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composition chimique de la Terre | 26 octobre 2006

abandon de la description des roches en oxydes (SiO2, Al2O3....) pour une description en % massiques d'éléments chimiques (Si, Al, O...)

Ce problème est une plaie récurrente à laquelle je n'ai
pas de bonne réponse.

On peut présenter les résultats d'analyses sous
forme de fractions
massiques d'oxydes ou d'éléments
,
ou mieux sous forme de fraction atomique
.


Les fractions massiques d'oxydes sont de très loin les
plus répandues dans toute la littérature par tradition. La tradition
est une plaie qui se retrouve par exemple dans l'utilisation d'unités
obsolètes (bar et kbar) à la place des unités légales. C'est notre responsabilité
de faire évoluer les choses dans le bon sens.


Je pense que si on souhaite une représentation pédagogique,
il vaut mieux passer aux fractions atomiques. Je pense que la réponse
peut venir du contact avec les élèves et de leurs réactions, mais ça
m'étonnerait qu'il y ait un doute.


La dernière solution est la plus pratique et la plus
efficace: elle permet de soustraire des minéraux à une composition de
basalte (par exemple) sans que l'on se donne une analyse chimique des
minéraux : il suffit de la formule et c'est là le principal avantage.
De
même, on peut calculer le pourcentage des minéraux virtuels dans un
basalte (norme d'un basalte) très facilement.


Autre avantage, beaucoup d'étudiants (donc d'élèves)
imaginent que les oxydes sont effectivement présents dans les roches
(SiO2 est confondu avec le quartz, Al2O3 avec le corindon...). L'abandon
de la représentation en oxydes supprime cette difficulté.

Comment
connaître la teneur en masse d'un élément (en pourcent)

si l'on ne connaît que la teneur en masse de son oxyde (en pourcent)
?

 http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Geodynamique/Chimie-enveloppes/Articles/conversion.html

Publié par trichard à 11:21:45 dans GEOCHIMIE | Commentaires (0) |

composition chimique de la Terre | 26 octobre 2006

http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosciences/Geodynamique/Chimie-enveloppes/Articles/composition.html d'après Allègre et al. 1995
en fraction massique d'éléments (pd%)
Terre globale
O = 32.4
Fe = 28.2
Si = 17.2
Mg = 15.9
Mn = 0.3
Cr = 0.27
Na = 0.25
Ca = 01.6
Al = 01.5
Ni = 01.6
Ti = 0.07
K = 0.02

Terre silicatée globale
O = 44.8
Mg = 22.78
Si = 21.5
Fe = 05.82
Ca = 02.31
Al = 02.16

Cr = 0.27
Na = 0.26
Ni = 0.20
Mn = 0.12
Ti = 0.11
K = 0.03
noyau
Fe = 79
Si = 07
Ni = 05
O = 04
S = 02.3
en ppm :
Cr = 8 000
Mn = 5 800
P = 3 700
Co = 2 500

Publié par trichard à 10:42:04 dans GEOCHIMIE | Commentaires (0) |

euthanasie | 26 octobre 2006

le « Collectif pour une médecine de vie » vient d'être créé face à l'action omniprésente de ceux qui profitent de nombreuses affaires douloureuses d'euthanasie pour exiger le vote d'une loi en autorisant la pratique en France.

Ce Collectif, a-politique et a-confessionnel, souligne :

  • qu'aider quelqu'un à mourir dans la dignité, c'est lui apporter tous les soins médicaux et psychologiques pour lui éviter des souffrances extrêmes, physiques et morales, de fin de vie.
  • qu'aider quelqu'un à mourir dans la dignité ne peut en aucun cas vouloir dire : provoquer sa mort.
  • que légaliser l'euthanasie, ce serait instaurer la possibilité pour quiconque, de prononcer la peine de mort d'êtres souffrants ou considérés comme indignes de vivre.
  • que la médecine est l'art de soigner tout être vivant et qu'elle n'est pas un outil d'exécution.


« LeCollectif pour une médecine de vie » réclame que la loi Léonetti d'avril 2005 sur la fin de vie soit appliquée avec l'augmentation des lits de soins palliatifs. Il souhaite une formation plus approfondie des étudiants en médecine et des professions para-médicales sur le traitement de la douleur et de la fin de vie.

source : http://www.medecinedevie.com/

Publié par trichard à 09:02:27 dans BIOSOPHIE | Commentaires (0) |

classification de Raunkiaer "améliorée"... | 25 octobre 2006

  • ÉPIPHYTES : Ce sont des plantes fixées sur d'autres plantes : surtout des lichens, parfois des fougères, jamais d'angiospermes sous climat tempéré ; diverses plantes supérieures sous climat tropical (Tillandsias, Broméliacées, etc.)
  • PHANÉROPHYTES : Ce sont des plantes ligneuses dont les bourgeons sont situés plus haut que 50 cm au-dessus du sol. On distingue :
    • MEGA- grands arbres de plus de 25 m de hauteur (Pg) ;
    • MESO- petits arbres entre 10 et 25 m de hauteur (Pm) ;
    • MICRO- grandes plantes ligneuses entre 2 et 10 m de hauteur (Pp) ;
    • NANO- petites plantes ligneuses entre 0.5 et 2 m de hauteur (Pn) ;
    • grimpantes ou lianes et plantes ligneuses grimpantes ou décombrantes (Ps)
  • CHAMÉPHYTES : Ce sont des plantes vivaces ligneuses ou herbacées, enracinées, dont les bourgeons régénérateurs sont situés près du sol, au-dessous de 50 cm. On distingue:
    • suffrutescentes, à ramification diffuse et dressée (CH f) ;
    • rampantes, branches décombrantes ne s'élevant guère au- dessus du sol (Ch v) ;
    • cespiteuses, formant des touffes ou rosettes denses (Ch c) ;
    • en coussin, croissance très compacte (Ch p) ;
    • bryoïdes, mousses et lichens (quelques phanérogames) (Ch m)
  • HÉMICRYPTOPHYTES : Ce sont des plantes enracinées dont le bourgeon est situé à la surface du sol, et dont la partie aérienne meurt pendant la saison défavorable (froide ou sèche).On distingue :
    • caulescentes, à tige développée, généralement feuillue et ramifiée (Hs)
    • à rosette, à couronne de feuilles au niveau du sol (Hr)
    • cespiteuses, formant des touffes, comme beaucoup de graminées, de cypéracées et de joncs (Hc) ;
    • grimpantes ou décombrantes, à tige faible, parfois volubile (Hg)
  • GÉOPHYTES : Ce sont des plantes dont le bourgeon est bien enfoui dans le sol. On distingue :
    • à bulbe (Gb)
    • à rhizome (Gr)
    • à racine (Gg)
  • THÉROPHYTES : Ce sont des plantes qui survivent au moyen de graines. On distingue :
    • annuelles (Th1)
    • bisannuelles (Th2)
  • HYDROPHYTES : Ce sont les plantes aquatiques. On distingue, d'après Dansereau, 1945 :
    • libres, non enracinées, émergées, flottantes ou submergées (HH s)
    • aquatiques émergées à feuilles larges (HH f)
    • aquatiques émergées à tiges et/ou feuilles étroites (HH j)
    • enracinées à feuilles flottantes (HH n)
    • submergées à feuilles et/ou tiges rubanées (HH v)
    • submergées à rosette (HH r)
    • submergées annuelles (hydrothérophytes) (HH t)
    • épiphytes ou épilithes (HH a)

On peut parfaitement décrire des formations végétales à partir de la typologie de C. Raunkiaer. Ces formations végétales peuvent être pures, mélangées, en mosaïque, totalement recouvrantes ou bien laisser des vides de terre nue.

  • Les phanérophytaies peuvent être composées seulement de grands arbres ou seulement d'arbustes ou bien d'un mélange d'arbres et d'arbustes.
    • Parmi les grandes phanérophytaies, on peut citer des ensembles forestiers comme la taïga ; les futaies, gaulis, perchis et taillis de nos massifs forestiers tempérés ; les forêts galeries et les ripisylves ; les dehesas méditerranéennes ; les forêts marécageuses ou igapo ; les forêts inondables ou varzea ; les selva, hylea, mata brésiliennes ; les cerradaos brésiliennes ; les savanes arborées ; les pré-bois, les pâturages boisés ; etc.
    • Parmi les petites phanérophytaies, on peut citer les fruticées, les landes, les brousses, les halliers, les fourrés et buissons, le bush, le chaparral, le shrub, le matorral, le carrascal, le sertao, le caatinga, le Chaco, les steppes arborées, le maquis, les mangroves, etc.
  • Parmi les chaméphytaies, on peut citer les landes, les garrigues, les toundras, diverses steppes ligneuses ou épineuses, le jaral, le tomillar, le batha palestinien, les phryganes grecques, la puna, le thornveld, la tola, le solupal, etc.
  • Parmi les hémicryptophytaies, on peut citer les pampas, les steppes herbacées, les llanos, la prairie, le veld, le paramo, les savanes herbacées, les pelouses, les ourlets, les prés, etc. ; diverses mégaphorbiaies, roselières, campos de varzeas, campinas, etc.
  • Les thérophytaies sont surtout constituées par les moissons ou des friches précoces après déprise agricole.
http://www.univ-ubs.fr/ecologie/phanerophytes.html

Publié par trichard à 10:51:14 dans ECOLOGIE | Commentaires (0) |

Classification des types biologiques de Raunkiaer. | 25 octobre 2006


Les végétaux ne sont pas tous adaptés de la même manière au passage de l'hiver. C. Raunkiaer était un botaniste scandinave qui proposa une classification des types biologiques pour les végétaux, en grande partie fondée sur le mode de protection de leurs bourgeons face au froid et à l'enneigement. À défaut d'être cohérente, voire utilisable, cette classification existe et de nombreux ouvrages ou auteurs y font référence.

  1. phanérophyte, les feuilles tombent ou non et les zones les plus sensibles (méristèmes) sont protégées par des structures temporaires de résistance : les bourgeons. Arbres ou des arbustes dont les bourgeons se trouvent en hiver très au-dessus de la couche de neige (cela valait pour la Scandinavie), c'est-à-dire à plus de 25 à 40 cm au-dessus du sol et qui assurent la protection de leurs bourgeons contre le froid en les entourant dans des enveloppes.
  2. chaméphyte (chamaephyte), les feuilles tombent ou non, les bourgeons les plus bas bénéficient de la protection de la neige (NMN : niveau moyen de la neige). Arbustes de moins de 50 cm de hauteur et censés se retrouver, en hiver, sous la couche de neige protectrice... Les bourgeons des chaméphytes sont aussi protégés par des enveloppes (sans doute pour les années où il ne neige pas ou s'ils sont bretons !).
  3. cryptophyte (géophyte), ces plantes passent la période froide protégées par le sol, la partie aérienne meurt. 3a : c. à bulbe. 3b : c. à rhizome. 3c : c. à tubercule. Les bourgeons sont souterrains (plantes dont les tiges souterraines sont des rhizomes, des tubercules ou des bulbes).
  4. thérophyte, (plantes annuelles) ces plantes passent l'hiver à l'état de graine, l'ensemble de la plante meurt. Plantes annuelles qui survivent à l'hiver sous forme de graines. Aucune précision n'est apportée, par exemple, sur la dépense énergétique que consent une plante à la production de graines, certaines en fabriquant des centaines, voire des milliers, d'autres quelques-unes seulement.
  5. hémicryptophyte, stratégie mixte qui combine celle des géophytes et des chaméphytes. Les bourgeons, au ras du sol, sont enfouis dans des rosettes de feuilles (pissenlits, plantains, iris, etc.).

Il convient d'ajouter qu'il existe aussi

  • des hydrophytes ou plantes aquatiques,
  • des hélophytes ou plantes herbacées amphibies, essentiellement des ceintures autour des étangs, des marais, des tourbières ou des rives des cours d'eau,
  • des épiphytes ou plantes vivant sur d'autres plantes,
  • etc.

http://bioeco.free.fr/schemas/autecolo/raunkier.htm

http://www.univ-ubs.fr/ecologie/phanerophytes.html

Publié par trichard à 10:26:00 dans ECOLOGIE | Commentaires (0) |

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