tree to tree shows that it is way more efficient than climbing down one tree and up the next.

Susannah Thorpe at the University of Birmingham, UK, and her colleagues studied video footage of Sumatran orangutans. These are the largest primates known to live exclusively in the tree canopy, in part because of the Sumatran tiger and other predators that await them on the ground.

Crossing the gaps between trees is crucial for these animals. But the shortest gaps are also where the branches are thinnest and most flexible. "If you put an orangutan on a flexible branch it's going to sink fast," Thorpe says. Orangutans have a strategy to avoid this problem : they go to stronger vertical branches nearer the tree trunk and, by shifting their body weight, sway them until the thin branches of the next tree are within reach. They can then either move over directly or use the thin branch to pull a stronger branch of the next tree towards themselves and cross over that way.

How efficient is this ? Thorpe calculates that the energy the orangutans use in their swaying manoeuvre is half as much as the energy needed to leap (although orangutans are generally too heavy to leap from tree to tree), and an order of magnitude less than the energy they would use if they climbed down, walked across to the next tree, and then climbed up again. "It's a huge difference," Thorpe says. "They've evolved a very economical way of crossing these gaps."

* This story originally said that Sumatran orangutans are the only primates to live exclusively in the tree canopy. This is not the case; rather Sumatran orangutans are the largest primates known to live exclusively in the tree canopy.

References
  1. Thorpe S. K. S., et al. Biology Letters, doi:10.1098/rsbl.2007.0049 (2007).

Publié par trichard à 22:20:11 dans ECOLOGIE | Commentaires (0) |

biodiversité & pesticides | 18 avril 2007

Published online: 18 April 2007; | doi:10.1038/news070416-8 / http://www.nature.com/news/2007/070416/full/070416-8.html

Changes to pesticide spraying could reduce GM harm

Leaving just 2% of transgenic crop rows unsprayed could boost diversity.

Michael Hopkin



Turn off a bit of the pesticide spray to be kinder on birds.

Punchstock
British crop researchers are claiming that they have developed a method to stop transgenic crops from damaging the biodiversity of weeds and seeds. By leaving two rows in every 100 unsprayed with pesticides, enough diversity can be preserved to prevent knock-on effects on birds and other animals, they calculate.

The method could help farmers to reap the economic benefits of planting herbicide-resistant crops while avoiding the environmental damage of blanket pesticide spraying, say researchers led by John Pidgeon of Broom's Barn Research Station in Bury St Edmunds, UK.

Farmers typically spray pesticide on their crops using a multi-jet boom sprayer up to 24 metres wide. "All they would have to do is turn off the outside two nozzles," says Pidgeon.

This reduction would allow weeds to produce seeds in the unsprayed rows, preserving plant diversity and giving birds and insects a source of food, Pidgeon and his colleagues say in a paper published online by Proceedings of the Royal Society B.
Obvious idea

The researchers undertook their work after the UK government's Farm Scale Evaluations (FSE) reported in 2003 that herbicide-tolerant sugar beet and oilseed rape can damage biodiversity because of the vigorous pesticide regimes used to manage these crops.

Pidgeon is surprised that the idea of leaving some rows unsprayed has never been evaluated before. "It occurred to me about four seconds after the [FSE] results were published - it is desperately obvious," he says.

They haven't yet tested the idea of leaving small strips of cropland untouched by pesticide. Instead, they extrapolated from the FSE experimental results for sprayed and unsprayed fields to see how much needed to be left alone to encourage biodiversity. Leaving 2% of the crop untouched should allow weed seeds to grow; leaving 4% unsprayed allows weed plants to flourish, they predict.

Although genetically-modified herbicide-tolerant (GMHT) crops are grown throughout the United States, they will not be approved in Europe unless seed producers such as the US giant Monsanto can show that their strains will not harm the environment any more than conventional ones do. This makes it surprising that they have not yet tested the beneficial effects of leaving rows unsprayed, says Pidgeon's co-author Joe Perry.

Such a proof of principle could be carried out in just one growing season and could even be done with non-genetically-modified test strains, he adds.

Win-win?

Whether the practice can be enforced, however, remains unclear. "Will farmers do it, and how do you tell they have really done it?" asks Matthew Heard, an ecologist at the Centre for Ecology and Hydrology in Huntingdon, UK. "Farmers just want to maximize yields." Losing some of the unsprayed 2% to weeds might not seem to them like a good deal.

Pidgeon claims that his technique will allow farmers to boost their profits - GMHT sugar beet is thought to be worth an extra £150 ($299) per hectare than conventional varieties - and completely avoids the damage to weed and seed diversity. "If you leave 2% unsprayed, GMHT sugar beet is actually better for the environment [than normal sugar beet]," he says. "It's a win-win: economically and environmentally."

Nevertheless, "there are weeds and there are weeds", warns Les Firbank, a researcher at the Institute of Grassland and Environmental Research in Okehampton, UK. Some pests, such as black grass, are devastating to crop yields while not really providing much benefit to wildlife. Farmers would much prefer to find subtle ways to encourage broadleaved weeds.

Heard argues that restoring British biodiversity will take more than the "gimmicky" idea of leaving rows untreated with pesticide. Decades of intensive agriculture have already damaged wildlife; farmers should be trying to fix this previous damage by leaving wider margins around their fields, he says. "What we want to do is reverse these disastrous historical impacts," he says.

References
  1. Pidgeon J. D., May M. J., Perry J. N. & Poppy G. M. Proc. R. Soc. B, doi:10.1098/rspb.2007.0401 (2007).

Publié par trichard à 22:13:21 dans GEOSOPHIE | Commentaires (0) |