• Avec ses 1 528 kilomètres de diamètre, Rhéa est la deuxième plus grande des lunes de Saturne, après Titan. Elle apparaît ici comme un tout petit corps gris et glacé qui contraste avec les couleurs pastel des nuages de la planète géante. Cette vue est prise depuis le côté non éclairé des anneaux à environ 3 degrés au-dessus de leur plan et leur ombre est visible en haut à droite de l'image. Des images prises à l'aide des filtres rouge, vert et bleu ont été combinées pour produire cette vue en couleur naturelle. Les clichés ont été réalisés avec l'appareil-photo grand-angle de la sonde spatiale Cassini le 4 février 2007 à une distance de 1,2 million de kilomètres de Saturne et de 679 000 kilomètres de Rhéa. La résolution est de 68 kilomètres par pixel sur Saturne et d'environ 40 kilomètres par pixel sur Rhéa.

    Source et illustration: NASA/JPL/Space Science Institute

    http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=3897  


    votre commentaire
  • La tectonique des plaques, et son corollaire la dérive des continents, est le phénomène fondamental pour comprendre la vie de notre planète. Pourtant, beaucoup d'incertitudes existent quant à la date de sa mise en place dans l'histoire de la Terre. Jusqu'à récemment, et même s'il existait des indications indirectes pour un démarrage très rapide après la formation de la Terre, nous n'avions de preuves pour l'existence d'une tectonique des plaques que vers 2,5 milliards d'années dans le passé. Une équipe internationale de chercheurs en géosciences vient d'apporter la preuve de son existence il y a 3,8 milliards d'années ! ... Les chercheurs se sont concentrés sur une zone du sud-ouest du Groenland où se trouve cette fameuse formation d'Isua. En l'occurrence, on y trouve des ophiolites. Ce sont des roches associées particulièrement au volcanisme des dorsales océaniques. Et comme indiqué au début, des chercheurs comme Minik Rosing y ont trouvé en 1999 des traces de la présence de bactéries à une époque aussi reculée que 3,8 milliards d'années. Or, les études effectuées récemment ont non seulement mis en évidence des laves en coussins et des dykes volcaniques mais aussi que la chimie particulière des roches les composants montre des signatures très convaincantes de processus liés à une expansion de fonds océaniques et donc, inévitablement, de tectonique des plaques !


    La région d'Isua au Groenland / pillow lavas / dykes

    http://www.futura-sciences.com/news-decouverte-plus-ancienne-trace-tectonique-plaques_10587.php  


    votre commentaire
  • http://www.futura-sciences.com/news-on-trouve-boussole-pigeon_10537.php
    Comme on le suppose depuis longtemps, les pigeons voyageurs utilisent le champ magnétique terrestre pour s'orienter. L'organe sensible a été trouvé : il se trouve dans le bec.

    De nombreuses expériences ont montré que les pigeons savent d'une manière ou d'une autre déterminer l'orientation du champ magnétique terrestre. Des aimants installés sur ces oiseaux perturbent fortement leur retour au pigeonnier et la présence de magnétite (un oxyde de fer) a été détectée dans le crâne. Mais personne n'avait pu jusque-là comprendre comment fonctionnait ce sixième sens.

    Une équipe de chercheurs allemands affirme tenir la réponse. L'organe sensible ne serait pas situé dans la boîte crânienne mais dans la peau qui recouvre la partie supérieure du bec, à la base de celui-ci. A cet endroit, des analyses en spectrométrie X effectuées au synchrotron de Hambourg ont révélé la présence de particules magnétiques disséminées dans une structure nerveuse complexe, tridimensionnelle et symétrique de part et d'autre du bec. Une étude histologique fine a permis de déterminer l'origine et la nature de ces particules.

    Une boussole en forme d'arbre

    Sous la peau, une série de cellules nerveuses (des axones) portent une arborescence de terminaisons nerveuses, les dendrites. C'est à l'intérieur de ces dernières qu'ont été trouvées des particules d'oxydes de fer. A 90 %, il s'agit de maghémite (une variante de la magnétite) et à 10 % de magnétite. Ces particules sont enfermées dans trois types de compartiments subcellulaires. Pour les auteurs, la présence de ces deux matériaux légèrement différents (la maghémite et la magnétite) ainsi que la disposition spatiale de l'ensemble expliqueraient la sensibilité.

    Quand les structures longilignes chargées de maghémite sont alignées par rapport au champ magnétique terrestre, les particules de magnétite seraient attirées perpendiculairement à la membrane cellulaire. Avec une ramification de dendrites précisément organisée, cet organe pourrait déterminer la direction du champ dans les trois dimensions, y compris, donc, avec sa composante verticale, une valeur que les boussoles ne donnent pas.

    Il reste encore du travail à faire pour percer tous les secrets des pigeons voyageurs, car ces navigateurs hors pair ne se privent de faire appel, on le sait aussi, à d'autres techniques : mémorisation de repères au sol, mesure de la position du soleil et même le sens olfactif. Toutes ces méthodes sont utilisées, avec des proportions diverses, par d'autres animaux, oiseaux migrateurs, insectes, mammifères marins, saumon, etc.


    votre commentaire
  • http://www.futura-sciences.com/news-emergence-mammiferes-n-etait-pas-soumise-extinction-dinosaures_10602.php  corrigé des quelques simplifications gênantes

    "Nous contestons l'importance, largement admise, de l'extinction massive comme origine et facteur de diversification des lignées de mammifères existants", déclarent Olaf Bininda-Emonds et son équipe scientifique de l'université technique de Munich. Ceux-ci soutiennent que cette diversification a commencé bien avant la disparition des dinosaures et s'est poursuivie bien après, la durée du phénomène étant bien supérieure à la brève période d'extinction proprement dite...

    Les chercheurs cités ont déterminé que la première grande diversification chez les mammifères est apparue il y a 166 millions d'années avec les monotrèmes (ornithorynques /ex), puis il y a 148 millions d'années avec les marsupiaux. Enfin, tous les grands ordres de mammifères à placenta étaient déjà en place il y a 75 millions d'années, dix millions d'années avant la disparition des dinosaures.

    43 grandes familles de mammifères qui nous sont toujours contemporaines ont ainsi survécu aux grands bouleversements qui ont accompagné la fin du Crétacé, alors que les dinosaures disparaissaient dans leur totalité. Une accélération du développement des mammifères s'est à nouveau produite durant l'éocène, de 55,8 à 33,9 millions d'années avant notre ère, sans que les raisons en soient précisément connues.


     


    votre commentaire