"Craignons que les générations futures regardent la nôtre comme des plus néfastes de l'histoire" (Pierre Gay : Des zoos pourquoi faire ? Delachaux et Niestlé)
Platynereis dumerili
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La tectonique des plaques, et son corollaire la dérive des
continents, est le phénomène fondamental pour comprendre la vie de
notre planète. Pourtant, beaucoup d'incertitudes existent quant à la
date de sa mise en place dans l'histoire de la Terre. Jusqu'à
récemment, et même s'il existait des indications indirectes pour un
démarrage très rapide après la formation de la Terre, nous n'avions de
preuves pour l'existence d'une tectonique des plaques que vers 2,5
milliards d'années dans le passé. Une équipe internationale de
chercheurs en géosciences vient d'apporter la preuve de son existence
il y a 3,8 milliards d'années ! ... Les chercheurs se sont concentrés
sur une zone du sud-ouest du Groenland où se trouve cette fameuse
formation d'Isua. En l'occurrence, on y trouve des ophiolites. Ce sont
des roches associées particulièrement au volcanisme des dorsales
océaniques. Et comme indiqué au début, des chercheurs comme Minik
Rosing y ont trouvé en 1999 des traces de la présence de bactéries à
une époque aussi reculée que 3,8 milliards d'années.
Or, les études effectuées récemment ont non seulement mis en évidence
des laves en coussins et des dykes volcaniques mais aussi que la chimie
particulière des roches les composants montre des signatures très
convaincantes de processus liés à une expansion de fonds océaniques et
donc, inévitablement, de tectonique des plaques !



La région d'Isua au Groenland / pillow lavas / dykes

http://www.futura-sciences.com/news-decouverte-plus-ancienne-trace-tectonique-plaques_10587.php
Publié par trichard à 12:34:46 dans LITHOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
De nombreuses expériences ont montré que les pigeons savent d'une manière ou d'une autre déterminer l'orientation du champ magnétique terrestre. Des aimants installés sur ces oiseaux perturbent fortement leur retour au pigeonnier et la présence de magnétite (un oxyde de fer) a été détectée dans le crâne. Mais personne n'avait pu jusque-là comprendre comment fonctionnait ce sixième sens.
Une équipe de chercheurs allemands affirme tenir la réponse. L'organe sensible ne serait pas situé dans la boîte crânienne mais dans la peau qui recouvre la partie supérieure du bec, à la base de celui-ci. A cet endroit, des analyses en spectrométrie X effectuées au synchrotron de Hambourg ont révélé la présence de particules magnétiques disséminées dans une structure nerveuse complexe, tridimensionnelle et symétrique de part et d'autre du bec. Une étude histologique fine a permis de déterminer l'origine et la nature de ces particules.
Une boussole en forme d'arbre
Sous la peau, une série de cellules nerveuses (des axones) portent une arborescence de terminaisons nerveuses, les dendrites. C'est à l'intérieur de ces dernières qu'ont été trouvées des particules d'oxydes de fer. A 90 %, il s'agit de maghémite (une variante de la magnétite) et à 10 % de magnétite. Ces particules sont enfermées dans trois types de compartiments subcellulaires. Pour les auteurs, la présence de ces deux matériaux légèrement différents (la maghémite et la magnétite) ainsi que la disposition spatiale de l'ensemble expliqueraient la sensibilité.
Quand les structures longilignes chargées de maghémite sont alignées par rapport au champ magnétique terrestre, les particules de magnétite seraient attirées perpendiculairement à la membrane cellulaire. Avec une ramification de dendrites précisément organisée, cet organe pourrait déterminer la direction du champ dans les trois dimensions, y compris, donc, avec sa composante verticale, une valeur que les boussoles ne donnent pas.
Il reste encore du travail à faire pour percer tous les secrets des pigeons voyageurs, car ces navigateurs hors pair ne se privent de faire appel, on le sait aussi, à d'autres techniques : mémorisation de repères au sol, mesure de la position du soleil et même le sens olfactif. Toutes ces méthodes sont utilisées, avec des proportions diverses, par d'autres animaux, oiseaux migrateurs, insectes, mammifères marins, saumon, etc.
Publié par trichard à 12:26:19 dans PHYSIOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.futura-sciences.com/news-emergence-mammiferes-n-etait-pas-soumise-extinction-dinosaures_10602.php corrigé des quelques simplifications gênantes
"Nous contestons l'importance, largement admise, de l'extinction massive comme origine et facteur de diversification des lignées de mammifères existants", déclarent Olaf Bininda-Emonds et son équipe scientifique de l'université technique de Munich. Ceux-ci soutiennent que cette diversification a commencé bien avant la disparition des dinosaures et s'est poursuivie bien après, la durée du phénomène étant bien supérieure à la brève période d'extinction proprement dite...
Les chercheurs cités ont déterminé que la première grande diversification chez les mammifères est apparue il y a 166 millions d'années avec les monotrèmes (ornithorynques /ex), puis il y a 148 millions d'années avec les marsupiaux. Enfin, tous les grands ordres de mammifères à placenta étaient déjà en place il y a 75 millions d'années, dix millions d'années avant la disparition des dinosaures.
43 grandes familles de mammifères qui nous sont toujours contemporaines ont ainsi survécu aux grands bouleversements qui ont accompagné la fin du Crétacé, alors que les dinosaures disparaissaient dans leur totalité. Une accélération du développement des mammifères s'est à nouveau produite durant l'éocène, de 55,8 à 33,9 millions d'années avant notre ère, sans que les raisons en soient précisément connues.
Publié par trichard à 12:18:27 dans PHYLOGENIE | Commentaires (0) | Permaliens
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Publié par trichard à 12:02:37 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) | Permaliens
http://www.nature.com/news/2007/070326/full/070326-13.html
Published online: 29 March 2007; | doi:10.1038/news070326-13
Daemon Fairless
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Publié par trichard à 11:48:49 dans ECOLOGIE | Commentaires (0) | Permaliens